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Burkina: des organisations syndicales se démarquent de la journée nationale de protestation initiée par l'Unité d'action populaire
Burkina:  l’UPC invite le gouvernement «à reprendre sans délai les négociations avec les syndicats de la santé»

POLITIQUE

Au cours de son point de presse tenu ce lundi 8 janvier 2018 sur le bilan de l’année 2017 au sein de son ministère, le ministre d’Etat en charge de la sécurité, Simon Compaoré a été interpellé sur des questions d’actualité : Affaire Auguste Denise Barry, plainte de Zéphirin Diabré contre sa personne, service payé de la police nationale et relecture prochaine du statut de la police nationale.

Actuellement la présumée tentative de déstabilisation du pouvoir par le Colonel Auguste Denise Barry fait encore couler beaucoup d’encres et de salives. Interpellé sur la question, Simon Compaoré a laissé entendre qu’il ne dira pas plus que le communiqué du parquet. Néanmoins il a indiqué que bientôt la lumière sera faite sur cette affaire et certains seront édifiés par les révélations. «Vous serez édifiés. En tout cas ceux qui veulent voir clair le verront dans cette affaire. (…) je n’ai rien à dire au-delà de ce qu’a dit le procureur militaire mais vous allez être servis. On est tous au Burkina et je crois que si on voulait quelqu’un depuis longtemps, on avait la possibilité de faire ce qui devrait être fait. (…) Si c’est maintenant qu’il est interpellé c’est qu’il y a eu des faits donc ne vous pressez pas. Attendons, dans tous les cas, notre pays est un pays de droit » a dit en substance le ministre d’Etat.

Plainte de Zéphirin Diabré

Le 8 décembre 2017, Zéphirin Diabré, le chef de file de l’opposition politique a affirmé avoir plainte contre Simon Compaoré pour détention illégale d’armes  suite à une vidéo qui circulait sur les réseaux sociaux montrant ce dernier tenant visiblement une kalachnikov.  Le 31 décembre dernier, M. Diabré convoqué par la gendarmerie à ce sujet a dit maintenir sa plainte.

Ce lundi 8 janvier 2018, le ministre Compaoré interpellé sur le sujet à dédramatiser la question en bottant en touche : « pour moi ce n’est pas une préoccupation. Moi ma préoccupation c’est que nous entrevoyons faire en 2018. A la fin du mandat, les questions qu’on va poser, ce n’est pas ce genre de question. C’est qu’avez-vous fait ? Et qu’avez-vous réalisé dans le cadre des missions qui vous sont confiées. Ce sont ces questions qui ont une importance à mon niveau. (…) Chaque jour que Dieu fait, il y a quelqu'un  qui va convoquer quelqu’un. Donc laisser Simon à sa place, cela ne me gène pas»

« Les gendarmes racketteurs ont été sanctionnés »

D’une polémique à une autre, une autre vidéo montrait récemment  un gendarme qui serait en poste à la frontière nigérienne en train de percevoir de l’argent de voyageurs. Au cours du point de presse, le chef d’Etat major de la Gendarmerie nationale, le colonel Omer Bruno Marie Tapsoba a indiqué que les gendarmes vus dans la vidéo ont «été identifiés, relevés et sanctionnés et même que la sanction suit son cours ».

Par ailleurs, le ministre en charge de la sécurité a aussi annoncé la relecture prochaine du statut de la police nationale du fait que l’actuel statut contient des insuffisances. Aussi, il y’aura la relecture du décret (à polémique) du 17 septembre 1979 portant fixation des montants des rétributions allouées aux prestations de service. Et sur ce point, il a indiqué la suspension des prélèvements jusqu’à nouvel ordre.

Interpellé sur la situation du Dr Kenneth Elliott enlevé le 15 janvier 2016 dans le Sahel burkinabè, Simon Compaoré a laissé entendre que les recherches sont toujours en cours pour le repérer et le libérer. A l’en croire les pistes utilisées jusqu’à présent n’ont pas encore abouties.

 

  

 

 

 

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