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Cybercriminalité: une opération policière internationale démantèle un réseau de cybercriminels ayant fait plus de 40 000 victimes dans le monde
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Burkina: 88 conventions à hauteur de 1 176 milliards de F CFA signées en 2018 (Discours sur la situation de la nation)
Burkina: le Premier ministre Dabiré a exposé ce jeudi 16 mai son discours sur la situation de la nation, pour lui le bilan est plutôt satis
Niger: 17 militaires tués et 11 autres  portés disparus au cours d'une embuscade à Baley Beri, près de la frontière avec le Mali

POLITIQUE

Grande première depuis sa création en 1995, la Haute Cour de Justice, juridiction d’exception, va siéger à partir de ce jeudi 27 avril en principe, pour juger les membres du dernier gouvernement de Luc Adolphe Tiao. L’ex Premier ministre et 26 de ses ministres devront comparaître devant la haute juridiction pour leur présumée implication dans les évènements ayant conduit à l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et la mort de manifestants qui en a découlé.


Seuls Yacouba Ouédraogo, l’ex-ministre des Sports, et Clotilde Ki Nikiema, alors ministre délégué au Budget, ont bénéficié d’un non-lieu au terme de l’instruction de ce dossier: ils étaient absents lors du conseil extraordinaire du 29 octobre 2014. Sur les 32 autres ministres accusés, 26, dont Luc Adolphe Tiao, ont été entendus en septembre 2016 puis placés sous contrôle judiciaire. En revanche, six des coaccusés, tous visés par un mandat d’arrêt international, manqueront à l’appel, à commencer par Blaise Compaoré, exilé à Abidjan, où il a acquis la nationalité ivoirienne. Poursuivi en tant que ministre, Blaise Compaoré ne sera donc pas dans le box des accusés.

En l’absence de ce dernier, son  ex-Premier ministre et ses ministres comparaîtront devant la Haute Cour de Justice pour répondre des chefs d’accusation d’homicide volontaire, de blessures volontaires ou de complicités de ces deux infractions dans le cadre de la répression de l’insurrection populaire.

Les accusés risquent des peines allant de 10 à 20 ans de prison, et ceux qui seront effectivement condamnés purgeront leur peine à la Maco. Les ex-ministres qui ont fui le territoire seront jugés par contumace. C’est le cas par exemple de Blaise Compaoré. Mais une fois leur culpabilité établie, la justice pourrait adresser des demandes d’extradition afin qu’ils viennent purger leurs peines au bercail.

Il y aura du beau monde au prétoire à l’occasion de ce procès pour défendre les accusés, selon notre confrère L’Observateur Paalga. Luc Adolphe Tiao sera défendu par un bataillon d’avocats dont le doyen Me Titinga Frédéric Pacéré, Me Antoinette Ouédraogo et Me Armand Bouyain. Jérôme Bougouma a pour avocats me Anna Ouattara et Me Paulin Salembéré.  Me Mamadou Traoré, Me Dieudonné Bonkoungou et Me Armand Bouyain constituent le conseil du ministre Alain Edouard Traoré.

Le ministre Bongnessan Arsène Yé sera défendu par Me Dieudonné Bonkoungou et Me Armand Bouyain, tandis que Me Halidou Ouédraogo est constitué auprès de Nestorine Sangaré. Le ministre Arthur Kafando est assisté de Me Mamadou Sombié.

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