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MONDE

Condamné en première instance à 18 ans de prison pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, Jean-Pierre Bemba a été acquitté en appel, a décidé la Cour pénale internationale.

Emprisonné depuis plus de 10 ans à La Haye, Bemba a été reconnu coupable de deux chefs de crimes contre l’humanité (meurtre et viol) et de trois chefs de crimes de guerre (meurtre, viol et pillage). Ces crimes ont été commis lors de l’opération menée en République centrafricaine du 26 octobre 2002 ou vers cette date jusqu’au 15 mars 2003 par un contingent du Mouvement de Libération du Congo (MLC).

Il avait fait appel, de même que le procureur, qui réclamait 25 ans de prison. Ce vendredi, la chambre d'appel a tranché. Elle «annule la déclaration de culpabilité de Jean-Pierre Bemba» et «prononce l'acquittement de l'accusé car les sérieuses erreurs commises par la chambre de première instance font entièrement disparaître sa responsabilité pénale», a déclaré la juge Christine van den Wyngaert.

La majorité des juges d'appel ont donc décidé d'annuler la décision de la cour de première instance après avoir relevé de sérieuses erreurs dans le jugement, notamment dans la non prise en cause de circonstances atténuantes.

Mais pour autant, l’ancien vice-président et ex-chef rebelle congolais n'est pas tiré d'affaire: déclaré coupable d’atteintes à l’administration de la justice, il restera en prison, en attendant que la CPI se penche sur l'affaire.

Jean-Pierre Bemba avait été arrêté en Belgique en mai 2008, à la demande de la CPI. L’homme d’affaires y vivait en exil depuis sa fuite de Kinshasa, en 2007.