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ECONOMIE

La 21e édition de la Journée nationale du Paysan (JNP) s’est achevée le samedi 27 avril 2019 à Gaoua avec le traditionnel 'entretien entre le président du Faso  et les acteurs du monde rural. Les producteurs, venus des 45 provinces du Faso, à travers  leurs représentants régionaux, ont présenté leurs préoccupations et recommandations au président et  aux membres du gouvernement. Roch Kaboré a promis de trouver des solutions aux préoccupations soulevées.

Les 13 régions du Burkina Faso ont, le 19 avril 2019 abrité  des forums régionaux en prélude à la JNP. Ce sont les préoccupations majeures  issues de ces rencontres que, à tour de rôle, les différents  représentants régionaux du monde rural ont exposé devant le président Roch Marc Christian Kabore et son gouvernement et ,  proposé des pistes de solution aux différentes contraintes qui limitent le développement du monde rural .

Les préoccupations divergeaient. Si pour certains le manque « criard » des retenus de point d'eau entrave à l'épanouissement de leurs activités, d'autres ont déploré le mauvais état des voies ou encore ont  évoqué soit  le problème d'insécurité qui les empêchent de vaquer sans crainte à leurs activités  soit le manque de financement pour la réalisation de leurs projets. « Notre préoccupation porte sur le renforcement du dispositif sécuritaire dans l'ensemble de la région de la boucle du Mouhoum afin de permettre à l'ensemble des acteurs du monde rural de pouvoir mener leurs activités dans la quiétude. Nous interpellons le ministère de la sécurité et de la défense » a laissé entendre le représentant de la région de la boucle du Mouhoun, Adama Nyamba.

Selon Bassiaka Dao, président de la Confédération paysanne du Faso, ces ateliers ont favorisé l'harmonisation de la compréhension de la problématique et des propositions issues des fora  régionaux. Le  forum national et les  ateliers sectoriels  tenus le 25 avril 2019 à Gaoua ont regroupé près de 1074 participants et participantes.  Les acteurs,  au cours de cette réflexion ont analysé les effets de l'insécurité sur leurs activités  et, trois axes d'interventions ont été proposés.  Le premier axe est relatif aux renforcements de la valorisation des compétences endogènes, le deuxième consiste à renforcer l'utilisation des technologies de l'information et de la communication pour améliorer l'appui conseil de la mise en disposition des intrants relatif à la protection agricole. Enfin, le troisième est relatif au renforcement de l'utilisation des masses médias pour les couvertures nationales et locales. 

Au  total, 13 recommandations sont ressorties de ces ateliers selon Bassiaka Dao. Au titre des ministères de l'Agriculture et de la sécurité, le monde rural souhaite, entre autres, la  poursuite des efforts de sécurisation du territoire pour un retour diligent des producteurs déplacés au seuil de la campagne agro- pastorale 2019- 2020, l' élaboration  et la mise en œuvre d' un programme d'urgence agro-sylvo-pastoral halieutique et faunique pour les régions de l'Est, du Nord , du Centre-nord , de la Boucle du Mouhoum et des Hauts Bassins, l’opérationnalisation  de la centrale d'achat d’intrants et de matériel agricole et la sensibilisation de la population pour une meilleure collaboration avec les forces de défense et de sécurité. Au titre du ministère en charge des Ressources animales et halieutiques, il a été recommandé  l’accroissement  du budget alloué au ministère, la facilitation de l'accès à l'aliment du cheptel et la gestion efficace des conflits et crise inter communautaires, etc.

Au terme de l'ensemble de ces discussions, le chef de l'État a assuré que le gouvernement mettra tout en œuvre pour que les recommandations et les préoccupations évoquées soient prises en compte.

Pour les autres éditions, le président du Faso a annoncé l’institution d’une rencontre intermédiaire entre le président, le Premier ministre et les partenaires afin de faire le point des recommandations retenues lors de l'édition précédente. « Le thème de cette édition est complexe mais la tenue de cette rencontre montre la résilience du peuple burkinabè et des producteurs de faire face à cette situation. Ensemble nous ferons en sorte que l’agriculture, l'élevage et les domaines halieutiques et fauniques soient la base du développement du Burkina Faso. C'est important que nous regardions l'agriculture comme un domaine d'affaire comme toutes les autres. Nous devons travailler à définir un modèle agricole qui intègre l'énergie solaire et qui permettent qu'en dépit des aléas de la nature nous puissions faire en sorte de pouvoir à tout moment continuer à faire de l'agriculture un pôle de concentration .Il en est de même pour l’élevage, les produits halieutiques et fauniques » a déclaré le chef de l'Etat.

Moussa Dicko, éleveur et président de la coordination départementale de Dori, s'est dit satisfait des réponses apportées par le gouvernement tout en espérant que la solution au problème d'insécurité sera trouvée dans un délai raisonnable.

 

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