Aujourd'hui,
URGENT
Côte d'Ivoire: décédé le 8 juillet 2020, le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly inhumé le  17 juillet à Korhogo. 
Mali: le Premier ministre a déclaré vouloir former "très rapidement" un gouvernement d'ouverture.
Mali: plusieurs figures de l'opposition arrêtées samedi après des troubles quasi insurrectionnels qui ont fait quatre morts. 
Présidentielle: Roch Marc Christian Kaboré officiellement investi par le MPP pour briguer un nouveau mandat en novembre 2020.
Transports: la liaison ferroviaire entre la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso a repris mercredi 8 juillet 2020 sur l'ensemble de la ligne. 
Mauritanie: le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, prend part ce mardi 30 juin 2020 à à un sommet G5 Sahel-France. 
Tchad: le président Idriss Deby élevé au rang de Maréchal par les députés. 
Burkina: le gouvernement commande 2 700 tonnes de riz pour faire face à la crise humanitaire.
Santé: la République démocratique du Congo déclare la fin d'Ebola à l'est du pays. 
Burkina: le musicien Smarty devient le tout premier Ambassadeur de bonne volonté́ de l’Unicef au Burkina. 

POLITIQUE

13 décembre 1998-13 décembre 2017, cela fait 19 ans aujourd’hui que le peuple burkinabè attend toujours la vérité sur l’assassinant du journaliste d’investigation Norbert Zongo alias Henri Sebgo et ses compagnons d’infortune. Ce mercredi 13 décembre 2017 à Ouagadougou, les militants de la CCVC et le Collectif des organisations démocratiques de masse et de partis politiques (CODMPP) ont battu le pavé pour réclamer justice et vérité sur ce dossier.

Partis de la place de la Nation, en passant par le rond-point des nations unies et la Cathédrale de Ouagadougou, les marcheurs ont rallié leur point de départ pour commémorer ce triste anniversaire. Pour Chrysogone Zougmoré, président du CODMPP, en 1999 une commission d’enquête indépendante avait été mise en place. Cette commission, aux dires de M. Zougmoré, avait investiguée et épinglé des «suspects sérieux» qui venaient tous du défunt Régiment de sécurité présidentielle.

Pour lui donc, les «choses étaient suffisamment claires et si jusqu’à présent justice n’a pas été faite, c’est que quelque part, il y a des gens qui se reprochent quelque chose». Aujourd’hui, poursuit-il, «nous constatons que quand bien même que Blaise Compaoré soit chassé du pouvoir, le dossier traine toujours. Ce qui veut dire que le système Compaoré est toujours bien ancré et c’est ce système qu’il faut travailler à déboulonner en matière de lutte contre l’impunité et les crimes économiques impunis».

Le président du CODMPP pointe aussi un doigt accusateur sur le pouvoir actuel. «Ceux-là qui sont aujourd’hui au pouvoir ont cheminé pratiquement 30 ans durant avec Blaise Compaoré et si les choses n’avancent pas, c’est qu’il y a des complicités qui ne disent pas leur nom aujourd’hui», a-t-il souligné, tout en affirmant leur détermination pour l’aboutissement de la vérité. «Nous ne sommes pas dupes. Bien que le dossier avance, nous restons vigilants et surtout déterminés à faire en sorte que les pistes puissent enfin aboutir», a dit M. Zougmoré.

Geneviève Zongo, l’épouse de Norbert Zongo, a encouragé les marcheurs. Elle dit attendre l’extradition de François Compaoré. «Cela me fais plaisir de voir toute cette mobilisation car, depuis 19 ans, les gens n’ont pas baissé les bras. Nous attendons de voir si François Compaoré sera extradé vers le Burkina afin que la justice fasse son travail car nous avons en tout cas foi en Dieu. Nous remettons tout à Dieu et je pense qu’avec la volonté de Dieu la justice sera faite», s’est-elle prononcée.

Dans le cadre de cette commémoration, les responsables du CODMPP et de la CCVC ont procédé, plutôt dans cette matinée, à un dépôt de gerbes de fleurs sur les tombes de Norbert Zongo et de ses compagnons. Un hommage a été également rendu aux martyrs de l’insurrection populaire d’octobre 2014.

Pour rappel, Norbert Zongo et ses compagnons ont trouvé la mort le 13 décembre 1998 sur la route de Sapouy.

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