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Niger: enlèvement d’un prêtre italien au sud-ouest de Niamey
Afrique du Sud: la justice autorise la consommation de cannabis à titre personnel pour les adultes (RFI)
Diplomatie: le président du Faso a été élevé à la grande dignité de Companion of the Order of the Star of Ghana
Burkina: 118 personnes tuées (de 2015 au 15 septembre 2018) au cours des attaques terroristes perpétrées sur le territoire
Burkina: l'armée pilonne des bases terroristes à Pama et à Gayeri (Etat-major)
Evènement: : les présidents Akufo Addo du Ghana et Issoufou du Niger attendus au Rebranding Africa Forum de Ouagadougou.   
Terrorisme:: 8 personnes tuées dans la nuit du 14 au 15 septembre 2018 dans une double attaque dans la Région de l'Est. 
France: Emmanuel Macron reconnaît le rôle de l'Etat dans la mort de Maurice Audin
Ghana: Kofi Annan repose désormais au cimetière militaire d’Accra
Karangasso-Vigué: trois morts et une dizaine de blessés après des affrontements entre Dozo et Koglweogo (RTB)

Zéphirin Diabré, président de l'UPC, chef de file de l'opposition

POLITIQUE

L’Union pour la démocratie et le progrès (UPC), parti du chef de file de l’opposition politique au Burkina Faso, considère le projet de loi portant Code électoral comme un net recul de notre démocratie et s’en explique.


«L’Union pour le Progrès et le Changement(UPC) a pris connaissance d’un projet de loi portant Code électoral. Notre parti, après une lecture rigoureuse du nouveau code proposé par le gouvernement, estime que ce projet de loi constitue un net recul de notre démocratie :

-la Commission électorale nationale indépendante(CENI) est dissoute dans ce projet de loi. Au regard du contexte historique de la naissance de la CENI et du rôle que cette institution a joué dans l’organisation des élections dans notre pays, nous nous opposons vigoureusement à sa dissolution.

-Le projet de loi consacre le retour de l’Administration dans l’organisation des élections. Les scrutins ne seront plus équitables par manque d’indépendance,  surtout qu’à l’heure actuelle, notre administration connaît  un niveau de politisation jamais égalé.

-Le Code électoral doit s’adosser à la nouvelle constitution. Alors que cette nouvelle constitution est en cours d’élaboration.

-Le vote des Burkinabè de l’étranger, consacré dans le code électoral en vigueur et qui devait être forcément une réalité en 2020, est menacé par le projet de loi.

-Le projet de loi prévoit la possibilité de voter avec des documents non-sécurisés tels que les actes et jugements supplétifs d’actes de naissance. C’est la consécration de la fraude électorale.

Pour toutes ces raisons et sans être exhaustive, l’UPC rejette le projet de loi portant Code électoral tel que présenté. Elle invite les patriotes sincères à s’organiser d’ores et déjà pour dire « NON » à cette remise en cause des acquis fondamentaux de notre démocratie.»

Ouagadougou, le 05 juin 2017
Pour le Bureau politique national
Le Secrétaire national chargé des questions électorales,
Nathanaël OUEDRAOGO

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