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POLITIQUE

Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Siméon Sawadogo, a échangé avec les responsables des partis politiques lundi 6 mars 2017. Un moment qui a permis à chacune des partie d’être située sur les questions que suscite la reprise des élections municipales ou régionales dans certaines localités.


Pour le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, initier une telle rencontre revêt d’une grande importance, surtout quand on sait le rôle combien important que doivent jouer les partis politiques dans le développement et la paix sociale. « Ils (les partis politiques) doivent animer la vie politique. Ils doivent former et informer leurs militants sur la vie de la nation et sur les questions politiques, admet Siméon Sawadogo avant d’ajouter, si vous allez à des élections, qu’elles soient partielles ou complémentaires, vous avez le devoir d’impliquer les partis politiques. »

Cette implication à laquelle il fait référence prend en compte le fait que lesdites formations politiques devraient être à mesure de pouvoir aider à une meilleure organisation de ces élections.  Comme le souligne le ministre, il s’agira de concourir à « juguler les raisons pour lesquelles ces conseils municipaux n’ont pu fonctionner jusqu’à présent. Ou qui ont engendré la non-tenue des élections. »

Après environ une heure et demie d’échanges, selon Siméon Sawadogo, il a été passé au peigne fin les enjeux qui se prêtent à l’ensemble des acteurs intervenant dans le processus électoral. Cela, à en croire M. Sawadogo, vise à aboutir à l’organisation d’élections apaisées, qui permettront de participer au développement des collectivités à la base. C’est en ce sens, qu’il a tenu à préciser que « le gouvernement, pour sa part, ne ménagera aucun effort pour la bonne tenue de ces élections qui permettront à l’ensemble des collectivités territoriales de se doter d’exécutifs fonctionnels. »

Les partis politiques disent avoir suivi l’intervention de leur ministre de tutelle avec beaucoup d’attention. C’est en substance ce qui ressort des propos de Me Gilbert Ouédraogo, président de l’ADF-RDA. Cependant, tout en prêtant une oreille attentive aux dires du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, les principaux acteurs de la vie politique nationale n’ont pas manqué de soulever des inquiétudes.

Lesquelles inquiétudes sont liées « au contexte actuel, mais également à la question des délais pour le dépôt des dossiers de candidature. L’autre aspect est le cas des communes comme Bouroum-Bouroum, Zogoré et autres, où on parle d’élections complémentaires. Ici nous nous posons la question à savoir si de nouveaux dossiers seront admis ou pas.»

Des éléments de réponse ont été donnés à ces craintes évoquées par les responsables des partis politiques, qui ont, sur le champ, salué cet acte. En définitive, il est ressorti que le dernier mot reviendra à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), quant aux dispositions pratiques à prendre dans le cadre de la reprise de ce scrutin.
Cette rencontre était également le cadre pour qu’ait lieu la traditionnelle prise de contact entre le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, qui a intégré le gouvernement en février, et les différentes formations politiques.    
 

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