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Kongoussi: la dépouille d’une adolescente de 12 ans, recherchée depuis 5 jours, repêchée dimanche du Lac Bam, la tête amputée (AIB).
Cameroun: 7 soldats formellement identifiés dans la vidéo d’exécutions de deux femmes et leurs enfants arrêtés (RFI)
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Burkina: 4 gendarmes et un civil tués dans l'explosion d'une mine artisanale dans l'Est du pays (AIB)
Soudan du Sud: le président Salva Kiir amnistie Riek Machar et des groupes armés (RFI)
Diplomatie: la Colombie reconnaît officiellement l’Etat de Palestine
Burkina: les inondations ont causé 4922 sinistrés et 7 décès du 1er mai au 7 aout 2018 (Ministère de la Solidarité nationale)

MONDE

Le mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha) a annoncé la mort d’un de ses fondateurs dans l’incendie « suspect » de sa maison, dans la nuit de samedi à dimanche à Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo. Une annonce faite ce dimanche 10 juin où ses camarades parlent d’acte criminel ayant entrainé d’un intrépide combattant.  

En attendant que l’origine de cet incendie soit connue, les militants de la LUCHA se posent beaucoup de questions : Que s’est-il alors passé pour que Nkululu ait trouvé la mort ? L’incendie était-il lié à un court-circuit électrique ? Une bonbonne de gaz ?

Déjà, ils privilégient la piste criminelle. C’est du moins, ce que confie Espoir Ngalukiye, un autre militant de la LUCHA à Goma, en ces termes : « Nous pensons que c’est criminel », car, précise-t-il, « Il n’y avait pas d’électricité cette nuit. Il n’avait qu’un panneau solaire. Ils avaient également fini avec la cuisson. Cela s’est passé vers minuit ». A en croire, M. Ngalukiye, « Il vivait avec sa sœur qui était à l’extérieur de la maison au moment de l’incendie. Il avait réussi à faire sortir quelques documents de valeur par la fenêtre, mais lui-même ne s’en est pas sorti ».

Selon Ghislain Muhiwa, l’un des responsables de ce mouvement des jeunes indignés basé à Goma (Nord-Kivu), « Luc Nkulula est décédé dans un incendie suspect dans sa maison, dans la nuit de samedi à dimanche ». Et d’ajouter, « Nous soupçonnons les ennemis de la démocratie et de la paix d’être responsables de cet acte lâche sur la personne de notre camarade, même si jusque-là, nous ignorons l’origine du feu ».

Sur le compte Twitter de la LUCHA, l’on a pu lire : « Tu étais l’incarnation même de notre intrépidité, de notre esprit rebelle, de notre amour sans borne pour le Congo ». Et Timo Mueller, chercheur sur la RDC à Human Rights Watch a écrit sur sa page Facebook : « Il était devenu l’une des icônes de la jeunesse congolaise ce jour du 22 décembre 2016 lorsqu’il s’est tenu debout sur un camion de police, le point levé comme pour défier la répression des manifestations par le pouvoir (contre la prolongation du mandat de Joseph Kabila, Ndlr) »

A noter que Luc Nkulula est l’un des fondateurs de la Lucha, un mouvement pro-démocratie farouchement opposé au maintien au pouvoir du président congolais Joseph Kabila, au-delà de la fin de son mandat, qui a expiré le 20 décembre 2016.

En mi-août 2016, il était le porte-parole de Lucha lors d’une audience à Goma avec le président Kabila. En effet, suite au glissement à deux reprises du calendrier électoral, la RDC vit depuis fin 2016 une crise politique aigue marquée notamment par des manifestations réclamant principalement le départ de Joseph Kabila dont le deuxième et dernier mandat a pris fin depuis 2016. Et Luc Nkulula reste jusqu’ici l’un des rares sinon l’unique à avoir dit en face à Kabila de jeter l‘éponge. C‘était lors d’une rencontre à Goma en 2016 entre le Chef de l’État congolais et une cinquantaine de membres de la LUCHA. Arrêté à plusieurs reprises, Nkulula n‘était pas de nature à reculer devant la répression ou l’intimidation.

Source: NOTREAFRIK