Aujourd'hui,

L’audience de ce jeudi 12 janvier 2017 était censée être consacrée au réquisitoire du commissaire du gouvernement et aux plaidoiries des avocats de la défense. Mais au début de l’audience, les avocats ont demandé au tribunal un renvoi en vue de mieux préparer leur mémoire en défense. Renvoi qui ne posait pas également problème au parquet militaire. A cet effet donc, le président du tribunal, Seydou Ouédraogo, a renvoyé le procès au lundi 16 janvier prochain.

Une délégation de l’UPC a rencontré les responsables de la FAIB

L’Union pour le progrès et le changement (UPC), parti du chef de file de l’opposition estime dans ce communiqué que les préoccupations des ulémas à propos du projet de loi portant sur les libertés religieuses au Burkina Faso sont justes et fondées et ce projet de loi est porteur de germes de division et de discrimination entre les citoyens et parmi les croyants.

Le procès du caporal Madi Ouédraogo et de 28 autres, inculpés pour association de malfaiteurs et détention illégale d’armes à feu et de munitions de guerre, suit son cours au tribunal militaire de Ouagadougou. Au cours de cette journée du mercredi 11 janvier 2017, le tribunal a entendu deux témoins cités par les avocats et a procédé à la présentation des sept pièces à conviction dont l’entièreté est constituée d’armes et de munitions.

Le Caporal Madi Ouédraogo, cerveau présumé de l’affaire du projet d’attaque de la Maison d’arrêt et de Correction des armées (MACA) a comparu ce Mardi 10 janvier 2016 devant le tribunal. Il a réfuté les faits à lui reprochés à savoir l’association de malfaiteurs et la complicité de détention illégale d’armes à feu et de munitions de guerre. Pour ce dernier, tout cela est un « complot monté de toutes pièces par le général Zida ».


« Je voudrais, monsieur le président, que vous m’autorisiez à m’exprimer de long en large sur cette affaire parce que j’ai attendu que le peuple veut la vérité sur cette affaire », a-t-il dit d’emblée à la barre lors de sa comparution. Pour lui, toute cette affaire est liée au fait qu’il a refusé d’exécuter une mission à lui confiée en juin 2015 par le général Zida. Selon ses explications, le 18 juin 2015, une dizaine de soldats et lui-même ont été reçus par l’ancien Premier ministre de la Transition. Ce dernier leur aurait proposé d’assassiner les généraux Gilbert Diendéré et Djibril Bassolé et  l’actuel président de l’Assemblée nationale, Salifou Diallo, contre la somme de 60 millions de F CFA et une villa.

« Pour ma part, je lui ai dit que je n’allais pas le faire et nous n’allons pas le faire parce que cela va à l’encontre de l’éthique du soldat que nous avons apprise au Groupement d'instruction des forces armées (Gifa). Face à notre refus, il a retoqué en disant de ne pas avoir peur car Diendéré et Bassolé ont leurs mains tachés de sang donc si nous les tuons, les populations allaient nous applaudir. Salif Diallo parce qu’étant un politicien, il pouvait contrecarrer son plan de révolution avec ces nombreux militants », a déclaré Madi Ouédraogo toujours à la barre.

Et face à son refus, il a été une nouvelle fois convoqué le lendemain chez Zida, qui serait « son oncle » selon ses propres termes. Là également, il a manifesté son refus alors que l’intéressé lui a donné des garanties sur sa protection. Malgré tout, d’autres auraient après son départ « accepté de conclure le marché » avec le  général.

Selon le caporal Madi, à l’issue de cela, il aurait informé sa hiérarchie (Gilbert Diendéré) de cette manœuvre et ordre lui a été donné avec d’autres éléments de pister ceux qui auraient accepté cette mission. Et quelques jours après, ils ont réussi à arrêter des militaires non loin de la maison de Salifou Diallo avec des armes prêts à l’assaut. Et à l’en croire, la liste des militaires arrêtés serait entre les mains de Gilbert Diendéré.

Du lien avec l’attaque de la Maca
Pour lui, c’est à cause de son refus que Zida aurait monté ce complot pour se venger. Ayant perdu ses biens  avec d’autres frères d’armes au Camp Naaba Koom II à la suite de la dissolution du RSP, ils avaient eu l’idée de se rencontrer pour trouver des solutions afin de retrouver leurs biens perdus dans le camp. Et selon ses dires, il aurait perdu entre autres 4 bœufs, 5 béliers, une moto neuve et des réfrigérateurs. Donc l’ordre du jour de la réunion n’était juste qu’une concertation pour retrouver lesdits biens.

C’est à la veille de la réunion du 19 décembre 2015 à son domicile que quatre militaires, tous de l’Ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP) (Sergent Alexandre Yougbaré, caporaux Claude Ido, Rachidi Ouédraogo, et Dieudonné Ouédraogo)  lui aurait rendu visite.

Ces deniers  lui auraient dit qu’ils faisaient partie d’un complot de Yacouba Isaac Zida qui voulait créer des troubles le 29 décembre 2015, le jour de l’investiture du président Roch Marc Christian Kaboré. Mais eux, ils ont été évincés, raison pour laquelle ils voulaient l’informer afin qu’ils prennent des mesures. Dites mesures qui allaient permettre à tous ceux qui ont perdu des biens de les retrouver. « Sur une note qu’ils m’ont transmis et que je devais lire devant mes camarades le jour de la réunion pour avoir leurs avis, il y avait des mesures et elles consistaient à libérer les prisonniers de la Maca et à les installer à Naaba Koom II. Mais avant cela,  Nous devrions attaquer la poudrière de Yimdi pour récupérer des armes », explique toujours Madi Ouédraogo. Le jour de la réunion effectivement, il aurait porté l’information à ses frères d’armes qui se seraient fâchés car cela ne les intéressaient pas et que leur seul problème était la perte de leurs biens.

Et Pour Madi Ouédraogo, c’est le caporal Claude Ido qui était à la réunion qui aurait enregistré avec son téléphone portable les échanges  et les aurait transmis à un officier de l’armée du nom de Joachim Nana. Et c’est cet enregistrement qui le compromettrait ainsi  que ces autres frères d’armes.

A l’issue de cette narration et du refus de Madi Ouédraogo de reconnaitre les faits à lui reprochés, le commissaire du gouvernement, Alioune Zanré piqué au vif a accusé caporal Ouédraogo de mensonge : «C’est malsain de nourrir ce projet et jouer à la victime. Nous ne sommes pas d’accord», a-t-il martelé.
L’avocat du caporal, Michel Traoré est lui aussi monté à la charge contre l’accusation. « C’est un montage fait pour noyer mon client. Il s’agit d’une manipulation du début à la fin», clame-t-il.

Idem pour Me Christophe Birba, l’un des conseils de la défense qui affirme la thèse du complot : « La thèse du complot se confirme et je suis complètement dévasté. Je suis d’autant plus dévasté que le parquet à mon avis ne veut pas du tout découvrir la vérité (…) La thèse du complot s’est finalement confirmée parce que l’audition de Madi a révélé qu’il n y a pas eu d’entente. Il a clairement indiqué que c’est Ido Clause qui a fait la proposition d’attaquer la MACA. (…) Il y a eu effectivement complot contre Madi parce qu’il a refusé le projet du Général Zida ».

L’audience a été suspendue aux environs de 20 h15 minutes et elle se poursuit ce mercredi avec la suite  de  l’interrogatoire de Madi Ouédraogo, la présentation de pièces à conviction et la comparution de deux témoins cités par les avocats : Eric Kini et Abou Ouattara.   Les avocats de la défense demandent aussi la comparution comme témoin de Gilbert Diendéré, chef présumés des putschistes que les accusés auraient voulu libérer.


Dimitri Kaboré




 

C’est vers 18h que le cerveau présumé du groupe de militaires et civils accusé d’avoir eu l’intention d’attaquer la prison militaire a été appelé à la barre. Le caporal Madi Ouédraogo, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a  tout de suite nié les faits qui lui sont reprochés. Il a plutôt pointé du doigt l’ancien Premier ministre, Yacouba Isaac Zida qu’il a accusé d’avoir fomenté ce complot de toutes pièces.

Au lendemain des élections municipales du 22 mai 2016, la quasi-totalité des collectivités territoriales fonctionnent régulièrement. Mais il reste cependant « des difficultés de fonctionnement dans certaines d’entre elles », regrette Simon Compaoré. C’est justement pour résoudre ce problème que le ministre  a rencontré les partis et formations politiques ce mardi 10 janvier 2017. On peut retenir de cette concertation que le scrutin sera repris dans certaines zones.

Le colonel Mamadou Bamba, celui-là même qui avait annoncé le coup d’Etat du Général Gilbert Diendéré le 17 septembre 2015, a été inculpé et mis sous mandat de dépôt ce lundi 9 janvier 2017 à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (Maco).


Selon le journal Courrier confidentiel qui donne l’information, «c’est le premier inculpé dans le dossier concernant l’étudiant Boukari Dabo assassiné en 1990 alors qu’il était en 7e année de médecine». Leader de l’Association nationale des étudiants burkinabè (Aneb), à la pointe des manifestations contre le pouvoir de Blaise Compaoré dans les années 90, Boukari Dabo a été enlevé et torturé à mort dans les locaux du «Conseil».

Vrai ou faux ? : certains de ceux qui l’ont connu sur le campus universitaire assurent qu’à l’époque, M. Bamba, étudiant en médecine et délégué CR de l’université, a joué un rôle dans la localisation des étudiants de l’Aneb facilitant leur capture par les militaires. A en croire le journal, dans le cadre de la procédure ouverte en 1999, plusieurs personnes, dont des anciens camarades de Boukari Dabo, ont été entendues. Mais l’instruction n’avait pas permis de parvenir à une inculpation.

Il faut noter que le colonel Bamba avait déjà été inculpé dans le dossier «Coup d’Etat du 16 septembre 2015» mais, avait par la suite bénéficié d’une liberté provisoire le 18 octobre 2016.

Les personnels du ministère de la Défense nationale et des anciens Combattants ont présenté leurs vœux de nouvel an à leur ministre de tutelle, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, chef suprême des Armées. C’était le 9 janvier 2017 à la faveur d’une cérémonie officielle organisée au sein du Ministère de la Défense nationale.

Les comparutions des 29 inculpés pour associations de malfaiteurs et détentions illégales d'armes à feu et de munitions de guerre se sont poursuivies ce lundi 9 janvier 2017 au tribunal militaire de Ouagadougou. Au troisième jour des interrogatoires, neuf personnes sont passées à la barre dont l'un des civils, Gilbert Guira accusé de détention illégale d’armes à feu et de munitions de guerre. Le présumé cerveau, Madi Ouédraogo comparait en principe ce mardi.

C’est suite à une demande  du Premier ministère que s’est ouverte ce lundi 9 janvier 2017 une session parlementaire extraordinaire. Cette première rencontre des élus nationaux avait pour but d’examiner entre autres des projets de loi « que l’agenda du gouvernement n’avait pas permis d’inscrire à l’ordre du jour de la session budgétaire 2016 », a résumé Salifou Diallo, président du Parlement.

Le Premier ministre burkinabè, Paul Kaba Thiéba, a reçu en audience le président du patronat de la République du Bénin, Sébastien G. Ajavon, dans l’après-midi du lundi 9 janvier 2017. C’était pour une visite de courtoisie et en même temps, pour redynamiser le partenariat public-privé entre le Burkina Faso et le Bénin.

Les 3, 4 et 5 mars prochain, se tiendra le deuxième congrès du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP). C’est en substance ce qui est ressorti de la session ordinaire du bureau politique national du parti au pouvoir, samedi 7 janvier 2016, à Ouagadougou. Ce fut également l’occasion pour les militants du parti « orange », de dresser le bilan de l’année écoulée, mais surtout de présenter leurs vœux au président par intérim Salifou Diallo.