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Burkina: la police municipale, service public le  plus corrompu en 2017 (Rapport Ren-lac)
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POLITIQUE

Le président de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), Zéphirin Diabré est sorti de son silence ce lundi 9 octobre 2017. Il a réagi pour la première fois sur la récente démission de 13 députés du groupe parlementaire de l’UPC. Pour le responsable du parti du lion, l’UPC ne cédera pas « à la panique et à la précipitation » car ce qui est arrivé découle d’un projet « funeste » de déstabilisation du parti ourdi par le parti au  pouvoir avec en perspective la campagne électorale de 2020. 

En fin de semaine dernière, 13 députés du groupe parlementaire UPC décident de claquer la porte de leur groupe. Dans la foulée, ils annoncent la création d’un nouveau groupe parlementaire nommé : « Union pour le progrès et le changement/Renouveau démocratique (GP/UPC-RD) ».

Pour ces derniers qui affirment rester dans le parti, la raison de leur dissidence est liée, entre autres,  à l’absence de liberté de pensée et d’expression du député, l’absence de liberté de vote du député, l’absence d’équité dans le traitement des députés et parfois le manque d’égards pour certains. 

Dits arguments qui ont été battus en brèche par Zéphirin Diabré ce lundi en compagnie des membres du directoire du parti : « ces arguments sont aussi ridicules qu’infondés. Ce à quoi l’opinion assiste aujourd’hui n’est rien d’autre qu’une étape dans le développement d’un complot contre le parti en gestation depuis janvier 2016. En fait l’idée de créer ce groupe parlementaire n’a rien avoir avec les révélations de la presse. Elle remonte à la réunion du bureau politique national de janvier 2016 qui a discuté de la position du parti sur l’échiquier national. Depuis cette rencontre, certains camarades qui n’ont pas réussi à faire prévaloir leurs idées au sortir de la rencontre se sont dit qu’il faut qu’ils créent un autre groupe parlementaire. Ils voulaient le faire pour l’utiliser comme un outil de négociation avec la majorité. Et depuis lors, beaucoup d’entre eux ont cessé de prendre part aux réunions des organes du parti ».

Et pour M. Diabré, la création de ce groupe parlementaire est inopportune car si on a des problèmes avec la direction du parti, c’est le parti qu’on quitte et non le groupe parlementaire. « Si on a des divergences avec la direction d’un parti ce n’est pas le groupe parlementaire qu’on quitte mais c’est le parti sauf si il y a un autre fil qui vous tient à la patte (…).En quoi quitter le groupe parlementaire et créer un autre groupe résout les problèmes de gouvernance au sein du parti ? Il n’y a aucun lien » a expliqué Zéphirin Diabré. Pour lui donc, il existe une instance où se discutent les problèmes de gouvernance et en tant que députés, ils sont membres d’offices du bureau politique national.

De toutes les façons, Zéphirin Diabré a indiqué que le parti a pris note et il va saisir d’ici là le président de l’Assemblée nationale sur la situation afin qu’il donne sa position. Cependant, Moussa Zerbo, Porte parole adjoint du parti a averti que l’UPC est un label et il ne sera pas utilisé par « n’importe qui ».

Outre cela, Zéphirin Diabré a laissé entendre que jusqu’à nouvel ordre, les démissionnaires restent membre du parti et qu’ils les appartenaient de saisir la main tendue par la direction.

« Notre main est tendue et c’est à eux de la saisir ou de la laisser tomber. Nous appelons les militants à la sérénité, à la vigilance et à la sauvegarde des structures du parti dans les provinces. » Dixit M. Diabré.

Dans la foulée, il a indiqué qu’une session extraordinaire du Bureau politique national se tiendra le samedi 14 octobre prochain. Les militants pour leur part devraient en principe se rencontrer ce mardi 10 octobre pour mettre en place ce qu’ils ont appelé « plan d’action des récupérations des mandats ».

 

 

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