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POLITIQUE

A la fin de chaque session parlementaire, le groupe parlementaire le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), par devoir de redevabilité, fait le point de l’apport de ses députés à l’Assemblée nationale. Ce vendredi 7 juillet 2017, le groupe parlementaire de l’ancien parti au pouvoir est revenu à la charge pour se prononcer sur les différentes lois votées à l’hémicycle au cours des deux dernières sessions parlementaires de l’année en cours.


Selon le groupe parlementaire CDP conduit par le député Alfred Sanou, l’année 2017 est «très fructueuse» en termes de production de textes législatifs et d’activités de contrôle informatif. En effet, l’Assemblée nationale après la première session extraordinaire tenue en janvier dernier et la première session ordinaire de l’année dite «session des lois», vient d’achever la deuxième session extraordinaire qui, selon le CDP, a été aussi laborieuse que les autres.

Aux dires des parlementaires du CDP, au cours de la première session ordinaire de l’année 2017 de l’Assemblée nationale, 30 projets de lois au total ont été adoptés dont 15 autorisations de ratifications. Pour ce qui est de la deuxième session extraordinaire qui vient de s’achever le mardi 4 juillet dernier, elle a permis l’adoption de six projets de loi.

A propos du projet de loi portant allègement des conditions d’exécution du programme de projets partenariat public-privé, solidairement avec l’ensemble de l’opposition parlementaire, les députés du CDP avaient choisi de manifester leur refus de cautionner l’adoption de ladite loi. Selon M. Sanou, l’opposition a choisi de ne pas se contenter de voter contre le projet de loi en cause mais aussi de quitter l’hémicycle dans «un geste de protestation solennel et collectif».

Mais pourquoi s’opposer au vote de ces mesures d’allègement ? A cette question, Alfred Sanou répondra que «de toute l’expérience de gestion publique du Burkina Faso, on n’a jamais vu un programme de dérogation aux règles de passation des marchés de l’ampleur de celui qui est prévu par ce projet de loi». En effet, ladite loi porte sur près de 38 projets pour un coût global des investissements concernés de près de 1 780 milliards à 7 000 milliards de francs CFA.

Ce qui alarme les parlementaires du CDP, selon M. Sanou, est la décision «subite» d’introduire à l’AN avec «une précipitation suspecte», un programme d’allègement des règles de passation des marchés de PPP d’une telle ampleur, en bousculant le calendrier parlementaire, comme s’il y avait une volonté délibérée d’opérer un passage en force.

Le CDP estime que lorsqu’on demande à l’AN d’autoriser un programme dérogatoire aux règles normales de gestion, il faut justifier clairement en expliquant à la représentation nationale pourquoi ces projets ne peuvent pas être exécutés par les procédures en vigueur, sur quels projets précis portent ces dérogations, quels en sont les coûts respectifs, quel est l’état actuel de préparation de ces investissements et quelle est leur urgence.

Alfred Sanou conclut donc que «la rhétorique belliqueuse adoptée par les parties de la majorité présidentielle face aux critiques de l’opposition sur ce projet ne laisse pas de surprendre. «En tout cas, après le pactole de 18.000 milliards qu’on nous a fait miroiter il y a quelques mois, nous voilà maintenant avec une liste désordonnée de PPP qui seront conclus à la hâte dans un délai de six mois, pour des montants imprécis», a ajouté le parlementaire.

Sur la déclaration du groupe de travail de l’Organisation des nations-unies (ONU) pour la libération de l’ancien ministre Djibril Bassolé, le député Michel Ouédraogo estime que les autorités burkinabè devraient respecter les accords communautaires et internationaux. «Si l’Etat du Burkina Faso sous la gestion du MPP ne veut pas se faire assimiler à l’Etat burkinabè sous la gestion de la Transition qui  ont voulu faire du Burkina un Etat hors la loi, le MPP a intérêt à réfléchir et à prendre en considération la déclaration du groupe de travail des Nations-Unies», a indiqué M. Ouédraogo. 







 

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