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Justice: les acteurs demandent à la France de clarifier sa position sur l'extradition de François Compaoré dans l'affaire Norbert Zongo
Burkina: au moins 15 terroristes neutralisés, une base démantelée, et de l’armement saisi à Kompienga dans la Région de l'Est
Gaoua: une tonne de denrées périmées saisie par la police
Roch Kaboré: "Je voudrais rassurer tous les déplacés internes de notre engagement à créer les conditions de leur retour dans leurs localités"
Climat: les glaciers du Groenland fondent sept fois plus vite qu’en 1990
11-décembre: "Pour bâtir ensemble un Burkina Faso prospère, nous devons nous départir de nos intérêts égoïstes" (Roch Kaboré) 
11-décembre: "J’ai décidé de commettre un groupe de travail pour l’écriture de l’histoire générale de la Haute-Volta au Burkina" (Roch Kaboré)

POLITIQUE

Le Collectif pour un peuple uni (CPPU) était face à la presse ce vendredi 16 juin 2017 à Ouagadougou pour partager sa vision sur la gouvernance actuelle du pays. Le Collectif, à travers ce point de presse, interpelle le pouvoir public pour une meilleure gouvernance au Burkina Faso.


Selon le Coordonnateur général, Abdallah Bafa Ben Azise Ouattara, les autorités politiques ont «vraisemblablement perdu le nord de par leur laxisme, manque de volonté». Pour lui, «les institutions de la Républiques sont dans une déliquescence telle qu’il apparait nécessaire de les réformer si on veut avoir une Nation démocratiquement forte et économiquement prospère.»

Le CPPU exige aussi la démission du premier responsable de l’Autorité supérieure de contrôle de l'Etat et de lutte contre la corruption, Luc Marius Ibriga, expliquant qu’il est un affidé de la Transition. « Sa mission laisse à désirer, et il est partisan de par des autorités actuelles», précise M. Ouattara, qui va jusqu’à demander la suppression de cette institution : «Si c’est pour faire des rapports à l’emporte-pièce chaque année, utiliser l’argent du contribuable pour mener les audits et acheter le papier sans résultats notables, mieux vaut purement et simplement supprimer cette structure.»

A l’écouter, au Burkina Faso, il y a une justice à double vitesses. «Autant que ces magistrats peuvent s’auto saisir d’un dossier, il doit être de même pour tous les dossiers dormants et pendants et les cas récents sont plus illustrant et témoignent encore une fois de plus d’une rupture totale entre les justicières et les justiciers». Par ailleurs, il demande aux magistrats de s’en prendre à eux-mêmes et d’arrêter «ces grèves sans fondement qui font souffrir encore le peuple et créent une haine entre eux magistrats et le peuple.»

Il a indiqué que «les cas sont légions et témoignent de la mauvaise santé de cette institution malgré tous les avantages financiers à elle concédée sous la Transition après la signature du pacte national de la justice.» M. Ouattara dit regretter aujourd’hui ce pacte qui concède l’indépendance totale de la justice car, ce fut «une erreur monumentale.»

Le CPPU soutient aussi que le Burkina Faso doit donner l’image d’un pays responsable qui respecte ses engagements internationaux à travers des réformes profondes qui doivent passer par la prise en compte des intérêts de la majorité c’est-à-dire du peuple.

Pour ce faire, le CPPU demande au peuple de rester vigilant, «surtout à cette jeunesse divisée par des querelles intestines provoquées par cette classe politique qui ne peut plus rien apporter». Pour le coordonnateur général, «il n’y a pas d’opposition au Burkina, car l’opposition politique n’a pas de fermeté.» Il a précisé que le renouvellement de cette classe politique demeure prioritaire et cela devrait être le combat de la jeunesse. «L’intérêt général doit primer sur l’intérêt personnel, le futur doit peser plus que le présent; la prise de conscience, le vote utile doivent être les mots pour le changement et un Burkina meilleur», a conclu M. Ouattara.

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