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Justice: «Le gouvernement espère un traitement diligent» du dossier Norbert Zongo (Rémis Dandjinou, porte parole).
Burkina: l’hebdomadaire Conseil des ministres est prévu pour ce jeudi 14 décembre 2017.
G5 Sahel: Roch Marc Christian Kaboré se rend à Paris le 13 décembre 2017 pour prendre part à une réunion internationale.
politique: démission de Larba Yarga, 2ème secrétaire adjoint aux affaires juridiques chargé du contentieux électoral du BPN du MPP.
Cinéma: «Thom» de Tahirou Ouédraogo meilleur film au festival Toukountchi
Etats-Unis:  explosion à New York, 4 blessés aucune perte en vie humaine, «une tentative d'attentat terroriste» selon le maire
11-Décembre: 5 000 défilants dont 1 700 militaires, paramilitaires et 3 300 civils ont pris part à la parade du 11-décembre 2017 à Gaoua 
11-Décembre: "Nous avons la responsabilité de bâtir ensemble une Nation prospère et respectée"(Roch Kaboré)
11-Décembre: "La réconciliation nationale reste un enjeu majeur que nous devons réussir, dans l’intérêt supérieur de la Nation"(Roch Kaboré)
Université: L'Aneb menace d'aller en grève du 21 au 22 décembre et de tenir un sit-in si la sanction de Bayan yenilo n'est pas levée 

POLITIQUE

 

Une délégation de quatre jeunes Burkinabè conduite par le Ministre de la jeunesse Smaïla Ouédraogo a séjourné à Berne du 9 au 15 novembre, à l'invitation du Parlement de la jeunesse suisse. Une  occasion d'échanges directs entre jeunes, d'apprendre les uns des autres pour le rayonnement de la démocratie. La délégation burkinabè a pu ainsi assister à une session du parlement de la jeunesse suisse devant laquelle le Ministre Smaïla Ouédraogo a prononcé un discours, en présence de la présidente de la Confédération suisse Doris  Leuthard.

« Les jeunes se sont parlé sans intermédiaire et de leur propre avis, cette visite a permis « un échange constructif,  afin de favoriser la citoyenneté des jeunes en Suisse et au Burkina Faso » Selon le communiqué qui a sanctionné les échanges, les jeunes Suisses, ont  profité de cette  opportunité pour mieux connaître le fonctionnement d’une autre organisation des jeunes et pour favoriser l’échange interculturel. « Cette visite est une formidable occasion pour nous  et pour les participants de la session des jeunes », a notamment indiqué Corinne Schwegler, chargée de projet. « Les jeunes, a-t-elle affirmé, ont pu parler et apprendre à se connaître, chacun repartira ainsi avec une expérience enrichissante. » Pour le ministre Smaila Ouédraogo, les jeunes du Burkina ont beaucoup à apprendre de l’expérience parce que « si on veut que l’État de droit ait de l'avenir dans notre pays, il faut initier les jeunes déjà au processus  de la démocratie pour qu'ils comprennent davantage et prennent les devants de cette lutte pour la démocratie ». « Nous voyons déjà qu'en Suisse, ils ont ce qu'ils appellent le parlement de la jeunesse. Il a existé chez nous le Parlement des enfants. Ce sont des choses qu'il nous faut réveiller mais déjà, on peut assimiler un peu le Conseil national de la jeunesse que nous avons chez nous au parlement de la jeunesse suisse. Nous entendons redynamiser ce conseil national de la jeunesse lors des états-généraux prochains, pour faire en sorte qu'il soit représenté depuis la commune jusqu'au niveau national. Le Conseil national de la jeunesse est une  faîtière de l'ensemble des structures, de toutes les  associations œuvrant en faveur de la jeunesse. Je pense que nous pouvons, comme nous l'avons évoqué avec la  Présidente de la Confédération suisse, développer un partenariat qui permet aux jeunes Suisses d'apporter leur expertise en matière de démocratie. Je pense que le modèle suisse est un modèle de démocratie dont nous  pouvons tirer ce qui peut s'adapter à nos réalités, afin d'approfondir notre processus démocratique », a-t-il expliqué. Dans son discours devant le parlement de la jeunesse suisse, Smaila Ouédraogo a, du reste relevé son ambition de jeter les bases d’une collaboration plus formelle et plus fructueuse entre les jeunes Burkinabè et leurs homologues suisses  pour « renforcer les capacités de nos jeunes et mieux les outiller pour une contribution plus efficiente à l’approfondissement de la démocratie dans notre pays ». « Il ne suffit pas de permettre à la jeunesse d’accéder à la  science, il faut lui permettre également d’apprendre à se gouverner, à se conduire et à être conscient et responsable de l’avenir. En d’autres termes, il nous faut libérer notre génie créateur pour construire une jeunesse politiquement consciente, techniquement compétente et surtout, socialement en phase avec nos valeurs, notre culture et les mutations  de notre époque car, la vérité d’hier n’est pas forcement celle d’aujourd’hui », a-t-il par ailleurs affirmé.

Dépositaire  de l'avenir

La Présidente de la Confédération suisse Doris Leuthard qui a loué l'amitié et le partenariat entre les deux pays a félicité le gouvernement burkinabè qui, malgré « une situation difficile, fait des efforts pour donner une perspective aux jeunes ». Cette jeunesse qui a-t-elle affirmé est « dépositaire de l'avenir ».  Même si les préoccupations peuvent être différentes, niveau de développement oblige, les jeunes des deux pays ont trouvé des sujets de discussion communs comme la prise en compte des handicapés dans l'offre de services  ou le libre échange. « Ce sont des problèmes qui se posent aussi chez nous, même si ce n'est pas avec la même acuité. Mais les jeunes se rendent compte déjà que ce sont des problèmes qu'il va falloir affronter à un moment donné chez nous aussi. Les jeunes ont également participé à des sessions sur le libre échange, ce qui est une question très actuelle. Nous sommes convaincus que l'Afrique, en tant qu'espace économique sera plus viable si les échanges entre les pays deviennent plus importants. C'est plus facile et plus rentable de commercer avec ses voisins qu'avec ceux qui sont à des milliers de kilomètres. Sans poser la problématique de la même manière, je pense que chez nous également, il y a ce besoin de comprendre davantage et de travailler à ce que le libre échange soit une réalité. Donc, c'est une expérience qui pourra modifier un peu la vision de nos jeunes sur certaines questions », a affirmé Smaila Ouédraogo. Pour pérenniser les acquis de ce voyage d'études, il faut nécessairement que le partenariat qui est ainsi noué entre les jeunesses des deux pays soit maintenu et renforcé. Le ministre burkinabè de la jeunesse s'est  dit « convaincu que ce partenariat pourra offrir de belles perspectives, aussi bien aux Suisses qui vont découvrir d'autres univers certes pas identiques au leur mais qui est riche aussi d'expériences, qu'aux Burkinabè qui pourront aussi renforcer davantage leur conviction pour la démocratie, afin que notre pays puisse résolument s'engager sur la voie de l’État de droit et de la démocratie ». Le Conseil fédéral de la jeunesse suisse  estime de son coté que « la visite de la délégation du Burkina Faso est un succès pour chacun. Elle souligne l’importance de la session des jeunes comme projet phare pour la participation des jeunes et a permis de renforcer la concertation, la co-construction et la codécision (citoyenneté) des jeunes, tant en Suisse qu’au Burkina Faso ».  Les jeunes Suisses ont été invités par  leurs partenaires burkinabè à prendre part au Salon  International de la Jeunesse d’Afrique et de la Diaspora qui se tiendra à Ouagadougou en novembre 2018.

 

 Mathieu Bonkoungou

Ambassade Mission permanente du Burkina à Genève

 

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