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Burkina: «Plus de 105 000 ha de forêts perdues annuellement» selon le ministère de l'environnement
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CAN 2019: le Nigéria bat la Tunisie (1-0) et s’adjuge le bronze
Cédéao: décès de Marcel Alain de Souza, ancien président de la Commission (8 avril 2016 au 28 février 2018)  à Paris en France

Clément P. Sawadogo, ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale

POLITIQUE

Depuis septembre 2015, le Burkina Faso a adopté une loi se rapportant au principe de l’assurance maladie universelle. Afin de permettre l’opérationnalisation dudit dossier, le chef du gouvernement a eu une séance de travail avec les ministres concernés par la question. C’était à l’occasion d’un conseil de cabinet tenu ce lundi 25 septembre 2017.

En septembre 2015, le Conseil national de la Transition (CNT), votait une loi sur l’assurance maladie universelle. Une loi qui devrait permettre, à tous les Burkinabè, quels que soient leur classe sociale et leurs revenus, de bénéficier de soins de qualité. Pour mettre en place les instruments de cette assurance maladie, le gouvernement dispose de jusqu’à février 2018.

Ces instruments sont entre autres, explique Clément P. Sawadogo, ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, la création de la caisse d’assurance maladie et la mise en place des outils d’actions. «Il y a eu une étude économique et financière menée, notamment sur la faisabilité, qui va permettre de fixer les différents paramètres pour faire aboutir le régime assurance maladie universelle dans notre pays», a-t-il expliqué à la sortie du conseil de cabinet.

Se prononçant sur l’effectivité et la mise en place de cette disposition, Clément Sawadogo a indiqué qu’il s’agit ici d’un dossier dans lequel on ne peut pas aller de manière aventurière, parce qu’une fois que les prestations démarrent, elles ne doivent plus s’arrêter. Il faut donc réunir tous les prérequis nécessaires. Raison pour laquelle, «nous nous affairons pour qu’au délai qui nous a été donné, nous ayons pu faire le maximum», a confié le ministre de la Fonction publique.

Par ailleurs, il est ressorti de ce conseil de cabinet que des instructions ont été données par le Premier ministre Paul Kaba Thiéba pour que, dans les jours à venir, des concertations puissent être menées avec l’ensemble des partenaires concernés par ce dossier, rapporte M. Sawadogo.

«Il y a déjà eu des concertations en amont. Mais le Premier ministre a émis le souhait qu’elles soient beaucoup plus larges», dit en substance Clément Sawadogo, en précisant que c’est dans l’optique de pouvoir requérir l’accord et l’accompagnement de tous ceux qui interviendront en tant que partenaires dans la mise en œuvre de ce dossier. «Il s’agit ici de ceux qui devraient apporter des contributions, des cotisations. Mais également, ceux qui devraient aussi intervenir soit à un niveau technique, soit à un niveau d’organisation comme les mutuelles sociales, les employeurs, les employés, les syndicats», ajoute le ministre.

En somme, pour le ministre en charge de la Fonction publique, une discussion s’impose avec toutes ces sensibilités pour que tous les éléments de base soient réunis avant la mise en œuvre du système de l’assurance maladie au Burkina Faso.

Clément Sawadogo s’est voulu rassurant aux termes de ces échanges interministériels. Il estime que, «jusqu’à la date d’aujourd’hui, l’essentiel a été fait. Les études auxquelles j’ai fait allusion, sont des études généralement difficiles et qui prennent beaucoup de temps. C’est le cas des études actuarielles. Mais tout ça a été fait et aujourd’hui, nous pouvons dire qu’avec tel niveau de cotisation chez les employés et les employeurs du secteur formel, dans le secteur informel, le milieu paysan, nous pouvons obtenir tel panier de soins».

«Nous voulons un système qui repose sur la solidarité nationale, mais aussi sur le principe de la responsabilité partagée de tous les acteurs de la société», a conclu le ministre en charge de la Protection sociale.   

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