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Burkina: l'utilisation de contraception moderne a empêché 397 000 grossesses non désirées et 142 000 avortements (rapport)
Burkina: le bureau actuel du syndicat national de la GSP interdit d'activités, 10 agents révoqués (Conseil des ministres)
Sénégal: Macky Sall laisse entrevoir l'amnistie pour Khalifa Sall et Karim Wade (RFI)
Burkina: le Mouloud célébré dans la nuit du lundi 19 au mardi 20 novembre 2018

ENVIRONNEMENT

«Place et distribution des acteurs miniers dans la lutte pour l’accès des populations aux services énergétiques au Burkina Faso», tel est le thème de la 5è édition de  la Journée des acteurs de la communication sur les énergies (JACE). Et ce, depuis ce jeudi 5 juillet 2018 à Ouagadougou. Organisée par les Journalistes et communicateurs pour les énergies et le développement durable (JED), cette activité vise à interpeller les entreprises minières à  apporter davantage leur contribution pour un accès des populations à l’énergie.


Selon le président des JED, Grégoire Bazié, la situation de l’accès aux services énergétiques n’est pas reluisante. «Les derniers chiffres affichent 21% de taux d’accès à l’électricité contre un taux d’accès régional moyen de 40%. Pire, notre situation est encore dramatique en milieu rural avec un taux d’accès de seulement 3%», affirme M. Bazié. Face à cette situation de «stress énergétique», la JED, fidèle à son engagement, veut faire de l’accès aux services énergétiques au Burkina une préoccupation majeure, tout  en ne faisant pas des acteurs miniers, les seuls porteurs du grand défi de l’accès de tous  à l’énergie qui relève avant tout du domaine stratégique et régalien de l’Etat. Toutefois, Grégoire Bazié estime que ces acteurs majeurs sont à mettre à contribution car selon lui, ils peuvent constituer l’un des piliers stratégiques dans la longue lutte pour l’indépendance énergétique. Pour le président des JED, investir dans l’énergie au profit des populations est une voie royale pour les sociétés minières de rendre plus tangibles leur apport au développement socioéconomique du Burkina.

Pour sa part, Tidiane Barry, président de la chambre des mines du Burkina, estime que le thème pose la question de la responsabilité sociétale du secteur minier sur la question cruciale de l’accès à l’énergie. «Les sociétés minières dans leur ensemble ont conscience que l’accès à l’électricité est un enjeu majeur pour l’amélioration et la satisfaction des besoins fondamentaux des populations environnantes. L’Energie contribue au développement des perspectives favorables sur les plans de l’économie, de l’accès aux services de l’éducation et de santé et plus généralement l’amélioration de la qualité de vie des communautés. La vision de la chambre des mines du Burkina  est que chaque mine quel que soit son milieu d’opération soit un levier de développement pour sa zone d’impact  et même au-delà l’implantation d’une mine dans une zone ne doit plus être perçue avec les inquiétudes et des appréhensions mais plutôt comme une excellente aubaine, un levier pour le développement durable local. Les partenariats publics-privés peuvent contribuer à la réduction des couts de l’énergie et faciliter ainsi le partage de cette énergie entre les mines et les communautés», foi de M. Barry. Il conclut donc que le thème est une invite non seulement aux sociétés minières  mais aussi à tous les acteurs d’approfondir la réflexion sur l’accès à l’énergie.

Le Dr Bachir Ismaël Ouédraogo, ministre de l’Energie a quant à lui indiqué qu’il serait «utopique» de vouloir atteindre le développement si  la bataille énergétique n’est pas gagnée. «Le solaire constitue une opportunité pour le Burkina Faso parce que permettant de réduire les coûts du kWh de 40 à 50%. Il faut donc que le Burkina s’engage résolument dans ce secteur qui va nous permettre non seulement d’augmenter l’accessibilité en matière d’énergie pour nos populations parce que seulement 20% de notre population à accès à l’énergie. Mais aussi pour réduire le coût du kWh parce que nous avons l’un des kWh les plus cher de la région», a ajouté le ministre Bachir Ouédraogo. Ces journées prendront fin avec plusieurs panels au programme.

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