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Burkina: le pays a reçu  654,373 milliards de FCFA d’aide publique en 2017 (rapport)

ENVIRONNEMENT

Le Collectif citoyen pour l’agroécologie (CCAE) et la Coalition pour la protection du patrimoine génétique africain (Copagen) ont  animé une conférence de presse ce vendredi 12 octobre 2018 à Ouagadougou. Au cours des échanges avec les hommes de médias, les deux organisations ont une fois de plus dénoncer le lâchage en milieu ouvert des moustiques génétiquement modifiés.

Selon Ali Tapsoba, porte-parole du CCAE, dans ce projet, le but est de disséminer un trait génétique qui influence le ratio sexuel de la population de moustiques en faveur des mâles réduisant ainsi la population globale des moustiques.  Les conférenciers, craignant que le  projet de moustiques génétiquement modifiés  se transforme en «désastre», n’ont pas manqué de souligner que le coton génétiquement modifié a été un «échec cuisant» soit 47 milliards de francs Cfa perdus et qu’une grande partie des producteurs l’ont même rejeté depuis deux années. «Jusqu’à présent, nous ne savons pas quel a été l’impact de cette expérience sur la santé des hommes, la santé des animaux et sur l’environnement» se demandent les conférenciers. 

Malgré leur marche du 2 juin dernier qui interpelait l’Agence nationale de biosécurité à examiner avec neutralité et à analyser finement la demande de lâchage  des moustiques introduite par le projet Target Malaria, les conférenciers se disent déçus d’apprendre que le projet a eu l’autorisation. Avec cette autorisation, le projet peut faire ces lâchers tests de moustiques «mâles stériles» en milieu ouvert dans les villages de Bana et de Souroukoudinga aux encablures de Bobo-Dioulasso. «C’est un acte criminel  de tester directement ce projet sur les humains» a déploré le coordonnateur du CCAE.

Selon les explications de M. Tapsoba, le forçage génétique utilisé par le projet de modification génétique  est une technique qui consiste à modifier l’ADN d’êtres vivants. Les conférenciers ont élaboré les différents risques d’hypothèses tels sur le plan sanitaire et environnemental. Le porte-parole pose la question de savoir, qui des autorités ou des chercheurs donnent l’assurance qu’en modifiant le génome du moustique, son organisme ne pourra pas désormais héberger d’autres maladies plus virulentes voire mortelles que le paludisme. 

Et sur le plan environnemental, en détruisant une population de moustiques, on risque entre autres une déréglementation de la chaine alimentaire, l’apparition d’autres races  de moustiques pour remplacer le vide de niche écologique.

Par ailleurs, le CCAE et le Copagen ont dénoncé une complicité des autorités politiques sur ce projet et révèlent que le Burkina Faso est le 1er pays dans le monde où le test des moustiques génétiquement modifiés se réalisera.  «Si aujourd’hui, Target malaria a toutes les bénédictions, c’est qu’il y a la complicité du ministère en charge de la Recherche scientifique. Target malaria est dirigé par un groupe de chercheurs burkinabè et américain mais, est sous la tutelle de l’IRSS (l’Institut de recherche en sciences de la santé) qui est l’un des instituts du CNRST qui par ricochet est sous la tutelle du ministère de la Recherche scientifique» a expliqué René Millogo de la Copagen. 

Comme perspectives de lutte, les deux organisations comptent poursuivre la mobilisation en rencontrant les autorités coutumières, religieuses, les communautés de base et les élus locaux. «Nous allons nous opposer, dans la limite des moyens légaux, à l’autorisation de l’Agence nationale de biosécurité pour les lâchers test des moustiques génétiquement modifiés. S’il est une chose de sûre, c’est que la Copagen et CCAE vont se battre, conformément aux moyens républicains, pour empêcher toute pratique de culture génétiquement modifié dans notre pays» foi du porte-parole du CCAE, Ali Tapsoba. 

En rappel, le CCAE avait  organisé une  marche le  samedi 2 juin dernier en vue d’interpeller les autorités burkinabè et de dénoncer les dangers probables liés aux expérimentations en l’occurrence le Niébé BT, la filière coton génétiquement modifié et les croisements de moustiques génétiquement modifiés. 

 

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