Aujourd'hui,
URGENT
Football: les 24 équipes qualifiées pour la CAN 2019 sont connues, le tirage prévu le 12 avril à Gizeh
Mali: une centaine de civils tués dans le centre du pays, le gouvernement annonce l'ouverture d'une enquête 
Côte d'Ivoire: Pascal Affi N'Guessan candidat à l'investiture FPI pour 2020
Gabon: Ali Bongo de retour au Gabon après plusieurs mois de convalescence au Maroc
Burkina: lancement d’une campagne de vaccination pour contrer une épidémie de méningite dans la région de l'Est
Burkina: le gouverneur de l’Est met en garde les individus qui veulent «entraver la liberté d'action des troupes» de l'opération Otapuanu
Brésil: l'ancien président brésilien Michel Temer arrêté dans une enquête anticorruption
Nouvelle-Zélande: le pays interdit la vente de fusils d'assaut et semi-automatiques en réponse à l'attaque de Christchurch qui a fait 50 morts
Mozambique: 15 000 personnes encore menacées après le passage du cyclone Idai
Centrafrique: un accord trouvé entre le pouvoir et les groupes armés

POLITIQUE

Le gouvernement Paul Kaba Thiéba III est connu depuis ce 31 janvier 2018. On note sept départs et neuf entrants. Le chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré a renouvelé sa confiance au Premier ministre Paul Kaba Thiéba. Tant attendu depuis quelques semaines, ce nouveau gouvernement suscite différents avis chez les populations de Ouagadougou.


Blégné Séma  secrétaire général du Syndicat national des enseignants africains (SNEA-B)
«Tout le monde se disait qu’il y a des signes d’essoufflement du précédent gouvernement et il fallait que le président du Faso fasse quelque chose. Le changement était attendu et nous assistons aujourd’hui à l’entrée en scène de neuf nouveaux ministres. Certains anciens ont changé de poste. Peut-être que c’est la touche magique qu’il fallait pour que les choses bougent  enfin. Le moteur était diesel mais ça prenait du temps à prendre son envol. J’espère qu’avec cette nouvelle équipe, nous allons véritablement sentir le changement. C’est le lieu de souhaiter la bienvenue à tous ces nouveaux ministres et les inviter à aller au charbon parce que le Burkina a besoin véritablement de décoller. Pour ce qui concerne notre nouveau ministre, nous n’avions aucun apriori parce que pour nous, quel que soit la personnalité qui serait nommée à la tête de notre département, nous demeurons nécessairement ses partenaires incontournables en tant que partenaires sociaux. Donc nous lui souhaitons bon vent et nous lui disons que nous resterons ses collaborateurs privilégiés. Nous sommes toujours disponible à la discussion aux propositions afin que l’on puisse tirer notre éducation de l’affaire. Parce qu’elle est entrain de descendre vers des profondeurs abyssales.»

Anatole Zongo, secrétaire général du syndicat national du secondaire et du supérieur (SNESS)
«Le nouveau ministre de l’Education nationale n’est pas un inconnu de la scène politique mais nous ne l’accueillons pas avec des préjugés. Pour nous, il n’est pas d’office bon ou mauvais. Nous avons des points de revendication à défendre et nous les défendrons pour leur mise en œuvre. Et c’est sur ces points que nous allons devoir apprécier notre nouveau ministre. Nous lui souhaitons bonne arrivée.»

Wendyam Zongo, coordonnateur de la Coalition nationale des syndicats de l’éducation (CNSE)
«Pour moi, ce n’est pas le changement du ministre qui est important mais plutôt la résolution de nos problèmes qui est important. En tant que travailleurs, nous attendons qu’il vienne avec la résolution de nos problèmes et que le protocole d’accord que nous avons eu avec le gouvernement soit mis en œuvre. Changer Pierre par Paul n’est pas important pour nous. Ce qui est important pour nous est que nos problèmes soient résolus.»

Dominique Bazéo, agent au ministère de la Culture
«Pour moi, c’est une question de bonne volonté et d’intégrité. Parce que ce gouvernement peut mieux faire s’il le veut. Mais la population est impatiente au regard du passé sous le régime Blaise Compaoré. Les populations pensent que l’argent devrait toujours circuler et les gens ne veulent pas travailler. Alors que chacun devait se dire que c’est un nouveau gouvernement et être patient. Moi j’attends de voir que le gouvernement fasse bien les choses, d’essayer d’être impartial et de se donner à fond. Pour ce qui concerne les mutations, je pense que c’est une peur bleue de ceux qui sont aux affaires. Il fallait plutôt convaincre les populations sur les compétences des ministres. Un ministère n’est pas une case, c’est un ensemble d’éléments qu’il faut prendre en compte. Je demande aux nouveaux ministres de ne pas faire de complaisance.»

Issiaka Saré, locateur de véhicule
«Nous souhaitions tous le renouvellement du gouvernement et nous sommes satisfaits que cela soit fait pour le changement. Mais nous demandons au nouveau gouvernement de bien travailler pour le pays. En ce qui concerne le ministère de la Sécurité, j’aurai voulu que ce soit un corps habillé mais nous attendons de voir les compétences de Clément Sawadogo.»

Majomin Soulama, transporteur
«Je regrette vraiment que le changement tarde à venir. J’entends par cela, le changement des mentalités. Il faut que le gouvernement travaille à faire comprendre aux uns et aux autres que nous ne devons pas continuer dans le même désordre parce que le changement ne se paye pas sur le marché. Le peuple burkinabè a donné carte blanche au président Roch Kaboré pour qu’il conduise le pays selon la volonté des Burkinabè. Nous attendons donc de voir.»

Moussa Kéita, chauffeur
«Je suis vraiment content de ce remaniement ministériel. Avec l’entrée des jeunes, cela permettra à la jeunesse de faire ses preuves.»

Youssouf Koné, chauffeur
«Moi je demande seulement que les nouveaux ministres mettent le paquet pour que l’économie du pays puisse décoller. J’estime aussi que Simon Compaoré ne devait pas partir du ministère de la Sécurité. Parce qu’il avait déjà commencé à régler les petits problèmes qui y étaient. C’est pareil pour le ministre de l’Education qui a été révoqué de ses fonctions. Mais j’attends que les nouveaux venus fassent la preuve de leurs compétences.»

Franck Nagalo, étudiant en droit
«Le gouvernement Paul Kaba Thiéba II n’a pas vraiment satisfait les Burkinabè que nous sommes. Il revient donc aux nouveaux entrants de changer les choses. Pour moi, un gouvernement doit s’occuper des problèmes réels. Il faut que ce gouvernement Thiéba III travaille à faire cesser les grèves pour que le pays avance. Le chef de l’Etat n’a pas de problème mais c’était plutôt son gouvernement. Il faut que les gens travaillent.»
 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

FESPACO 2019

Sondage

Roch Kaboré a nommé un nouveau Premier ministre à un moment où le dialogue social, la relance économique et les défis sécuritaires s'imposent comme challenges. Christophe Dabiré sera-t-il l’homme de la situation?

OFFRE CANAL+

Rejoins-nous sur Facebook

ACTUELLEMENT DANS VOS KIOSQUES

NEWSLETTER

Abonnez vous à notre bulletin d'informations pour être quotidiennement informé