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Francophonie 2017: jeunesse, sport et culture pour témoigner de la solidarité francophone
Côte d'Ivoire: la brigade de gendarmerie d’Azaguié (41 km au Nord-Est d’Abidjan) attaquée tôt ce samedi par des individus armés.
Football: les Etalons cadets trébuchent d’entrée face au Liban en football (1-1) aux 8e Jeux de la Francophonie.
Dédougou : un célibataire de 44 ans et père de 35 enfants écope de 12 mois de prison avec sursis pour escroquerie.
Bobo-Dioulasso: le régisseur de la commune condamné à 10 ans de prison pour le détournement de plus de 134 millions de FCFA.
EMTO: La 10ème promotion des stagiaires en maintenance des matériels de télécommunication a achevé son stage ce 21 juillet.
Politique: l'Union pour le progrès et le changement (UPC) inflige un blâme au député Palenfo Kodjo Jacques pour indiscipline.
Politique: le député Kiemdé R. Albert Elysée exclu de l'Union pour le progrès et le changement pour indiscipline et haute trahison.
DGI: les deux syndicats du Trésor et des Impôts (SATB SNAID) décident de suspendre leur mot d'ordre de sit-in (WatFM).
Côte d'Ivoire : 4 000 athlètes de 53 Nations attendus à Abidjan pour les Jeux de la Francophonie.

POLITIQUE

La Coalition pour la démocratie et la réconciliation nationale (Coder), regroupement politique de partis d'opposition, lance, dans les lignes qui suivent, un appel au sursaut national face à la une série d’attaques terroristes auxquelles le Burkina Faso fait face.


« Le Burkina Faso entame, malheureusement, la nouvelle année 2017 comme celle de 2016 par une série d’attaques terroristes. Cette situation récurrente à laquelle fait face notre pays suscite au sein des populations une grande inquiétude et une psychose généralisée. Aux multiples attaques des positions de nos Forces de Défense et de Sécurité se succèdent aujourd’hui celles dirigées vers nos populations civiles. Les dernières en dates sont celles du poste de police et de la mairie de Tongomayel, dans la nuit du lundi 27 au mardi 28 février 2017 et plus récemment, le vendredi 03 mars 2017, celle de l’école primaire de Kourfayel faisant malheureusement deux victimes dont le Directeur de l’école Salifou BADINI dans l’enceinte même de l’établissement et devant les élèves.

La CODER voudrait en ces moments de douleurs profondes traduire toutes ces condoléances, toute sa solidarité et sa compassion aux familles éplorées et aux populations de ces localités. C’est aussi le lieu pour la CODER de faire une mention spéciale à ces femmes et à ces hommes (les enseignants, les FDS, le personnel de l’administration publique et privée, ...) qui au risque de leur vie mènent le combat pour un meilleur Burkina Faso dans le sahel.

Le niveau d’insécurité jamais atteint dans notre pays avec un fort risque de partition de notre territoire, commande que les filles et les fils du Burkina Faso dans un élan de solidarité et de patriotisme conjuguent l’amour pour notre patrie et les valeurs humaines qui sont les nôtres pour faire face à ces actes d’un autre âge. 

La CODER déplore cette situation dans laquelle, pendant que certains tiennent des discours populistes et tentent de masquer leurs incapacités à résoudre les problèmes d’insécurité, des citoyens continuent de payer un tribut trop cher.

La CODER déplore également le fait que Le Directeur de l’école de Kourfayel, mort sur le champ de bataille, ait été inhumé quasiment dans l’anonymat sans la présence ne serait-ce que d’un membre du gouvernement. M. Badini mérite les mêmes égards et honneurs que tous les fils et filles de notre pays morts en martyrs.

Au regard des incohérences entre ce qui est dit et ce qui est fait par le gouvernement, qui par ailleurs n’enlève rien à la volonté et à la détermination de notre peuple, il serait plus judicieux, dans l’intérêt de notre nation, que Le Chef de l’État, SEM Rock Marc Christian KABORE en tant que PREMIER COMMANDEUR pose des actions volontaristes et immédiates pour que la sécurité des personnes et des biens des Burkinabè soit effective sur toute l’étendue du territoire national.

Ce faisant, la CODER lance un appel à un sursaut national, au patriotisme que nous exprimons à chaque fois que nous entamons notre hymne national et la terminons par : « LA PATRIE OU LA MORT, NOUS VAINCRONS ! ». Car convaincu que la question de sécurisation de notre territoire ne saurait être l’affaire d’une seule personne, ni d’une partie de la population. La contribution citoyenne est celle même qui détermine l’avantage que doit avoir un État face à ces terroristes.

Ces dures épreuves que notre nation traverse nous invitent à faire de la réconciliation des filles et des fils une priorité. Nous sommes convaincus qu’il n’y a aucune autre alternative pour nous Burkinabè et peuples vivants dans ce beau pays que d’accepter à nouveau de nous parler, d’évacuer nos frustrations, de panser nos plaies, en somme de nous faire à nouveau confiance et de nous réconcilier avec nous-mêmes.

Du reste, la CODER reste convaincue que la marche glorieuse de notre nation pour son développement ne pourrait être stoppée d’aucune façon que ce soit, encore moins par la barbarie terroriste sans fondement.»


Justice-Réconciliation-Paix

Me Gilbert Noël OUEDRAOGO
Commandeur de l’Ordre National


   

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