Aujourd'hui,
URGENT
Classement Fifa: Les Étalons du Burkina 6e en Afrique et 44e dans le monde 
Burkina: la production céréalière prévisionnelle de la campagne agricole 2017-2018 estimée à 4 552 273 tonnes.
Burkina: la production céréalière en baisse de 0,32% par rapport à la campagne agricole précédente.
Burkina: la production céréalière en baisse de 1,01% par rapport à la moyenne des 5 dernières années. 
Burkina: les productions céréalières prévisionnelles rapportées aux besoins de consommation font ressortir un déficit brut de 72 677 tonnes
Campagne agricole: près de 3 millions de Burkinabè seront en situation d'urgence alimentaire
La Haye: Ratko Mladić condamné à la prison à perpétuité
Campagne agricole: 17 provinces déficitaires (Conseil des ministres)
Burkina: Les administrateurs civils observeront trois jours de grève ( 28 au 30 novembre 2017)
Religion: la célébration du Maouloud est prévue dans la nuit du jeudi 30 novembre au vendredi 1er décembre 2017 (FAIB).

Photo: Burkina 24

POLITIQUE

Le Parti de l’indépendance, du travail et de la justice (PITJ) a organisé une conférence de presse ce vendredi 14 juillet 2017 à Ouagadougou. L’objectif était de dénoncer l’inconstitutionnalité de la loi portant organisation et fonctionnement de la Haute cour de justice pour juger Blaise Compaoré et son dernier gouvernement.


Le Parti de l’indépendance, du travail et de la justice de Soumane Touré a relevé que la Haute cour de justice (HCJ) est une juridiction qui permet à l’Assemblée nationale de prolonger son rôle de contrôle de l’action gouvernementale et de sanctionner. En aucun cas, souligne-t-il, elle ne peut être transformée en une juridiction d’exception par la Transition et les responsables du MPP pour «assouvir leur haine contre Blaise Compaoré et son dernier gouvernement».

Le président du PITJ indique que ces responsables du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) ont du mal à qualifier les chefs d’accusation contre les membres du régime déchu devant la HCJ. Cependant, M. Touré pointe un doigt accusateur sur le président de l’Assemblée nationale, Salifou Diallo, (qu’il accuse d’être le vrai responsable des victimes de l’insurrection) d’avoir requalifié les chefs d’accusation afin de juger Blaise Compaoré et son gouvernement devant la HCJ. Partant de là, le PITJ dit «refuser la force faite à ces derniers par le pouvoir en place.»

Soumane Touré a également dénoncé l’illégalité du Conseil constitutionnel. Il a saisi l’occasion pour demander aux responsables du MPP «de laisser Blaise Compaoré tranquille parce qu’ils l’ont mis eux-mêmes hors de portée de leur haine par la loi d’amnistie qu’ils ont votée et inscrite dans la Constitution du temps où ils étaient au CDP et dirigeaient l’Assemblée nationale.»

Pour le PITJ, Salifou Diallo et l’Assemblée ont adopté le 27 avril 2016, la loi autorisant «l’apurement administratif de compte de gestion de l’Etat et autres des années 1963 à 2008 croyant pouvoir effacer les traces de leur prédation pour amnistier tous les comptables au nombres de 700». «Ils ne peuvent pas s’auto-amnistier, les documents et les preuves sont en possession de la Cour des comptes et de l’ASCE. Leur gestion sera jugée à l’occasion du jugement des 27 ans du régime de Blaise Compaoré», a laissé entendre Soumane Touré.

A l’écouter, Salifou Diallo veut «sauter le président du Haut conseil pour la réconciliation nationale, Benoit Kambou, pour y placer «son homme». Car, de ses explications, cette institution détient des documents clairs et précis de tous ceux qui sont allés y faire des réclamations. «Benoit Kambou est assis sur une mine d’informations qui sont des bombes pouvant pulvériser définitivement les usurpateurs du MPP pour les crimes politiques, économiques et ceux du sang», a martelé M. Touré.

C’est pourquoi, «notre parti dit non à ce faux procès inique fait à Blaise Compaoré et à son gouvernement devant la Haute cour de justice. Ce procès n’obéit pas à la tradition des travailleurs et de notre pays à trouver des solutions pacifiques et légales pour sortir des crises politiques et à juger la gouvernance des régimes déchus», a conclu le président du PITJ, Soumane Touré.

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