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POLITIQUE

Le gouvernement a tapé du poing sur la table quand le Syndicat autonome des agents du trésor du Burkina Faso (SATB) a appelé ses militants à un débrayage général dans tous les services de la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique. Mais le SATB, rejoint par le Syndicat national des agents des impôts et des domaines (Snaid), organisent au Trésor public et à la Bourse du travail un sit-in de 96 heures depuis le mardi 18 juillet 2017. Ils réclament le départ des directeurs des Impôts et du Trésor.


A travers ce mouvement d’humeur, les travailleurs du Trésor et des impôts tiennent à rappeler au gouvernement la nécessité du respect des engagements qu’ils ont signé le 29 mai dernier et dont le contenu n’a jamais été dévoilé.

Le secrétaire général du SATB, Séini Koanda, explique que deux points figurent sur la plateforme de leur mouvement. Il s’agit du départ « sans conditions » du directeur général des Impôts, Adama Badolo, et celui du Trésor et de la comptabilité publique, Naby Abraham Ouattara. Les syndicats réclament aussi la signature des projets d’arrêtés de répartition du Fonds commun des directions des impôts et du Trésor et la relecture des textes en tenant compte de leurs observations. 

Par ailleurs, ils disent regretter une remise en cause du protocole d’accord par le gouvernement en lien avec les conditions et modalités de répartition du fonds commun. Pour les deux syndicats, il y a une iniquité dans la répartition du fonds commun qui doit être corrigée par le gouvernement. M. Kouanda, a fait savoir que les délais du 30 juin pour la relecture et le paiement le 15 juillet sont passés sans que «les lignes bougent dans le sens de leur vœu». Ils estiment que les autorités les «jettent en pâture» à l'opinion publique.

Le secrétaire général du SATB a traduit leur surprise suite à la condamnation du mouvement d’humeur par le gouvernement. Il a laissé entendre qu’une correspondance aurait été adressée au Premier ministre Paul Kaba Thièba afin de l’interpeller sur les manquements constatés suite au protocole d’accord. «Il devrait chercher à comprendre, à nous rencontrer. Mais, il ne l’a pas fait» a lancé M. Koanda.

Notons que le gouvernement avait souligné le caractère illégal du mouvement de débrayage général initié par le SATB car n’ayant fait l’objet d’aucune autorisation préalable comme l’exigent les textes en la matière. Le gouvernement a aussi dénoncé toute velléité d’extension de ce mouvement à tout autre syndicat. En tout état de cause, le gouvernement burkinabè a brandi la menace de sanction contre des «indélicats».

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