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ECONOMIE

Ce vendredi 5 octobre 2018, les présidents burkinabè et ghanéen, Roch Marc Christian Kaboré et Nana Akufo-Addo ont actionné la mise en service de la ligne d’interconnexion électrique Bolgatanga (Ghana) et Ouagadougou. Ce lancement est intervenu à la centrale solaire de Zagtouli. La ligne d'interconnexion 225 kV entre les deux pays (188Km) est fonctionnelle depuis juin 2018.

Au Burkina Faso, la demande en énergie électrique a toujours connu une forte croissance, et des difficultés d’approvisionnement sont survenues, surtout aux périodes de chaleur où apparait la pointe de la demande. Face à cette situation, il paraissait judicieux de trouver un palliatif. C’est dans ce sens que l’aboutissement du projet d’interconnexion électrique Bolgatanga-Ouagadougou constitue un réel soulagement.

A travers sa mise en fonction, ce projet, aux dires de Bachir Ismaël Ouédraogo, ministre burkinabè en charge de l’Energie, vient comme solution au problème de « l’électricité qui reste inaccessible à la grande majorité de la population, notamment celle vivant dans les zones péri-urbaines et rurales, qui concentrent plus de 73% de la population totale du pays contre 23% en zone urbaine ». Pour le chef du département en charge de l’énergie, cette interconnexion a de nombreux avantages.« Il s’agit de l’augmentation de l’offre de l’électricité, la réduction de la subvention de l’Etat burkinabè sur les combustibles des centrales thermiques locales, la maîtrise des coûts de revient de l’électricité, l’augmentation de l’accès des populations à l’électricité, la stabilité de fonctionnement du système électrique, l’électrification de 25 localités le long de la ligne au Burkina Faso pour raccorder 3456 clients potentiels » a-t-il fait savoir. A terme, elle pourra fournir une quantité importante d’électricité, ce qui va représenter presqu’un tiers de la capacité de production installée au Burkina Faso (358 MW). 

Cette ligne dont se réjouissent tous les acteurs permettra « de convoyer à terme 100 MW du Ghana jusqu’au Burkina. Et quand on sait que l’électricité produite au Ghana coûte beaucoup moins cher par rapport à celle produite au Burkina, on peut mesurer l’importance de cette ligne dans notre système », foi de François de Salle Ouédraogo, directeur général de la Sonabel. Au regard donc de ses nombreux avantages, tous sont unanimes que « cette ligne est très structurante pour le système électrique et pour l’économie du Burkina ».    

D'un coût global de 55,6 milliards FCFA, l'interconnexion électrique est soutenue financièrement par la Banque Mondiale à hauteur de 21 milliards FCFA, par la Banque Européenne d’Investissement (BEI), pour un montant de 15,3 milliards FCFA, par l'Agence Française de Développement (AFD) pour un montant de 16.3 milliards FCFA, ainsi que  par la Sonabel à hauteur de 1,7 milliards FCFA et par GRIDco pour un montant de 1,3 milliards FCFA. Aussi, ce projet d'interconnexion a été mis en œuvre conjointement par la Sonabel et GRIDCo, la société publique de transport d’électricité du Ghana.  Outre sa contribution, l'Union européenne a appuyé les concours de la BEI et de l'AFD par des bonifications d'intérêt et de l'assistance technique à hauteur de 9.3 milliards de FCFA. 

Cheick Kanté, représentant de la Banque Mondiale a au nom des partenaires techniques et financiers, loué cette initiative. Selon lui : « la mise en service de cette interconnexion vient concrétiser les avantages réciproques tirés du développement d’un marché régional de l’électricité, initié par les Etats membres de la Cédéao, avec l’appui des partenaires financiers, dans le cadre du Système d’Echange d’Energie Electrique Ouest Africain ».

En d’autres termes, cette interconnexion haute tension permet le développement du marché régional de l’électricité qui concourt à un développement à moindre coût du service électrique à l’échelle sous-régionale. Ainsi, ces Mégawatts d’électricité qui seront importés en provenance du Ghana, contribueront « à réduire le déficit énergétique du pays, étendre le service électrique et améliorer la qualité du service, tout en diversifiant le mix énergétique vers les sources les moins onéreuses », a laissé entendre M. Kanté.

Après cette étape, le Burkina Faso, aura les yeux rivés sur le projet « Dorsale Nord ». Lequel projet envisage une interconnexion de 330 kV entre le Nigéria, le Niger, le Bénin, le Togo et le Burkina Faso. Aussi, à celui-ci s’ajouteront « plusieurs projets de centrales solaires pour renforcer l’offre d’électricité », a conclu le ministre de l’énergie.  

 

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