Aujourd'hui,
URGENT
Burkina: Le procès du putsch manqué de 2015 de nouveau renvoyé au 29 juillet, dans l'attente d'une décision du Conseil constitutionnel. 
Football: Kamou Malo, précédemment coach de l'USFA, est le nouveau sélectionneur des Etalons (communiqué FBF).  
Nigéria: 37 morts dans les attaques de trois villages dans l’État de Sokoto
Kossovo: le Premier ministre, accusé de crimes de guerre, démissionne de nouveau
CAN 2019: l’Algérie championne d’Afrique pour la 2e fois après 1990 en battant le Sénégal 1  but à 0
Erythrée: l’ancien patriarche de l’Eglise orthodoxe excommunié
Burkina: «Plus de 105 000 ha de forêts perdues annuellement» selon le ministère de l'environnement
Santé: l'OMS déclare Ebola une «urgence» sanitaire mondiale
CAN 2019: le Nigéria bat la Tunisie (1-0) et s’adjuge le bronze
Cédéao: décès de Marcel Alain de Souza, ancien président de la Commission (8 avril 2016 au 28 février 2018)  à Paris en France

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ENVIRONNEMENT

La journée mondiale de l’environnement (JME) a été initiée par l’Organisation des Nations Unies en 1972, à l’occasion de l’ouverture de la conférence des Nations unies sur l’environnement de Stockholm. La journée mondiale de l’environnement met en avant un enjeu spécifique important différent chaque année concernant l’environnement. Elle est célébrée chaque 5 juin. Cette année, Le thème a été axé sur la sensibilisation à la pollution de l’air. 

Il existe plusieurs formes de pollution. Il y a la pollution des sols, la pollution de l’eau, la pollution de l’air, la pollution sonore, la pollution lumineuse, la pollution par les déchets nucléaires… qui sont aussi désastreuses les unes que les autres. Le type de pollution qui a retenu l’attention de l’organisation des Nations nies cette année est la pollution de l’air, qui va grandissant. 

Il existe deux types de pollution de l’air. Il y a celle à l’intérieur des maisons et celle à l’extérieur. Pour ce qui est de la pollution interne, environ 3 milliards de personnes font la cuisine et chauffent leur logement au moyen de combustibles solides (le bois, les résidus agricoles, les déjections animales, le charbon de bois) et du pétrole dans des foyers ouverts ou des cuisinières peu efficaces. Il s’agit pour la plupart de personnes vivant dans des pays à revenu faible ou intermédiaire. Mais ces combustibles et méthodes de cuisson sont peu efficaces et produisent selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de forts niveaux de pollution de l’air dans les logements, qui mettent en jeu une multitude de polluants nocifs pour la santé. 

Résultats, chaque année, 3,8 millions de personnes meurent prématurément de maladies imputables à la pollution de l’air à l’intérieur des habitations. Les maladies résultant de cette pollution intérieure sont : la pneumonie, les cardiopathies ischémiques, les broncho-pneumopathies chroniques obstructives (BPCO), les AVC et les cancers pulmonaires. Quant à la pollution à l’extérieur, elle est essentiellement générée par les transports, les industries et la production énergétique. 

90% des citadins respirent un air pollué

La pollution atmosphérique s’aggrave presque partout dans le monde : les habitants de plus de 90% des villes respirent un air pollué, toxique pour leur santé cardiovasculaire et respiratoire. 

En effet, entre 2010 et 2016, les concentrations des polluants de l’air se sont aggravées dans presque 70% des villes du monde entier, notamment dans les pays à revenu faible intermédiaire (The 2018 report of the Lancet Countdown on health and climate change : shaping the health of nations for centuries to come, publié le 28/11/2018, Ndlr).

De nouvelles données de l’OMS montrent que 9 personnes sur 10 respirent un air contenant des niveaux élevés de polluants. Les dernières estimations de l’OMS révèlent que 7 millions de personnes meurent chaque année à cause de la pollution de l’air ambiant (extérieur) et à cause de la pollution de l’air à l’intérieur des habitations.

La pollution dans les pays en voie de développement constitue un défi majeur et donc un nouveau facteur de difficulté pour les populations et cela ne cesse de s’amplifier avec la croissance rapide de la population urbaine  des grandes villes de ces pays. 

La pollution atmosphérique est source de problèmes pour l’homme et son environnement. En effet, une exposition continue aux polluants atmosphériques entraine la détérioration de la santé humaine. La pollution de l’air peut causer, entre autres, des problèmes cardiovasculaires, des allergies, des crises d’asthme, des conjonctivites…et la mort. La pollution touche également l’environnement. Nous avons comme conséquence les pluies acides, la diminution de la couche d’ozone, le réchauffement climatique, l’effet de serre…

Le Burkina dans la dynamique…

Selon le récent rapport sur la biodiversité, la pollution a été identifié comme l’un des grands facteurs à l’origine de la menace de disparition de certaines espèces animales et végétales. Il revient aux différents pays de s’entendre pour trouver des solutions communes à ce problème. 

Le Burkina Faso dans ce sens, a procédé à la signature et la ratification de certaines conventions et protocoles (Convention cadre des Usa sur les changements climatiques, Protocol de Montréal sur les substances appauvrissant la couche d’ozone, convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants, convention sur la diversité biologique).

Le gouvernement burkinabè a  également enclenché la mise en œuvre de certains projets, tels le  Programme d’investissement forestier, le Fonds d’intervention pour l’environnement et le Programme d’appui à la gestion durable des ressources forestières. Tout cela  pour permettre la séquestration du carbone par la plantation de nombreuses espèces végétales. Le pays s’est inscrit également dans la promotion des énergies renouvelables, notamment solaires. Il faudrait en plus pour le Burkina de favoriser les transports en commun pour réduire les émissions des gaz à effets de serre, et encadrer l’entrée dans le pays des voitures dites « seconde main » qui contribuent à polluer l’environnement. Cette liste de solutions n’est pas exhaustive. Aucune mesure ne serait efficace, si les populations ne prennent pas conscience de l’urgence du phénomène sur les propres vies.

 

                                                                                            

 

 

 

 

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