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Migration: le pacte de l’ONU sur les migrations adopté à Marrakech
11-Décembre: "L'occasion de rendre hommage à notre peuple travailleur et de saluer la mémoire des bâtisseurs de notre nation." (Roch Kaboré)
Royaume-Uni: Theresa May annonce au Parlement le report du vote sur l'accord de Brexit
RDC: Joseph Kabila n'exclut pas de se représenter en 2023 (RFI)
Burkina: l'abbé Théophile Naré nommé nouvel évêque du diocèse de Kaya par le Pape François ce 7 décembre 2018 (Officiel) 
Tchad: huit ans de prison pour l’ex-chef rebelle tchadien Baba Laddé
France: les hausses de taxe sur les carburants «annulées pour l'année 2019»
Vatican: le pape François se rendra aux Emirats arabes unis en février 2019 où il participera à une rencontre inter-religieuse
G5 Sahel: plus de 1 300 milliards de F CFA (2 milliards d'euros) mobilisés pour le financement du programme d’investissements prioritaires

MONDE

Le leader historique souffrait depuis deux ans d'un cancer du colon, il s'est éteint ce mercredi 14 février soir dans un hôpital de Johannesburg. Son décès a été annoncé sur Twitter par le vice-président de son parti, le MDC.

Pendant plus de quinze ans, Morgan Tsvangirai a symbolisé la lutte contre Robert Mugabe. L'opposant n'aura survécu que trois mois après la démission du père fondateur du Zimbabwe.

Son combat a d'abord été syndical. Fils de maçon, Morgan Tsvangirai s'était tenu à l'écart de la lutte armée. Mais après l'indépendance, il a gravi tous les échelons syndicaux. Devenu secrétaire général du congrès des syndicalistes zimbabwéens en 1988, il fait son premier séjour en prison l'année suivante. A l'époque, il est accusé par le régime de Robert Mugabe de travailler pour les services sud-africains. Quelques mois après avoir fondé son parti, le Mouvement pour le changement démocratique, Morgan Tsvangirai confirme son statut d'opposant sérieux en 2000, puisqu'il arrache le non à un référendum qui devait renforcer les pouvoirs de Robert Mugabe. Le MDC devient cette année-là la deuxième force politique du pays, talonnant de près la Zanu-PF aux législatives.

Malgré les passages à tabac, les emprisonnements, Morgan Tsvangirai sera de toutes les présidentielles. En 2008, il sera même vainqueur au premier tour mais renonce à concourir au second tour pour préserver ses partisans d'une répression sanglante, dira-t-il. En 2009, il accepte même de devenir Premier ministre. Le pays est alors plongé dans une crise sans précédent, avec un taux d'inflation de plus de 1600%. La cohabitation durera cinq ans et laissera l'opposant affaibli politiquement.

RFI