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POLITIQUE

Le 31 octobre dernier, le Burkina Faso a commémoré l’an III de l’insurrection populaire d’octobre 2014.  Le Mouvement burkinabè des droits de l’Homme et des peuples (MBDHP) estime que les procédures contre des dignitaires civils et militaires du régime déchu «ne semblent pas avoir beaucoup avancées». Donc, le MBDHP appelle une fois de plus à la mobilisation générale et au resserrement des rangs dans la lutte contre l’impunité le samedi 4 novembre prochain à la place de la Nation. L’information a été donnée ce jeudi 2 novembre au cours d’une conférence de presse tenu à son siège à Ouagadougou.

Pour le président du MBDHP, Chrysogome Zougmoré, cette insurrection qui a conduit à la chute du régime de Blaise Compaoré offrait une opportunité historique pour élucider les crimes de sang et les crimes économiques commis sous la IV République.

Bien de Burkinabè, poursuit-il, à commencer par le peuple insurgé, avaient la conviction que cette opportunité serait non seulement saisie, mais exploitée à bon escient pour la vérité et la justice.

M. Zougmoré déplore la lenteur constatée dans le traitement des dossiers de crimes économiques et de sang pendants depuis à la justice. Pour lui, le sacrifice consenti par notre peuple et son sang versé pour la liberté et le progrès social véritable, interpellent toutes et tous à plus d’abnégation, d’engagement et de constance dans la lutte contre l’impunité et pour les libertés démocratiques.

C’est pourquoi, il invite les militants et sympathisants du Mouvement, les populations de la ville de Ouagadougou et environnant à participer «massivement» à la marche-meeting du samedi 4 novembre 2017 à partir de 8h à la place de la Nation afin d’exiger la justice pour tous les martyrs de l’insurrection populaire et de la résistance à la tentative de putsch de septembre 2015; l’instruction sérieuse et le jugement de tous les dossiers de crimes impunis; l’ouverture de procédures judiciaires sur tous les cas de crimes économiques, l’identification et la saisie des biens et fonds détournés et des mesures pour le rapatriement des fonds expatriés.

Pour le représentant du collectif des avocats des victimes de l’insurrection populaire, Me Prosper Farama, il est temps d’élever la voix parce que, explique-t-il «nous avons attendu pendant un certain temps et nous avons laissé le temps au gouvernement en place d’agir. 22 mois après la prise du pouvoir c’est suffisamment, il faut agir. S’il y a toujours des gens qui vivent avec des balles dans leur corps et que rien n’est fait pour pallier à cette situation, on ne peut pas continuer à nous dire d’attendre parce que si on doit attendre, on arrivera à des situations malheureuses et qui ne feront qu’aggraver le sort des blessés.» Et de prévenir que «si dans les jours à venir rien n’est fait, vous pouvez compter sur nous nous exigerons que quelque chose de concret soit fait».

Sur les mises en accusation de personnes présumées auteurs de crimes économiques et de sang, le MBDHP dit avoir introduit trois procédures le 30 mars 2015. Mais, plus de deux années et demie après, ces procédures «ne semblent pas avoir beaucoup avancer» regrette M. Zougmoré.

 

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