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POLITIQUE

Unique candidat en lice, le député Alassane Sakandé du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) a été élu ce vendredi 8 septembre 2017 au perchoir de l’Assemblée nationale. Il succède ainsi au président défunt, Salifou Diallo.

A compter de ce vendredi, l’Assemblée nationale du Burkina Faso a un nouveau président.  Alassane Sakandé, 48 ans et cadre supérieur de banque, précédemment président du groupe parlementaire MPP, a été élu par 104 voix pour, 2 contre, 19 abstentions et 2 bulletins nuls sur les 127 votants.

Après le scrutin, il a été installé par le 1er vice-président de l’Assemblée nationale, Me Bénéwendé Stanislas Sankara, qui a conduit de bout en bout l’opération de vote et l’intérim de la présidence du Parlement depuis le 19 août dernier. Avant de lui remettre le maillet et l’installer dans ses nouvelles fonctions, il a exhorté le nouveau président à poursuivre l’œuvre déjà entamée par son prédécesseur.

Dans sa première allocution, le désormais président de l’Assemblée nationale a d’ores et déjà promis de poursuivre l’œuvre de Salifou Diallo: «le président Salifou Diallo a donné un cap, dessiné un horizon, préfacé une vision, impulsé une dynamique. De lui, il restera le souvenir d’un modèle d’engagement qui doit continuer à guider notre mission commune. Qui pourrait bien remplacer une telle personnalité ? Maintenant que Salifou Diallo est entré dans le cénacle des héros nationaux, la meilleure façon de déclamer son geste, de lui rendre hommage, de perpétuer sa mémoire, c’est de méditer le message qu’il nous a laissé».

En ce qui le concerne, il fait le serment devant l’ensemble des députés de marcher «dans les sillons tracés» par son prédécesseur. «Je prends l’engagement, devant vous, chers collègues, de rattacher mon action à la vision politique de mon devancier. La charge qui est désormais la mienne est certes noble  mais ô combien périlleuse. Comme un enfant qui apprend à marcher, je trébucherai, je tituberai, je tomberai même peut-être, mais jamais oui jamais, je ne m’écarterai de la voie ouverte par celui dont le souvenir fondera mon action. Je mesure l’énormité de ce pari. Mais je le prends en toute confiance, sachant qu’il est aussi le vôtre», a laissé entendre la désormais deuxième personnalité du pays.

Il a par ailleurs, tendu la main à l’ensemble des députés sans distinction d’appartenance politique et idéologique afin que la septième législature puisse accomplir convenablement ses missions. Et à l’en croire, cela ne peut se faire que dans «l’inclusion et la cohésion».

Les députés de l’opposition politique (UPC, CDP, PJRN), qui n’ont pas présenté de candidat, ont souhaité au nouveau président «du courage et de la détermination» dans l’exécution de sa nouvelle mission. Ils estiment que, compte-tenu de la situation que traverse le pays, il n’est opportun de proposer un candidat.
«Après concertation en notre sein, nous avons estimé  qu’il ne s’agit pas d’un nouveau mandat. Il s’agit plutôt d’un ancien mandat qui a été écourté par la mort de son titulaire. Quand il s’agissait de l’élection, il y a 20 mois, l’opposition a présenté un candidat à travers le candidat de l’UPC. A cette élection, nous n’avons pas gagné et la majorité s’est dégagée pour désigner un des leurs pour la gestion de l’Assemblée nationale pour les cinq ans à venir. Par conséquent, nous estimons que nous sommes toujours dans cette continuité et nous avons choisi de laisser la majorité élire quelqu’un qui va continuer une légitimité qui a été écourté brutalement», a expliqué la députée de l’opposition, Juliette Bonkoungou.

En rappel, cette élection a mis fin à la session extraordinaire ouverte le 31 aout dernier. La deuxième session ordinaire dite session budgétaire doit s’ouvrir en principe le 27 septembre prochain.

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