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Médias: le Synatic annonce un sit-in (22 et 23 janvier) et une grève générale de 48 heures (du 29 au 30 janvier 2020)
Burkina: le tribunal militaire a condamné lundi 13 janvier 2020 les accusés à payer 947 279 507 FCFA aux victimes du putsch manqué de 2015.
Burkina: les autorités coutumières et religieuses «lancent un appel à l’union et à la cohésion nationale»
Burkina: le gouvernement crée la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité pour lutter contre les infractions liées aux TIC
Brexit: les députés britanniques valident l'accord négocié par Boris Johnson
Burkina: 8 143 pèlerins burkinabè ont effectué le hadj 2019 au cours duquel six décès ont été constatés
Burkina: 233 heures de coupures d’électricité en 2018 contre 155h en 2017 (AIB)
Pétrole: la Chine ouvre son secteur pétrolier aux entreprises étrangères (RFI)
Angola: 41 morts dans des pluies torrentielles en moins de 24 heures (Africanews)

POLITIQUE

Ceci est une déclaration du mouvement le Balai citoyen sur les récents évènements au Burkina Faso.


Les dernières semaines de ce mois ont été éprouvantes pour la nation. Les 18 et 19 mai, le village de Tialgo, dans la commune de Tenado, a connu des affrontements entre groupes d’auto-défense Koglweogo et habitants. Ces affrontements ont fait officiellement six morts. Dans la même période, un affrontement pour une affaire de succession à la chefferie traditionnelle a eu lieu dans la commune de Bittou. Le dernier acte de cette série d’actes inciviques a été la violence qu’a subie l’artiste Adja Divine, rouée de coups et déshabillée par une foule en colère à la suite d’une rumeur sur un vol de bébés le 22 mai. À travers ces actes, ce sont les valeurs républicaines de tolérance et de vivre-ensemble qui sont touchées.

Éprouvé par ces actes, le Balai citoyen exprime sa solidarité aux victimes et sa reconnaissance à tous les acteurs qui se sont mobilisés pour faire cesser les affrontements à Tialgo et Bittou, et pour extirper l’artiste menacée par la vindicte populaire. Il salue les acteurs de la sécurité qui ont su trouver la bonne stratégie pour intervenir sans envenimer la situation.
Face à ces actes, le Balai citoyen pointe la responsabilité du gouvernement qui ne semble pas avoir pris la mesure de l’état de l’incivisme galopant et n’avoir pas su anticiper en dépit de l’existence de signes annonciateurs. La posture molle et attentiste des gouvernants a contribué à aggraver les comportements d’atteinte aux valeurs républicaines. L’État a fauté en ne garantissant pas la sécurité aux citoyens. Le Balai citoyen tient à rappeler qu’il est de la responsabilité de l’État d’assurer la sécurité des citoyens.

Fidèle au respect des principes de la démocratie et des droits humains, le Balai citoyen reprouve ces tendances à se rendre justice, condamne l’usage de la violence et affirme la nécessité de promouvoir la fermeté dans les questions sécuritaires. Il demande aux autorités de sortir des déclarations de bonnes intentions et des soutiens ponctuels, et trouver une réponse urgente à ce mal qui gangrène notre pays. L’État doit travailler à faire cesser cette tendance insidieuse des citoyens à vouloir se substituer aux forces de l’ordre. C’est ainsi que le mouvement appelle le gouvernement à utiliser la rigueur des lois en matière de répression de l’incivisme pour rendre justice aux victimes et sonner le glas de ces comportements barbares dont le développement est de nature à porter un coup à la cohésion sociale.
Le Balai citoyen exprime son souhait de voir des enquêtes diligentées et que les auteurs de ces comportements aux antipodes du vivre-ensemble soient identifiés et sanctionnés. Il appelle le gouvernement à assumer avec autorité ses responsabilités de protection du citoyen. Aussi, appelle-t-il les citoyens à faire preuve de retenue et de discernement dans leur comportement.

Le Balai citoyen rappelle ainsi qu’il n’est pas de la responsabilité du citoyen de se substituer aux services compétents en matière de justice et de sécurité. Il invite les responsables des institutions républicaines et les populations, à la culture de confiance et du respect mutuel, seul gage d’une société apaisée dans laquelle règnent sécurité, respect de la dignité humaine, respect des droits humains.

Notre nombre est notre force !
Ensemble, on n’est jamais seul !
La Coordination nationale


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