Aujourd'hui,
URGENT
Burkina: le Syndicat des travailleurs de l'action sociale (Syntas) annonce une grève de 96h à compter du 19 décembre.
Côte d’Ivoire : 4 blessés dans le crash d’un hélicoptère ce jeudi 14 décembre aux alentours de l’aéroport Félix Houphouet Boigny (aouaga.com).
Justice: «Le gouvernement espère un traitement diligent» du dossier Norbert Zongo (Rémis Dandjinou, porte parole).
Burkina: l’hebdomadaire Conseil des ministres est prévu pour ce jeudi 14 décembre 2017.
G5 Sahel: Roch Marc Christian Kaboré se rend à Paris le 13 décembre 2017 pour prendre part à une réunion internationale.
politique: démission de Larba Yarga, 2ème secrétaire adjoint aux affaires juridiques chargé du contentieux électoral du BPN du MPP.
Cinéma: «Thom» de Tahirou Ouédraogo meilleur film au festival Toukountchi
Etats-Unis:  explosion à New York, 4 blessés aucune perte en vie humaine, «une tentative d'attentat terroriste» selon le maire
11-Décembre: 5 000 défilants dont 1 700 militaires, paramilitaires et 3 300 civils ont pris part à la parade du 11-décembre 2017 à Gaoua 
11-Décembre: "Nous avons la responsabilité de bâtir ensemble une Nation prospère et respectée"(Roch Kaboré)

POLITIQUE

Contrairement à ce que dit la rumeur, il n’y pas de gros nuages dans les relations entre Roch Kaboré, le président du Faso, Salifou Diallo, le président du Parlement et Simon Compaoré, ministre de la Sécurité. C’est ce que le dernier cité a confié au quotidien d’Etat Sidwaya dans un entretien paru ce vendredi. 


«Ecoutez, laissez les gens masturber leur cervelle. Entre nous, nous savons qu’il y a un premier responsable du pays qui s’appelle Roch Marc Christian Kaboré et qui a autorité pour régir l’ensemble des actions qui se mènent dans le cadre de l’Etat de droit. Il jouit de la légitimité, parce qu’élu au suffrage universel direct. » C’est ainsi que Simon Compaoré a réagi à la question de nos confrères de Sidwaya sur les rumeurs de mésentente entres les « RSS » (Roch, Simon et Salif), au sommet de l’Etat.

« Quand des gens racontent des imaginations comme quoi nous nous sommes chamaillés, nous nous sommes rencontrés ici ou là, ça fait rigoler. Nous sommes trois et nous pouvons avoir des points de vue divergents sur un sujet. Mais le Président gère en tant que président. Il n’y a aucun doute », assure le ministre d’Etat. « Si nous avons  des choses à nous dire, nous  le faisons. Mais personne ne va au-delà de son pouvoir. Et nous devons faire en sorte que son programme se réalise. C’est clair ! », a-t-il martelé.

Simon Compaoré a aussi décrit le président du Faso comme quelqu’un d’«exceptionnel », d’«intelligent» de « tempéré » et de «généreux». Les deux hommes auraient étudié ensemble dans la même université et dormi dans les mêmes cités universitaires. « Son père, Charles Bila Kaboré, était vice-gouverneur de la Beceao. Il n’était pas boursier, ses études étaient payées par son père. Moi j’avais une bourse de 22 500 F CFA par mois. Mais il venait en aide à des étudiants boursiers. Si je dis que je n’ai pas bénéficié de son soutien, ce serait un mensonge », a dit Simon Compaoré. « Notre petite bourse pouvait accuser un ou deux mois de retard et c’est lui qui nous prêtait les tickets de restauration qu’on ne remboursait pas tout le temps d’ailleurs.  Et il ne réclamait jamais », soutient le ministre en charge de la Sécurité.

Cependant, M. Compaoré tempère, estimant que le président est « trop calme quelquefois, même si dans certaines situations, cela peut constituer une force.»

Quant à l’autre membre du trio, le président de l’Assemblée nationale Salifou Diallo, Simon Compaoré trouve des similitudes avec son propre tempérament. « Nous  sommes un peu pareils, trop prompts à l’action. Nous sommes pressés. Il est aussi une personne de conviction. Ce qui fait que les discussions sont souvent chaudes mais au bout du compte, une bonne synthèse se fait. C’est comme cela, même au sein du parti », révèle le ministre.

Proches collaborateurs du président déchu Blaise Compaoré, les trois hommes avaient claqué début 2014 la porte du parti au pouvoir à l’époque pour s’en aller créer la Mouvement du peuple pour le progrès. C’est avec ce parti qu’ils ont remporté la présidentielle et les législatives de 2015.

Régulièrement, le Burkina Faso est parcouru de rumeurs sur les relations tendues entre les deux premiers personnages de la République, Roch Marc Christian Kaboré et son dauphin constitutionnel, Salifou Diallo. En cause, la propension qu'aurait le dernier à outrepasser son mandat et à se comporter comme un « Président bis », imposant certaines décisions à Roch Kaboré.

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir