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Burkina: les avocats mettent fin à leur débrayage entamé depuis le 23 avril
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POLITIQUE

Dans la nuit du dimanche 13 août dernier, la capitale burkinabè, plus précisément le Café Aziz Istanbul sur l’avenue Kwamé NKrumah, a connu une attaque terroriste non encore revendiquée. Ce lundi 14 août, nous avons rencontrés quelques riverains qui se sont prononcés sur cette seconde attaque après celle du 15 janvier 2016. Attaque qu’ils qualifient de trop. Ils demandent au gouvernement de redoubler de vigilance dans au plan sécuritaire.


Yves Meda, étudiant
«Concernant cette deuxième attaque, je pense que la population et les forces de défense et de sécurité ne collaborent vraiment pas ensemble. En plus, j’appelle nos forces de l’ordre à observer plus de vigilance au niveau des transports terrestres. Quand on voit au niveau des transporteurs, la fouille n’est pas vraiment sévère. C’est une faille au niveau de notre sécurité et qui favorise l’entrée des djihadistes dans notre pays. Si la sécurité au niveau des transports est vraiment assurée et que la population collabore davantage avec nos forces de défense et de sécurité, je pense que cela pourrait nous aider à sortir de ce phénomène. Pour moi, il ne faut pas une tolérance au niveau des contrôles. Peu importe le genre de véhicule. J’invite aussi la population à se tenir loin quand il y a ce genre de phénomène afin de faciliter le travail des forces de défenses. Je leur demande aussi d’obéir aux consignes des forces de l’ordre et chacun gagnerait.»

Moustapha Compaoré, enseignant
«Pour cette deuxième attaque dans notre capitale selon moi, il faudra renforcer les dispositifs sécuritaires parce qu’on sent qu’il y a toujours un flottement. Depuis un certain temps, il y a des grognes au sein de notre système sécuritaire, il y avait une mésentente entre le ministre de la Sécurité et les chauffeurs routiers. Et ces gens sans foi ni loi profitent de ce genre d’occasion pour faire mal. Je pense que toutes ces petites tensions qui règnent au sein de la population sont inutiles. Il faut plutôt renforcer le système sécuritaire pour pouvoir faire face à ce fléau parce que, cette seconde attaque s’est déroulée non loin de la précédente du 15 janvier 2016. Ce qui signifie que ces gens nous suivent de très près et n’attendent que de belles occasions pour en profiter»

Zakaria Konaté, secrétaire administratif
«D’abord, mes pensées pieuses aux défunts. Cette attaque est toute une consternation pour le peuple burkinabè. Mais, comme c’est un phénomène mondial, personne ne peut rien contre ça. Ce que nous pouvons suggérer est que le gouvernement burkinabè prenne des dispositions sécuritaires autour des cafeterias, hôtels, les lieux fréquentés, etc. Tant qu’il n’y a pas cette disposition pour dissuader les djihadistes, ils vont tout le temps commettre des meurtres. Mais, s’il y a au moins un dispositif d’une certaine distance, ils seront dissuadés. Je ne comprends pas pourquoi les agents de sécurité qui étaient postés devant le café Istanbul ont abandonné leur poste et laissé la population à la merci de ces barbares qui ont fait ce qu’ils voulaient. Nous demandons au gouvernement de prendre ses responsabilités parce que c’est inadmissible ce que ces agents ont fait. Ils sont formés et payés pour ça, ils ont juré sur l’honneur de défendre la patrie et voici, ils ont fui et laissé la population. Vraiment, je crois que le gouvernement a intérêt à voir ce cas. Que le gouvernement s’assure si ces agents déployés pour la sécurisation de ce genres de lieux sont bien outillés pour une d’éventuelles ripostes. Dans le cas contraire, qu’ils restent dans les casernes»

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