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POLITIQUE

Dans l’interview qu’elle a bien voulu nous accorder alors qu’elle est à mi-chemin de son mandat unique de cinq ans, la présidente du Conseil supérieur de la communication (CSC), Nathalie Somé, est revenue sur l’adoption du plan stratégique 2017-2021 comme référentiel de cette institution pour la période considérée. Explications.



Fasozine: Qu’est-ce qui préside à l’adoption du plan stratégique 2017-2021 comme référentiel du CSC pendant cette période?
Nathalie Somé: Ce plan stratégique procède de la vision et de l’ambition que nous avons pour cette institution. Aussi, nous sommes-nous donné une feuille de route pour les concrétiser. D’un coût total d’environ 9 milliards de francs CFA, le plan stratégique 2017-2021 est un document de planification axé sur le développement institutionnel du CSC. Nos devanciers ont réussi un énorme travail d’ancrage institutionnel, et nous nous devons de leur rendre hommage en achevant les chantiers laissés en latence, dont celui du développement institutionnel, c’est-à-dire l’amélioration des capacités opérationnelles du CSC.

Ce budget de 9 milliards de francs CFA n’est-il tout de même pas énorme dans le contexte économique du Burkina d’aujourd’hui?
Bien au contraire, nous craignons que cela devienne insuffisant si la mise en œuvre arrivait à prendre du retard, car les prix sur le marché ne sont pas toujours stables.
Dans ce plan stratégique, le CSC qui fonctionnait avec un seul programme, opère désormais sur deux programmes. Le deuxième programme, à savoir le développement institutionnel prend en compte le plan d’opérationnalisation de la déconcentration du CSC. Il consiste à réaliser les infrastructures immobilières dans les dix autres régions du pays, à équiper ces délégations régionales en matériels techniques de haute qualité pour pouvoir assurer le monitoring.
Le financement de ces deux volets — infrastructures immobilières et équipements — est à lui seul de l’ordre de 3,6 milliards de franc CFA pour l’un et 4,5 milliards de francs CFA pour l’autre, soit un total de 8 milliards de francs CFA.
Ces investissements s’étalent sur cinq ans, et permettent d’anticiper sur les besoins des dix à vingt années à venir, en termes de régulation de la communication au Burkina Faso.

Ce plan ambitionne de faire du CSC, à l’horizon 2021, une institution moderne. Est-ce à dire que ce n’est pas encore le cas?
Tout est perfectible en ce bas monde! Les défis actuels du CSC ne sont pas ceux qui prévalaient à sa création. Afin de ne pas naviguer à vue, il nous fallait ce plan et c’est également l’importance du plan que de fixer un cap, celui qu’exprime notre vision. Le CSC a ses réussites actuelles mais nous avons davantage d’ambitions pour cette institution qui devrait évoluer avec son temps.

Interview intégrale à lire dans Fasozine N°68, Mars-Avril 2017, actuellement en vente dans vos kiosques

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