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POLITIQUE

Des militaires et gendarmes retraités de 2004 à 2015 menacent d’organiser un sit-in devant le ministère de la Défense et des Anciens combattants dans les semaines à venir si rien n’est fait par rapport à leurs revendications. Ils l’on fait savoir le jeudi 8 juin 2017 lors d’une conférence de presse à Ouagadougou.


L’histoire date de 2003. C'est l'année où, expliquent les conférenciers, le président du Faso d’alors avait, dans son discours de fin d’année, pris la décision d’augmenter l’âge de la retraite de cinq ans pour tous les travailleurs du Burkina Faso. Mais «Après le prise du décret d’application, tous les ministères se sont exécutés sauf celui de la Défense qui a seulement ajouté un an au lieu de cinq. Le 3 janvier 2007, des militaires et gendarmes frappés par la limité d’âge ont approché le commandement pour connaitre leur sort», explique Ousmane Badini, porte-parole du collectif.

N’ayant pas eu gain de cause, ceux-ci décident alors de se regrouper en collectif pour exiger l’application intégrale dudit décret, la prise en compte effective du nombre d’années de service pour la pension et l’octroi de la prime d’installation à ceux qui sont partis à la retraite en 2006. Revendications qui avaient été faites à travers une manifestation le 7 octobre 2007. Après les tractations, les autorités auraient rejeté la proposition d’aller épuiser les cinq ans dans la fonction publique. Ce qui selon les conférenciers, a conduit à leur arrestation, leur détention à la gendarmerie, leur déferrement à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou suivit de leur transfèrement à la Maison d’arrêt et de correction des armées.

Après leur libération, militaires et gendarmes retraités disent avoir poursuivi l’Etat burkinabè en justice et ont gagné le procès au tribunal administratif. Mais grande a été leur surprise de voir cette décision du tribunal administratif non exécutée jusqu’à ce jour parce que «les autorités ont fait appel et le dossier se trouve depuis 2011 à la Cour de cassation dont la décision est attendue». D’où leur courroux.

Malgré les «nombreuses» démarches, le collectif dit être déçu et indigné face à la manière dont les autorités gèrent leur problème et entendent prendre l’opinion nationale et internationale à témoin. Il menace par ailleurs d’organiser un sit-in devant le ministère de la défense dans les semaines à venir si rien n’est fait. 

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