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POLITIQUE

Les enseignants ont abandonné ce  mercredi 10 janvier 2018 salles de classes et bureaux pour envahir les rues de Ouagadougou. Observant un mot d’ordre de grève de 72 heures sur toute l’étendue du territoire national, ils ont battu les pavés pour exiger la satisfaction de leur plateforme revendicative minimale.


Ce débrayage de 72 heures a pour objectif, d’amener le gouvernement à apporter des solutions idoines à la plateforme minimale du corps enseignant. Il s’agit de: l’adoption d’un statut valorisant le personnel de l’éducation et de la recherche; l’amélioration de l’accès à l’éducation; l’amélioration des conditions de vie et de travail des acteurs du système aussi bien pour les élèves que pour les étudiants pour un système éducatif plus efficient et la revalorisation de la fonction enseignante.

Démarrer à la bourse du travail, la marche qui était prévue pour s’échouer au ministère de l’Education nationale, a finalement changé d’itinéraire. Les milliers de marcheurs, partis de la bourse du travail, ont d’abord fait une escale au rond-point des Nations-Unies avant de passer devant le Tribunal de grande instance pour rejoindre leur point de départ.

Pour Wendyam Zongo, secrétaire général de la Coordination nationale des syndicats de l’éducation, il n’est pas question de reculer sans satisfaction desdites revendications. «Nous irons jusqu’à l’obtention d’un protocole d’accord. Parce que cela y va de notre survie», insiste M. Zongo. Il ajoute d’ailleurs, que tous les travailleurs de l’éducation sont très déterminés et mobilisés dans les différentes régions du Burkina pour cette cause.

Dans son discours à la nation le 31 décembre dernier, le président du Faso, Roch Marc Kaboré avait indiqué que «les revendications syndicales ne seront plus réglées au cas par cas». A ce propos, Wendyam Zongo répond : «Nous avons engagé notre lutte avant que le président du Faso ne se prononce. Nous restons donc orienter sur notre objectif.» Sur le risque d’une année blanche, le SG martèle qu’ils ne reprendront le chemin des classes qu’après avoir obtenu satisfaction. «Parce que comme l’a dit le secrétaire général du Synateb, François de Salle Yaméogo, une année blanche vaut mieux qu’une vie blanche», fait remarquer M. Zongo.

Mandaté par la Confédération générale du travail du Burkina (CGT-B), Basolma Bazié ainsi que d’autres syndicats (Trésor, impôts, secrétaire, télécommunications, Jeunesse ...), sont venus réaffirmer leur soutien aux enseignants grévistes.

En rappel, depuis le début de l'année scolaire le 2 octobre dernier, aucune évaluation n'a eu lieu dans les écoles primaires et secondaires publics du pays suite à cette grève.

Pour trouver une solution à cette situation, l'association des parents d'élèves a saisi le Premier ministre le 2 janvier dernier. Débutées le 4 janvier, les négociations entre le syndicat d'enseignants et leur ministère de tutelle ont été suspendues le 6 janvier.


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