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Burkina: 19 organisations syndicales ont invité ce 25 mai le gouvernement à respecter les textes régissant la liberté syndicale
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Ouagadougou: un policier de l’UIP-PN tué par des individus armés non identifiés

ENVIRONNEMENT

Du 7 au 9 mai 2018, Ouagadougou accueille le premier «Salon de l’étudiant» des Centres d’excellence africaine (CEA) sur le site du campus de l’Institut d’ingénierie de l’eau et de l’environnement (2iE). Les 22 CEA financés par la Banque mondiale et hébergés dans des universités de 9 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre auront à présenter leurs programmes et innovations en matière de recherche appliquée au public.


Les pays concernés sont le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, La Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, le Nigéria, le Sénégal et le Togo. Les programmes présentés par les CEA couvrent les secteurs génomiques et maladies infectieuses ; l’eau, l’énergie et environnement ; le développement agricole et environnement durable ; la biologie cellulaire des pathogènes infectieux ; les maladies tropicales négligées et biotechnologie médico-légale ; l’amélioration des cultures ; la phytomédecine et développement ; la santé reproductive et innovation ; les sciences mathématiques et applications ; les produits chimiques pour champs pétrolifères ; eau et assainissement ; sciences aviaires ; techniques de l’information et de la communication ; santé de la mère et de l’enfant ; agriculture en zone aride ; technologie alimentaire ; statistiques ; changement climatique ; mines ; science et ingénierie des travaux.

«Cette activité devra se poursuivre pour montrer dans tous les pays participants, que l’université au service du développement des pays est devenu une réalité avec laquelle il faudra compter désormais», a laissé entendre le professeur Etienne Ehilé, secrétaire général de l’Association des universités africaines (AUA). Pour le professeur Ehilé, ce tout premier salon a été organisé pour montrer les progrès de l’enseignement supérieur en Afrique et prouver que les jeunes africains peuvent accéder à une formation avancée dans des universités africaines et être compétitif sur le plan international. «Grâce au projet CEA, nous transformons le continent et nous améliorons les services publics», a conclu M. Ehilé.

En effet, les CEA visent à soutenir l’émergence de pôles d’excellence régionaux dans l’enseignement supérieur et la recherche appliquée. Ils cherchent à produire une masse critique de spécialistes de haut niveau (maitrise et doctorat), tout en offrant des formations pratiques de court terme à techniciens qui souhaitent renforcer leurs capacités. Témoin des nombreuses innovations des exposants, le professeur Leopollo Amada ne pouvait qu’être fier. «Nous sommes ici aujourd’hui pour témoigner des contributions et réalisations des universités, des chercheurs et des étudiants de troisième cycle en Afrique dans le domaine de la science, la technologie, la santé, l’agriculture etc. La CEDEAO continuera de soutenir ce potentiel hautement qualifié de l’enseignement supérieur», a promis M. Amada.

«La pompe Volanta», elle peut envoyer l’eau dans un château grâce aux panneaux solaires

En ouvrant le salon des étudiants, Cheick Fantamady Kanté, représentant résident de la Banque mondiale, a relevé l’aspect novateur des CEA : «Le projet de centres d’excellence africain que nous soutenons est l’un des projets les plus innovants qui visent à doter l’Afrique du savoir-faire technique nécessaire pour relever ses nombreux défis de développement.» En effet, ce projet est un programme phare financé par la Banque mondiale qui apporte une réponse régionale innovante pour rendre l’enseignement supérieur plus pertinent pour le développement de l’Afrique. Avec un investissement total de 165.000 de Dollars, les CEA sont un optimal pour renforcer la spécialisation régionale, concentrer un nombre limité de professeurs de haut niveau, générer des retombées et répondre à la demande du secteur privé pour des compétences techniques de pointe.

De 1968 à 2018, cela fait 50 ans que 2iE existe. Ce cinquantenaire est le signe de stabilité, de l’expérience et de l’expertise de 2iE. Les festivités de ce jubilé d’or ont été lancées à l’occasion de cette rencontre internationale. Il s’agira de faire le bilan des 50 ans de l’institution afin de tirer leçon des acquis et insuffisances avant de se projeter dans le futur. Selon le professeur Mady Koanda, directeur général de 2iE, plusieurs activités se dérouleront tout au long de l’année 2018 pour marquer l’évènement et ayant pour objectif principaux de repositionner 2iE comme leader de la formation supérieure et de la recherche en Afrique.   

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