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POLITIQUE

Instruction avait été donnée à l’Inspection technique des services du ministère de la Sécurité d’investiguer au niveau de la gestion du compte 49 de la police nationale. Ce mardi 8 août 2017 à Ouagadougou, le rapport d’enquête a été rendu public en présence du ministre de la Sécurité, Simon Compaoré, et de la hiérarchie policière.


Le compte 49 de la police nationale est un compte d’équipement qui permet à la direction générale de suppléer à un certain nombre d’attentes au regard des missions qui sont multiples. Selon l'Inspecteur général des Services du ministère de la Sécurité, Seydou Zeyitenga, l'objectif de la mission d'investigation était de s'assurer du respect des normes dans la gestion du compte et des procédures réglementaires pour la commande publique dans le cadre du fonds d'équipement.

Il ressort du rapport d’enquête mené au niveau de la direction du matériel et du budget que, de 2014 à 2016, 516 marchés à hauteur de 604 636 828 de FCFA ont été passés par entente directe. Ce même rapport révèle «une faiblesse dans l’application de la procédure de la commande publique, un déséquilibre dans les répartitions des acquisitions sur le fonds d’équipement entre les services centraux et déconcentrés et une insuffisance de communication sur la gestion du fonds d’équipement».

Pour ce qui est de la répartition des ressources allouées à ce fonds d’équipement, l’enquête a révélé que la plus grande partie est consacrée aux directions centrales. Une très faible partie, un peu moins de 15%, aux services déconcentrés pourtant nombreux. Un partage qui n’est pas apprécié par l’inspecteur général des services du ministère de la Sécurité. «Nous ne disons pas forcément qu’il faut qu’il y ait d’égalité, mais au moins qu’il y ait une équité parce que ce sont tous les services qui contribuent à l’alimentation de ce fonds».

Et le ministre Simon Compaoré de préciser «qu’il y a des réglages à faire pour permettre à l’utilisation de ce fonds d’être plus efficient, plus efficace au bénéfice aussi bien des structures centrales que déconcentrées de la police nationale».

Selon Seydou Zeyitenga, il «n’y a pas eu de malversations constatées dans la gestion du compte 49. Il y a juste des procédures à améliorer dans la gestion». Pour sa part, le ministre Simon Compaoré tient à éclairer l’opinion publique sur les rumeurs faisant cas de plusieurs milliards de francs CFA dans ce compte 49. «Certains disent qu’il y a des milliards dans ce compte, nous n’avons pas vu de milliards. Le compte se chiffre à des centaines de millions. Il y a des problèmes de gestion à revoir pour améliorer la gestion, mais Il n’y a pas eu aussi de dissipation des fonds comme on pouvait le penser». De son avis, il y a un déficit de communication dans la gestion du compte 49. «Beaucoup ne savaient pas par qui il est géré, comment il est alimenté, comment les dépenses se font», dit-il.

De son côté, l’Union police nationale (Unapol) voit les choses sous un autre angle. Représenté à la présentation du rapport par son secrétaire général, Wakilou Senou, le syndicat de la police a en effet marqué son indignation. «La période de trois ans qui a été ciblée est insuffisante. Le montant total qui existe dans ce compte ne nous a pas été présenté. Nous estimons que c’est un manque de transparence et il n’y a pas lieu de se jeter dans une auto satisfaction pour dire qu’il y a de la transparence», a martelé Wakilou Senou.

Pour plus de clarté, a affirmé le ministre Compaoré, les documents ont été transmis au président du Faso, au Premier ministre, au ministre des Finances, au président de l’Assemblée nationale et à l’ASCE qui est libre de les envoyer au procureur du Faso. Un bilan d’exécution sera dressé chaque année pour plus de visibilité, foi du ministre.

A noter que le compte 49 a été créé le 27 juin 1979 et relu le 24 juin 2003. Alimenté avec 20% des recettes des amendes forfaitaires et 1,5% de taxes de péages, il est utilisé pour combler le déficit que le budget de l’Etat n’arrive pas à couvrir au niveau de la police nationale.

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