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Classement Fifa: Les Étalons du Burkina 6e en Afrique et 44e dans le monde 
Burkina: la production céréalière prévisionnelle de la campagne agricole 2017-2018 estimée à 4 552 273 tonnes.
Burkina: la production céréalière en baisse de 0,32% par rapport à la campagne agricole précédente.
Burkina: la production céréalière en baisse de 1,01% par rapport à la moyenne des 5 dernières années. 
Burkina: les productions céréalières prévisionnelles rapportées aux besoins de consommation font ressortir un déficit brut de 72 677 tonnes
Campagne agricole: près de 3 millions de Burkinabè seront en situation d'urgence alimentaire
La Haye: Ratko Mladić condamné à la prison à perpétuité
Campagne agricole: 17 provinces déficitaires (Conseil des ministres)

L’ambassadeur du Burkina Faso Jacqueline Zaba a signé la Charte Internationale de l’Energie en présence du secrétaire général Urban Rusnák et de l’ambassadeur néerlandais Wepke Kingma, représentant permanent adjoint du Pays-Bas auprès de l’UE.

POLITIQUE

L’ambassadeur du Burkina Faso en Belgique et auprès de l’Union européenne (UE), Mme Jacqueline Zaba a signé jeudi 16 mars 2017 à Bruxelles, la Charte Internationale de l’Energie faisant de notre pays un membre de cette instance de coopération en matière énergétique.

L’accès à l’énergie demeure une arlésienne pour des millions de Burkinabè. Par des interconnections électriques avec des pays voisins comme le Ghana et la Côte d’Ivoire mais aussi en intensifiant et diversifiant la production nationale, le Gouvernement du  Burkina Faso souhaite réduire la fracture énergétique.  C’est toujours dans la recherche de solutions aux problèmes énergétiques du pays, que le Burkina Faso a décidé d’adhérer à la Charte Internationale de l’Energie. Ce jeudi 16 mars 2017 à Bruxelles, l’ambassadeur Jacqueline Zaba a signé  l’acte d’adhésion du Burkina Faso à cette Charte en présence de plusieurs hauts responsables de cette institution multilatérale parmi lesquels son secrétaire général, le Slovaque Urban Rusnák.

Cette adhésion permettra à notre pays d’avoir voix au chapitre sur les débats qui se mènent dans le monde sur les questions énergétiques. Cette signature qui devrait ensuite être ratifiée par l’Assemblée nationale permettra au Burkina Faso de solliciter auprès du Secrétariat général de la Charte des accompagnements techniques afin d’atténuer sa fragilité en matière d’accès à l’énergie. En adhérant à la Charte, le Burkina Faso s’engage à offrir un cadre stable et transparent pour attirer des investissements dans le secteur énergétique ainsi que la reconnaissance et le soutien des organisations multilatérales pour le développement.

Aussi, notre pays pourrait-il également solliciter l’accompagnement technique du secrétariat général de la Charte pour obtenir des financements auprès d’Etats ou d’organisations multilatérales comme l’Union européenne. D’ailleurs, la Charte Internationale de l’Energie, qui est non contraignante a été conçue à la suite de la mise en place de la Charte Européenne de l’Energie qui permet aujourd’hui aux pays d’Europe de l’Ouest, de l’Est ou du Centre d’avoir une coopération étroite en matière d’échanges énergétiques.

Le Secrétariat général de la Charte Internationale de l’Energie a aussi pour crédo d’appuyer des organisations comme la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (CEDEAO) ou l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) à renforcer la coopération sous-régionale ou régionale en matière d’accès à l’énergie.

En signant la Charte, Mme Zaba a rappelé que le Burkina Faso est conscient de l’importance de l’énergie pour accompagner le développement durable des pays en voie de développement dans lesquels les déficits énergétiques sont à des niveaux très alarmants. Dans un pays comme le nôtre, seulement 18,83% de la population a accès à l’énergie électrique et le fossé est encore grand entre zones urbaines et rurales où respectivement 59,88% et 3,06% des habitants utilisent le courant. «Sans énergie à coût raisonnable, l’Afrique ne pourra aucunement passer à la transformation des matières premières dont elle regorge. Sans cette transformation des matières premières, il ne sera pas possible de réaliser l’industrialisation qui est un passage obligé vers le développement», a indiqué l’ambassadeur du Burkina Faso auprès de l’UE.

Elle a dit que la Charte Internationale de l’Energie ouvrait des opportunités de coopération avec d’autres pays pour un accès à des services énergétiques modernes, une réduction de la pauvreté énergétique, une économie verte et une énergie propre.

Après l’UE, et les pays d’Europe de l’est et du Centre, d’Asie et d’Amérique, les pays africains commencent à trouver leurs intérêts dans cette organisation. Les pays du Maghreb y ont déjà adhéré. En Afrique subsaharienne des organisations multilatérales comme la CEDEAO qui a mis en place son Système d’échanges d’énergie électrique ouest-africain (EEEOA), plus connu sous l’appellation West African Power Pool (WAPP) a adhéré à la Charte ainsi que le G5 Sahel qui regroupe le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad.

Sur le plan bilatéral, le Burkina Faso est le quatrième pays ouest-africain a adhéré à la Charte. Le Nigéria l’a signé le 7 mars dernier. Il était déjà devancé par le Bénin et le Sénégal.
Au total, 70 pays ont adhéré à la Charte Internationale de l’Energie à ce jour.


Romaric Ollo HIEN
Ambassade du Burkina à Bruxelles

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