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Les acteurs ont été invités à participer activement aux travaux dont les conclusions sont « fortement » attendues

ECONOMIE

La 21e  édition de la Journée nationale du Paysan (JNP) se tient  du 25 au 27 avril 2019 dans la ville de Gaoua (chef lieu de la région du Sud -Ouest). Ce jeudi 25 avril 2019,  la cérémonie d'ouverture du forum et des ateliers sectoriels, entrant dans le cadre de cette célébration s'est tenue sous la présidence du ministre de l'Agriculture  et des Aménagements hydro- agricoles, Salifou Ouédraogo.

Le secteur rural burkinabè occupe une place « prépondérante » dans l'économie nationale. Il emploie 86 % de la population totale, contribue à la sécurité alimentaire  et nutritionnelle et, fournit environ 45 % des revenus des ménages agricoles selon le  ministre en charge de l'agriculture, Salifou Ouédraogo. La contribution moyenne annuelle du secteur rural à la formation du Produit Intérieur Brut (PIB) est de l'ordre de 35 % . 

Selon les dires du ministre, les productions agro-sylvo-pastorales, halieutiques et fauniques présentent de nombreux atouts : « le secteur rural burkinabè peut s’appuyer sur l'existence d'un potentiel de terres arables estimées à 9 millions d’hectares,  la disponibilité d’environ 1 200 plans d’eau permettant de mobiliser près de cinq milliards de mètres cubes d’eau de surface par an pour le développement de l’irrigation, de la pêche et de l’aquaculture, une recherche agricole et environnementale performante, un cheptel numériquement important et diversifié et l’existence d’importantes zones pastorales et agro-écologiques. A ces potentialités, s’ajoutent une diversité d’espèces ligneuses et l’expansion d’unités de pisciculture ».

Cependant, malgré ces énormes possibilités de développement agricole, l’agriculture burkinabè demeure « tributaire » de nombreuses contraintes telles les aléas climatiques, la volatilité des prix des produits agricoles, les attaques parasitaires, la non-maîtrise des itinéraires techniques de production, la faible mécanisation, l’insuffisance des financements, etc. Cette situation est « exacerbée » par le contexte sécuritaire actuel, faisant courir aux exploitations agro-sylvo-pastorales, halieutiques et fauniques des risques de contre-performances aggravées. Raison pour laquelle, cette 21e édition est placée sous le thème « Défi de la sécurité alimentaire dans un contexte d’insécurité : Quelles stratégies d’accompagnement des exploitations agro-sylvo-pastorales, halieutiques et fauniques ? »

Plusieurs  acteurs du développement rural ont effectué le déplacement dans la cité du Bafudji, afin de prendre part à cette tribune d'échanges et de réflexions dédiée au monde paysan. « Nous apprécions positivement l'organisation de cette 21e édition. Cette journée permet aux sans voix de s'exprimer devant les décideurs politiques et de leur proposer des solutions idoines qui doivent nous permettre de sortir de l'ornière où nous sommes embourbés. Le thème de cette année est une réalité vécue par le Burkina et, ce n'est pas un seul génie qui trouvera la solution mais l'ensemble du peuple » a déclaré Bassiaka Dao, agriculteur de la région des Haut-Bassins et membre du comité national d'organisation de la JNP. Il a par la même occasion apprécié le fait que l'État ait pris en compte  leurs recommandations lors des JNP antérieures. Il s'agit notamment de la création de la Banque Agricole du Faso. 

Les activités du jour visent à accroître la compréhension et l’appropriation des différents actes de la JNP par les participants en vue de leur implication dans la formulation et la mise en œuvre réussie des engagements et recommandations pertinentes concourant au développement du secteur. 

Le ministre Salifou Ouédraogo a donc invité  les acteurs à  participer activement à ces travaux dont les conclusions sont « fortement » attendues par les autorités du pays, « soucieuses » de définir et d’implémenter des politiques sectorielles participatives et inclusives.

 

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