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Ghana: un journaliste d’investigation assassiné à Accra
Burkina: le Canadien Kurk Woodman, enlevé dans la nuit du 15 au 16 janvier à Tiabangou (Région du Sahel) a été retrouvé mort

ECONOMIE

Créatrice de mode, vice-présidente de la Plateforme européenne de la mode et du design (Pmod) et représentante de l’Organisation non gouvernementale Africa woman agrobusiness center (Awac), Tiguidanké Traoré se veut la porte-voix de ces femmes qui croient à l’ avenir de l’Afrique. De passage à Ouagadougou où elle compte implanter l’Ong Awac pour la promotion de l’agrobusiness, elle a bien voulu se prêter aux questions de Fasozine.

Fasozine : pourquoi avoir ôté les escarpins pour les bottes ?

Tiguidanké Traoré : le constat est très simple du fait qu’il se trouve que nous serons 9,1 milliards d’habitants sur la planète terre d’ici 2050. Je me suis donc demandé qui est ce qui va nourrir toutes ces personnes. On dit en général que l’avenir se trouve dans l’agroalimentaire en général et l’agrobusiness en particulier. Donc pour moi, il est de mon rôle de changer les choses.

Croyez-vous que l’agrobusiness est porteur pour l’Afrique ?

Je pense effectivement que l’agrobusiness est l’avenir de l’Afrique tout comme l’Afrique est l’avenir du monde. L’Afrique occupe 20% seulement de la planète terre alors qu’elle possède à elle seule, 45 % de terre rentable. L’Afrique est la mode. Cela ne veut pas dire être à la mode et porter une collection de grands couturiers mais cela veut simplement dire que le vecteur de développement de l’Afrique passera forcement par l’agroalimentaire. Et c’est ce qui sera le rôle de l’Awac qui mettra l’accent sur les femmes par l’appui des jeunes entrepreneurs à travers l’information, la formation, le coaching etc. Parce ce que souvent, les gens ne pensent qu’au financement lorsqu’ils veulent entreprendre. Alors que même si vous avez le financement et que vous n’avez pas l’engouement et l’outil nécessaire, votre projet sera foiré.

Pourquoi le choix du Burkina et comment comptez-vous vous y prendre sur le terrain ?

Le choix du Burkina n’est pas anodin et j’avoue que cela commence très bien avec des rencontres avec plusieurs profils de femmes qui veulent entreprendre. Nous sommes aussi avec Tyfa Fatoumata Konaté qui s’est fait connaitre au-delà des frontières du Burkina. Elle  a un réseau de femmes entrepreneurs très dynamiques qu’elle aide à oser. Et dans l’esprit des Burkinabè, l’agriculture est un secteur porteur et on se rend compte que l’entrepreneuriat n’est pas nouveau ici. Les gens vivent ici de la terre même s’il manque les moyens pour la moderniser. Donc nous ne venons pas avec un concept nouveau. Tyfa Konaté l’a si bien compris et elle m’a facilité l’accès à la cible et surtout aux autorités burkinabè qui ont également été très attentifs.

Qu’elle a été la réaction des autorités burkinabè ?

Il n’y a pas eu trop de protocole pour rencontrer les autorités et je leur dis bravo parce que ce n’est pas très courant en Afrique d’avoir des autorités à l’écoute et qui accompagnent facilement les projets des jeunes.

Propos recueillis par Abel Azonhandé
 


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