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Burkina: les greffiers disent non aux "tripatouillages" des textes (AIB)
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Soudan: le président égyptien, al-Sissi plaide pour un nouveau délai accordé aux militaires
Algérie: Issad Rebrab, l’homme le plus riche d'Algérie, derrière les barreaux (RFI)

POLITIQUE

Suite à leur rencontre du 11 janvier dernier, le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba a reçu l’ensemble des syndicats de la santé ce mardi 16 janvier 2018. A l’issue de la rencontre, le ministre de la Santé, Nicolas Méda se dit satisfait des négociations et promet une sortie de crise le jeudi prochain. De leur côté, les syndicats ont des appréciations différentes.

Le 19 décembre dernier, l’Assemblée nationale a voté la loi portant fonction publique hospitalière ainsi que la loi portant statut de la fonction publique hospitalière. Si ces deux lois sont porteuses de nombreuses innovations visant à améliorer les conditions de travail des agents de santé, sa mise en œuvre nécessite un consensus entre le gouvernement et ses partenaires sociaux. En attendant la mise en œuvre de ces deux lois qui nécessitera la mobilisation d’environ 36 milliards de francs CFA, les négociations enclenchées le 11 janvier dernier se poursuivent entre le gouvernement et ses partenaires sociaux.

La rencontre de ce mardi avait donc pour objectif, d’échanger avec les syndicats de la santé sur les modalités d’opérationnaliser cette loi afin que les équilibres macro-économiques soient maintenus. Selon le ministre Méda, le gouvernement a fait des propositions et les partenaires sociaux ont fait des contre-propositions sur la grille indiciaire et indemnitaire. «Nous sommes arrivés à une étape des discutions pour lesquelles, des calculs savant sont nécessaire. Mais dans l’ensemble, je puis rassurer que d’ici le jeudi prochain, nous auront un accord d’engagements avec les partenaires sociaux avec lesquels les discutions ont été engagées», a soutenu le ministre de la Santé. Sur les propositions concrètes, Nicolas Méda indique que les propositions du gouvernement vont dans le sens de celles des syndicats.

Toutefois, il fait remarquer que ces propositions ont besoins d’être introduite dans un cadre macroéconomique pour voir la soutenabilité budgétaire.

Au nom du Syndicat des sages-femmes, maïeuticiens d'Etat et accoucheuses du Burkina (SYSFMAB), Inès Kaboré a indiqué qu’un consensus sera trouvé à la prochaine rencontre avec le gouvernement vu la qualité des échanges. «Nous iront rendre compte à nos différentes bases des propositions du gouvernement. Mais je pense qu’au fur et à mesure que nous nous rencontrions, satisfaction sera. Nous disons qu’il y a évolution parce qu’il y a satisfaction en vue», espère Mme Kaboré.

De son côté,  Amadi Confé, secrétaire administratif du Syndicat des travailleurs de la santé humaine et animale (Syntsha), rétorque que tout est possible tant qu’il n’y a pas un protocole d’accord signé. «Nous nous sommes concertés certes mais nous attendons encore le protocole d’accord parce qu’il y a un point sur lequel, nous ne sommes pas encore d’accord. Nous ne pouvons pas dire donc que les choses avancent. Il est difficile pour nous d’apprécier quelque chose qui n’est pas actée. Il y a un problème d’échelonnement pour lequel nous ne sommes pas encore d’accord», fait remarquer le syndicaliste.

M. Confé estime que les points d’accords devraient prendre effet dès 2018 et qu’ils ne devraient pas être échelonné à compter de 2019 comme le propose le gouvernement.

Pascal Ouédraogo, secrétaire général du Syndicat autonome des infirmiers et infirmières du Burkina indique quand à lui, qu’il y a espoir de parvenir à un consensus. «Nous disons simplement aux travailleurs de ne pas baisser les bras parce que nous allons lutter jusqu’à aboutir à nos souhaits pour cette fonction publique hospitalière afin d’offrir des soins de qualité aux populations. Et nous espérons aboutir à une signature de protocole d’accord pour l’intérêt général de tous», conclut M. Ouédraogo.

Pour sa part, le Dr Alfred Ouédraogo, secrétaire général du Syndicat des médecins du Burkina fait d’abord remarquer qu’ils ne sont pas un syndicat radical. «Nous sommes un syndicat démocratique et pour un certain nombre de nouveaux éléments proposés par le gouvernement, nous ne pouvons dire non ou oui, sans avisé notre base. Mais nous reconnaissons qu’il y a des avancées significatives. Maintenant, il y a une nouvelle discussion sur les process et ces process seront exposés à la base qui décidera», renchérie le Dr Ouédraogo.

Même son de cloche chez Djakaridja Ouattara du Syndicat des travailleurs de l'administration hospitalière et des services de santé. Pour lui, les propositions des syndicats ne vont pas trop à l’encontre de celles du gouvernement. Il conclut donc qu’un protocole d’accord sera signé entre le gouvernement et les syndicats le jeudi prochain.    

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