Aujourd'hui,
URGENT
Mauritanie: le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, prend part ce mardi 30 juin 2020 à à un sommet G5 Sahel-France. 
Tchad: le président Idriss Deby élevé au rang de Maréchal par les députés. 
Burkina: le gouvernement commande 2 700 tonnes de riz pour faire face à la crise humanitaire.
Santé: la République démocratique du Congo déclare la fin d'Ebola à l'est du pays. 
Burkina: le musicien Smarty devient le tout premier Ambassadeur de bonne volonté́ de l’Unicef au Burkina. 
Burkina: le gouvernement et ses partenaires vont injecter 5,2 milliards FCFA dans 12 projets afin de promouvoir l’agriculture contractuelle
Fichier électoral  : le top départ pour l'enrôlement du Centre donné, les équipes d'enrôlement vont officier sur la région du 23 juin au 9 juillet 2020
Burkina: lancement ce 23 juin 2020 des examens franco-arabes du CEP et BEPC. 12 500 candidats concernés par les deux examens.
Covid-19: le grand pèlerinage à la Mecque (Arabie saoudite) aura lieu, mais avec un nombre "très limité" de fidèles. 
Covid-19: le porte-parole du gouvernement, Remi Dandjinou annonce la réouverture prochaine des frontières terrestres et aériennes du Burkina

POLITIQUE

Depuis le 21 février dernier, le Conseil supérieur de la communication (CSC) a entrepris une série de rencontres de concertation avec les médias sur le traitement de l’information liée à la question de la sécurité au Burkina Faso. Et au cours de ces rencontres, le CSC et les medias se sont mis d’accord sur un diagnostic à savoir que le traitement de l’information dans les medias «pêche». Ce lundi 3 avril 2017, la présidente de cette institution, Nathalie Somé, et ses collaborateurs ont été reçus par le ministre de la Sécurité, Simon Compaoré, pour aborder cette question.


De cette série de concertations avec les medias, Nathalie Somé a laissé entendre que c’est à l’unanimité que les hommes de medias ont reconnu qu’il faut un recadrage dans le traitement de l’information afin de pouvoir appuyer et soutenir les efforts du gouvernement dans la résolution des problèmes de sécurité que notre pays. «Ce sont les journalistes eux-mêmes qui ont fait des recommandations et parmi ces recommandations, il y a des solutions qui ne relèvent pas uniquement du CSC, notamment la question de l’accès à l’information sécuritaire et celle de la formation. Comme vous le savez, il est question de secrets militaires, et c’est de toutes ces questions que nous sommes venus discuter avec le ministre de la Sécurité et voir comment nous pouvons mieux prendre en charge la question de traitement de l’information», a expliqué la présidente.

Elle a par ailleurs déclaré que son institution et le ministère de la Sécurité ont mis en place un programme d’urgence média et sécurité qui verra le jour à la mi-avril. «Avec le ministre, nous nous sommes mis d’accord sur un programme d’urgence média et sécurité que nous allons incessamment lancer et probablement à partir du 14 de ce mois. Dans ce programme, il y a plusieurs activités telles que de l’information à la sensibilisation en passant par la formation.»

La présidente du CSC a saisi cette occasion pour lancer un appel à l’endroit des journalistes. Pour elle, «le beau journalisme c’est le journalisme qui pousse à la roue du développement» et d’expliquer que: «nous avons toujours dit qu’on ne peut pas parler d’une communication respectueuse des règles si nous perdons de vue des valeurs cardinales telles que le patriotisme, la solidarité, l’unité nationale et bien d’autre choses. Ne perdons pas de vue ces valeurs sinon nous faisons le lit des terroristes en ce qui concerne les questions sécuritaires

Elle dit être heureuse d’apprendre qu’au niveau du ministère de la Sécurité, une série de formations se déroulent actuellement à l’endroit des journalistes sur le traitement de l’information en période de crise car, c’est une des recommandations forte des journalistes.

Le ministre de la Sécurité, Simon Compaoré, a salué la démarche du CSC. Selon lui, «la guerre asymétrique que les terroristes nous imposent commande que nous ayons avec nous l’ensemble des communicateurs, des hommes et femmes de presse de notre pays pour nous accompagner; sinon, il sera difficile pour nous de pouvoir compter nos victoires». Pour lui, cette formation des journalistes vient à point nommé car, «c’est nécessaire par ce que les journalistes n’ont pas le même niveau de formation et peut être que certains font certaines choses inconsciemment et cela gâte beaucoup de choses». Pour cela, souligne-t-il, «il faut compter aussi avec l’appui et l’apport de ces hommes de medias».

Pour ce qui est des informations diffusées sur les réseaux sociaux, Simon Compaoré a affirmé qu’il y a une réflexion en cours. Néanmoins, il exhorte les journalistes à toujours vérifier l’information des réseaux sociaux avant de les reprendre dans leurs medias.

Ylkohanno Somé

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