Aujourd'hui,
URGENT
Crise à l’UPC: Zéphirin Diabré invite les militants au calme
Justice militaire : le commissaire du gouvernement a fait appel de la liberté provisoire accordée à Djibril Bassolé.
Côte d’Ivoire: Tiken Jah Fakoly envisage de rendre visite aux prisonniers politiques. 
Catalogne : le président régional, Carles Puigdemont, opte pour un dialogue avec Madrid.
Kenya:  l'opposant Raila Odinga annonce son retrait de la présidentielle du 26 octobre.
Economie:  l’ex footballeur français Lilian Thuram rejoint le camp des activistes anti-franc CFA.
Culture: Alassane Ouango installé en tant que nouveau directeur général du Musée national.
Mondial 2018: Le Burkina battu par l’Afrique du Sud (1-3).
Putsch manqué de sep: L'audience de confirmation des charges des 107 inculpés renvoyée au 25 octobre
Politique nationale: Saran Sérémé quitte la présidence du PDC

POLITIQUE

L’opposition politique burkinabè regroupée derrière le cadre de concertation du Chef de file de l’opposition (CFOP) a décidé de réunir ses militants et sympathisants le samedi 29 avril prochain à la Maison du peuple de Ouagadougou pour un meeting pour partager avec eux son analyse de la situation nationale et évoquer les perspectives de son combat démocratique. L’information a été donnée au cours d’une conférence de presse ce jeudi 20 avril au siège du CFOP.


Ce meeting du 29 avril, selon le Chef de file de l’opposition, Zéphirin Diabré, brillera par un certain nombre de particularité. Aux dires de M. Diabré, c’est la première fois depuis la fin de la Transition que l’opposition politique dans son ensemble organise un rassemblement public. «Jusque-là, nous nous sommes contentés de conférences de presse, de déclarations écrites ou orales, ou de la publication de mémorandums. C’est donc une nouvelle étape dans le combat que mène l’opposition politique pour un meilleur devenir des populations burkinabè», a-t-il dit.

Autre particularité de ce meeting : il survient dans un contexte « épouvantable » pour les Burkinabè. Pour le chef de file, face à tous les maux que vivent les Burkinabè et qui font craindre des lendemains de chaos, l’opposition a rédigé deux mémorandums: l’un à trois mois du pouvoir et l’autre à une année. «Les analyses pertinentes contenues dans ces documents ont été balayées du revers de la main par les tenants du pouvoir qui n’ont trouvé mieux que de nous traiter de fils indignes du Burkina Faso et de putschistes», a-t-il indiqué.

La dernière particularité c’est que l’opposition va publier une plateforme minimale autour de laquelle son combat sera organisé. Selon M. Diabré, l’opposition a réussi à dégager des positions minimales communes sur les grandes questions qui touchent à la vie de la nation; celles-ci constituent la plateforme de combat démocratique et sera dévoilée le 29 avril. «En plus de solidifier notre vision commune, cette plateforme nous servira désormais de référentiel pour juger le travail du pouvoir du MPP.»

Par ailleurs, le chef de file dit avoir été surpris de constater que ce meeting, qui est un exercice banal, semble empêcher le pouvoir de dormir. En effet, il a laissé entendre qu’une «certaine fébrilité a gagné le parti au pouvoir depuis l’annonce du meeting et des actions tous azimut sont entreprises pour soit disant le boycotter. Aussi, des leaders de partis politiques d’opposition m’ont informé qu’ils ont été approchés par des émissaires du MPP qui leur demandent de faire des déclarations pour se désolidariser du meeting».

Par conséquent, M. Diabré invite les jeunes à ne pas «se laisser berner par des gouvernants amateurs qui redoutent la colère du peuple» mais, leur donne rendez-vous le samedi 29 avril prochain à la Maison du peuple pour «rappeler vigoureusement à nos dirigeants qu’ils ont été élus pour s’occuper des problèmes des Burkinabè».

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir