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POLITIQUE

Dans l’après-midi de ce mardi 15 août 2017, une délégation ministérielle conduite par le ministre d’Etat, en charge de la sécurité, Simon Compaoré, était face aux parents des victimes de l’attaque perpétrée dans la nuit du 13 au 14 août dernier contre le café restaurant Aziz Istanbul. C’était l’occasion pour le gouvernement de témoigner sa compassion à l’endroit des familles éprouvées. Tout en faisant le point sur l’état d’avancement de la gestion de la situation, Simon Compaoré a permis aux familles de pouvoir faire part de leurs attentes pour ce qui est de l’organisation des obsèques.

Informer les familles sur la conduite à tenir en ce qui concerne les procédures d’enlèvement des corps, et aussi sur les dispositions à prendre pour entrer en possession des biens (véhicules, motocyclettes) des victimes… Voilà l’objectif principal de cette rencontre.

Le gouvernement a rassuré les familles que des dispositions sont prises pour leur faciliter la tâche en pareille situation. C’est ce que l’on peut retenir de l’intervention du ministre d’Etat, ministre de la Sécurité. «J’aimerai vous dire toute la disponibilité du gouvernement à accompagner l’ensemble des parents des victimes, par rapport aux choix que vous allez opérer. Nous laissons les familles nous dire quelles sont leurs préoccupations et quels sont leurs souhaits», a confié Simon Compaoré.

Certaines familles souhaitent entrer en possession des dépouilles pour l’organisation des obsèques. C’est le cas, comme l’a souligné le ministre de la Sécurité «d’un pays étranger qui va dépêcher dès demain – 16 août ndlr – un avion pour le rapatriement de deux corps originaires de ce pays.»

Pour la plupart des familles présentes, les inquiétudes se situaient au niveau de l’identité de quelques victimes. En effet, l’orthographe de leur nom a été mal retranscrite. Il s’agit entre autre de Zongo Bénéwendé Isidore Nonga (au lieu de Nongo) et de Nana Victorine (au lieu de Victoria). Saluant la démarche du gouvernement à les accompagner dans cette douloureuse épreuve, ces parents de victimes ont avoué leur inquiétude pour ce qui est de la question sécuritaire. «Nous voulons que ces criminels soient retrouvés. Je veux parler des commanditaires. Puisque ce sont des gens tapis dans l’ombre, et qui envoient ces jeunes se faire tuer et tuer nos proches. Je pense que tant que le gouvernement ne va pas retrouver ces gens-là, il y aura toujours d’autres attentats et c’est vraiment triste», a laissé entendre Aboubakar Sidibé, qui a perdu deux proches dans cette attaque.

En somme, le ministre Simon Compaoré a fait savoir qu’aucune décision finale n’a été prise. Il a par la même occasion souligné qu’un comité a été mis en place. Lequel comité est habilité à renseigner les différentes familles sur toutes les dispositions prises.

En rappel cette attaque du café Aziz Istanbul qui a eu lieu dans la nuit du 13 au 14 août dernier, a fait 18 morts. On dénombre également 22 blessés dont quatre gendarmes et un policier. Egalement 29 otages ont été libérés. Toutes les dépouilles sont conservées à la morgue du nouvel l’hôpital du secteur 30 (Bogodogo).
 

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