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Burkina: près de 25 000 réfugiés bénéficient de l’asile (HCR)
HCR: 68,5 millions de personnes déracinées dans le monde à la fin 2017 (Rapport)

POLITIQUE

La Coordination nationale des syndicats de l’éducation (CNSE) a organisé une conférence de presse ce vendredi 5 mai 2017 à Ouagadougou relative à la question de la prise en charge des examens du post-primaire, du primaire et du secondaire. Le but était d’informer l’ensemble de leurs militants sur le niveau des négociations avec leur ministre de tutelle. Ils ont saisi l’occasion pour l’interpeller afin qu’il se penche «rapidement» sur leurs préoccupations.


«Les discussions menées ont porté sur un certain nombre d’indemnités que nous estimons importantes dont le relèvement devrait permettre une amélioration des conditions de travail des examinateurs. Les conclusions auxquelles nous sommes parvenues doivent être mises en applications pour les examens de cette année scolaire 2016-2017», a déclaré le Secrétaire général de la Coordination nationale des syndicats de l’éducation (CNSE), Windyam Zongo.

Aux dires du SG, les discussions se sont poursuivies avec les collaborateurs directs du ministre et ce jusqu’au mercredi 1er mars. «A l’issue de cette dernière séance, la finalisation des projets de procès-verbaux des séances de travail et d’un protocole qui devaient être soumis aux syndicats pour amendement le jeudi 2 mars dernier; et la signature du protocole le vendredi le 3 mars 2017 avaient été arrêtés», a expliqué M. Zongo tout en précisant que c’est dans l’attente de ce projet de protocole que le Mena a souhaité rencontrer un certain nombre de syndicats le mardi 7 mars dernier.

Pour lui, à cette rencontre, le ministre Jean Martin Coulibaly a indiqué que les conclusions des discussions qui lui ont été présentées induisent une importante évolution du budget des examens et qu’il souhaiterait que certaines propositions soient réexaminées. Les conférenciers du jour disent ne pas comprendre que le gouvernement ait commis des techniciens pour discuter avec des partenaires sociaux. «La dernière fois que nous avons rencontré le ministre, nous lui avons dit que s’il y a des perturbations relativement aux examens de cette année, il en portera l’entière responsabilité. Parce que, nous ne pouvons pas comprendre que le gouvernement ait commis des techniciens pour discuter avec des partenaires sociaux; des discussions au cours desquelles il y a eu des moments où les techniciens ont dit pour telle proposition, il est bon que nous nous referons à notre hiérarchie pour revenir. Et le lendemain, ils sont revenus avec de nouvelles propositions. Vraiment, nous avons du mal à comprendre qu’on ait à discuter avec des techniciens tandis que le principal concerné est là», s’est indigné Souleymane Badiel, SG du F-Synter.

Pour ce qui est d’une éventuelle prise d’otage des examens de fin d’année, la représentante du SG du Synateb, Marie Yonli, a indiqué que leur lutte est loin d’être une prise d’otage et en veut pour preuve le déroulement des examens sportifs qui ont débuté le 2 mai dernier. «Si c’était une prise d’otage, on allait dire à nos camarades de sursoir aux examens sportifs d’abord donc nous sommes loin de prendre en otage les examens», a-t-elle martelé.

Elle tient pour responsable le ministère si toute fois il y a blocage au niveau des examens. «C’est le ministère qui a fait que nous sommes arrivés là et nous l’interpellons, vu que nous sommes à l’orée des examens. Nous ne serons pas responsables s’il arrivait qu’il y ait blocage au niveau des examens. Nous ne voulons pas prendre en otage les examens cependant, ça serait à notre corps défendant si le Mena nous conduit à cela. Nous n’avons pas de délai pour la lutte mais, la situation commande que les choses puissent aller le plus rapidement possible pour que les militants soient situés sur les bases de traitements au cours de ces examens. De toute façon, c’est le terrain qui commande la manœuvre et dans les jours à venir, nos bases pourront peut-être donner une autre direction si les choses n’évoluent pas», a expliqué dame Yonli

Et la Coordination des syndicats d’indiquer qu’il urge pour le gouvernement de clore cette question dans un «très bref délai si sa préoccupation est d’organiser les examens de la session de 2017 dans le calme nécessaire à leur bon déroulement».

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