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Burkina: les médias dénoncent le caractère liberticide de certains articles du futur Code pénal
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France: l’ex-président Nicolas Sarkozy sera jugé pour corruption dans l'affaires des «écoutes»
Burkina: 17 civils tués dans une attaque terroriste à Béléhédé dans le département de Tongomayel (Province du Soum)

POLITIQUE

Le ministre d’Etat en charge de la sécurité, Simon Compaoré a dressé ce lundi 8 janvier 2018 à Ouagadougou le bilan des activités menées au cours de l’année 2017 au sein de son ministère. Tous les sujets ont été abordés : de la lutte contre le terrorisme au renforcement des capacités des forces de sécurité en passant par les réformes envisagées pour garantir davantage la sécurité des personnes et des biens. 

« 2017 aura été une année particulièrement difficile pour notre département au regard de l’augmentation du nombre d’actes d’insécurité enregistrés sur le territoire national et surtout dans la partie nord de notre pays » a indiqué d’entrée de jeu le ministre Compaoré. Compte tenu de la recrudescence de la menace terroriste, les efforts du département de la sécurité se sont donc orientés essentiellement dans la lutte contre le terrorisme et le grand banditisme.

Le groupe Ansaroul Islam et le groupe armé de Boly Oumarou allias Oumy  sont les principaux auteurs des différentes attaques terroristes perpétrées essentiellement dans la partie nord burkinabè.  Et  à en croire Simon Compaoré, plusieurs opérations ont été menées pour traquer ces groupes armés terroristes et les résultants ont été probants.

« En effet, une opération militaire du G5  Sahel dénommée  l'opération Hawbi, composée des forces burkinabè, maliennes et nigériennes appuyée par la force Barkhane a effectué des missions de ratissages dans la bande frontalière durant la première décade du mois de novembre 2017. A la même période, une quinzaine de terroristes ont été abattus dans le village de Ariel dans la commune rurale de Nassoumbou par nos forces anti-terroristes. Par ailleurs, les investigations se poursuivent en ce qui concerne le dossier des assassinats du Caporal et de l’enseignant à Gorom-Gorom dans le mois d’octobre 2017 » a révélé le ministre en charge de la sécurité.

Et pour rendre plus opérationnelle les forces de sécurité, le ministère de la sécurité a entrepris la construction de 10 commissariats de police de district, 2 brigades territoriales de gendarmerie, un camp au profit de l’Unité d’intervention polyvalente de la police nationale. A côté de cela, le département en charge de la sécurité a doté lesdits éléments en matériel roulant soit 454 véhicules  à deux roues et 98 véhicules à quatre roues en plus du matériel spécifique pour une valeur globale de 10,56 milliards de F CFA.

Outre ces aspects, Simon Compaoré a indiqué que le taux du maillage du territoire en service de sécurité opérationnel a connu une hausse sensible.  En 2016, le taux de maillage était de 64% et le ratio agent de sécurité-population était d’un agent pour 800 habitants pour une cible d’un agent pour 940. Actuellement, selon le ministre, ce taux s’est accru grâce aux moyens injectés par le gouvernement.

Au titre de la sécurisation des personnes et des biens, l’ensemble des forces de sécurité ont réalisé tout au long de l’année 2017, 13 500  patrouilles dissuasives, 9679 patrouilles  de sécurisation dans la lutte contre l’incivisme au niveau régional, 76 opérations de luttes contre le trafic illicite des drogues et des médicaments de rues, 123 opérations de grandes envergures dans les zones criminogènes, 17 missions de maintien de l’ordre public et 39 missions de rétablissement de l’ordre public.   En dehors des recrutements, le ministère que dirige M. Compaoré a renforcé les capacités de ses hommes pour une meilleure sécurisation du territoire national.

« Avec des moyens modestes, le ministère de la sécurité a réussi à poser des actions fortes qui ont contribué sans doute à la construction du Burkina post insurrectionnel. Toutefois, la principale difficulté réside dans l’insuffisance des ressources financières et  matérielles. En effet, la lutte contre l’insécurité nécessite d’importants moyens qui ne sont pas toujours disponibles » a néanmoins relativisé le ministre.

Au titre de perspectives, 2018 sera consacré à l’élaboration et la mise en œuvre de la politique nationale de sécurité pour faire face à la montée de l’insécurité au nord et au sahel mais aussi à Ouagadougou. Outre cela, au cours de cette année, le ministère procédera, entre autres, à la mise en circulation du nouveau passeport à puce électronique et la carte d’identité de la Cédéao.

 

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