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POLITIQUE

Michaëlle Jean, la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), présente à Ouagadougou dans le cadre  d’une visite de travail, a eu une séance avec le Premier ministre burkinabè, Paul Kaba Thiéba et quelques ministres de son gouvernement ce jeudi 2 mars 2017. A l’issue de cet entretien entre les deux délégations, la première responsable de l’OIF a indiqué que son organisation demeurera  un partenaire privilégié du Burkina Faso.


L’OIF est et demeurera aux côtés du Burkina Faso pour l’opérationnalisation du Plan national de développement économique et social (PNDES), le nouveau référentiel du développement du Burkina. La responsable de l’OIF a dit toute sa confiance et l’estime qu’elle a envers le peuple burkinabè et elle est consciente que le pays atteindra ses objectifs de développement avec le PNDES car étant « un plan extrêmement solide et bien articulé ». C’est d’ailleurs pour cette raison que l’OIF a fait un plaidoyer auprès des organisations internationales et pays partenaires du Burkina pour un financement dudit plan lors de la conférence des bailleurs tenue à Paris en décembre 2016.

« Les pays et les organisations internationales dans une attitude de confiance se sont engagées de manière très conséquente c'est-à-dire que le Burkina est arrivé à dépasser le seuil de ses attentes. Grace aussi au travail de plaidoyer de l’OIF, des partenaires comme des institutions et des investisseurs privés  étaient enthousiasmés de soutenir le Burkina. Tous cela à cause du combat qui s’est tenu ici au nom de la démocratie, des libertés, de l’Etat de droit. (…) C’est une posture qui a été exemplaire et nous avons voulu faire en sorte que cela aussi dégage un climat de confiance », a-t-elle indiqué.

Cependant pour elle, pour que les investisseurs viennent au Burkina, il faut que les institutions soient fortes et que le climat soit apaisé. « Ce climat de confiance doit se vivre aussi à l’intérieur c'est-à-dire porté par la population qui sent que ces aspirations sont attendues et que la société civile fait partie de forces vives avec lesquels l’on travaille… » a t-elle précisé.

Le ministre en charge des Affaires étrangères, Alpha Barry s’est dit réjoui de l’état de la coopération entre le Burkina Faso et l’OIF. Et cette coopération est axée sur les secteurs clés comme la culture, l’éducation, la recherche, la justice, etc. : « Nous nous réjouissons de l’engagement de la secrétaire générale de l’OIF, Michaëlle Jean d’aller au-delà de ces secteurs classiques vers des secteurs porteurs d’emploi, de créativité et d’innovation. Nous avons ciblé par exemple cette année, un accord sur l’emploi et l’entreprenariat pour les femmes et les jeunes. (…) il faudrait aussi remercier l’OIF pour l’accompagnement politique dont nous avons bénéficié pour être là aujourd’hui avec des institutions qui fonctionnent ».

Pour le chef de la diplomatie burkinabè, le plaidoyer de l’OIF en faveur du Burkina concerne également des secteurs comme la justice, la réconciliation et surtout le niveau sécuritaire du pays dans sa partie nord. Un plaidoyer dirigé vers les pays influent de l’organisation.

Au cours de cette visite de travail, Mme Jean participera  au symposium international sur le dialogue des religions et des cultures qui se tient dans la capitale burkinabè ce vendredi 3 mars 2016. Elle pendra  également part à quelques activités de  la 25e édition du Fespaco, dont son institution est partenaire.

Dimitri Kaboré

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