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ECONOMIE

Pour sa grande première en Afrique, le Rebranding Africa Forum, premier forum économique africain créé en Belgique, a choisi de réunir à Ouagadougou un gratin politico-économique autour du thème: «Défis et opportunités de l’économie verte en Afrique.» Un thème qui parle beaucoup aux Burkinabè. 

Le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue) définit l’économie verte comme «une économie qui entraîne une amélioration du bien-être humain et de l’équité sociale tout en réduisant de manière significative les risques environnementaux et la pénurie de ressources». Il s’agit d’une économie dans laquelle «les activités de croissance et de développement sont conçues de façon à ce que les ressources naturelles continuent de produire les ressources et les services pour les générations futures», précise de son côté Goutiéni D. Lankoandé, secrétaire exécutif et directeur du Groupe de recherche et d’analyses appliquées pour le développement (Graad). Sous sa forme la plus simple, elle se caractérise par un faible taux d’émission de carbone, l’utilisation rationnelle des ressources et l’inclusion sociale… 

«La majorité des pays développés l’ont compris qui, pour sortir de la crise financière qui sévit depuis 2008, ont massivement investi dans les énergies et les industries vertes, de nombreuses études montrant qu’à long terme, les investissements verts sont plus rentables et créateurs d’emplois, avec en prime la préservation du capital naturel et l’amélioration partagée des conditions de vie.  Au regard de son incomparable potentiel vert (eau, soleil, ressources du sol et du sous-sol, etc.), il serait dès lors absurde que l’Afrique n’amorce pas une transition économique similaire. L’économie verte n’est pour elle ni une mode à laquelle s’arrimer, ni un luxe qu’elle ne saurait se payer, mais bien une nécessité vitale et une opportunité à saisir impérativement, avec méthode et concertation toutefois», expliquent les organisateurs du Rebranding Africa Forum (RAF).

Le Burkina Faso fait partie de ces pays qui ont foi en l’économie verte. Depuis 2007, le pays des Hommes intègres a compris que l’économie verte peut contribuer à lutter contre la pauvreté et le chômage. Mieux, il s’est véritablement engagé, depuis 2010, dans le processus de l’économie verte avec le Projet initiative pauvreté-environnement. C’est du moins ce que fait remarquer l’ONG Médiaterre. 

Et au niveau du ministère en charge de l’Environnement, l’on confie que «l’ambition du Burkina est de mieux asseoir le développement durable tout en amorçant une transition qui conduira vers l’économie verte» à travers notamment la création de nouveaux métiers émergents tels que recycleurs de déchets, gestionnaires de ressources énergétiques, marché de l’énergie solaire. Du reste, de nombreux projets et programmes — Initiative pauvreté environnementale, projet résilience, projet Jatropha, etc. — ont été lancés dans ce sens. 

Lorsqu’il accède à la magistrature suprême le 29 décembre 2015, Roch Marc Christian Kaboré décide d’intensifier la dynamique de transformation de son économie vers une économie verte, orientée vers l’amélioration du bien-être de la population, tout en réduisant considérablement les risques environnementaux et la pénurie des ressources. Cette volonté se traduira entre autres par une nouvelle dénomination du ministère en charge de l’Environnement, qui devient le ministère de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique, pour mieux coller aux réalités et préoccupations du pays. Ce qui traduit aussi le fait que le gouvernement burkinabè a opté d’utiliser les ressources naturelles en pensant à demain.

Pouvait-il en être autrement quand on sait que le coût de la dégradation de l’environnement représente 21% du Produit intérieur brut (PIB) du Burkina? Qu’environ 85% de la population tirent l’essentiel de leurs biens d’existence des ressources naturelles? Que 70% des emplois sont générés par l’agriculture qui apporte deux tiers des richesses du pays? 

Le constat à ce jour, c’est que le Burkina Faso multiplie les initiatives pour promouvoir l’économie verte, comme en témoigne l’établissement d’un cadre règlementaire, d’une fiscalité environnementale et le renforcement de capacités appropriées. Le pays a même finalisé, en juillet dernier, une stratégie nationale et un plan d’actions pour l’économie verte. L’adoption de cette stratégie en conseil des ministres permettra la mise en place un organe national d’opérationnalisation poussée de cette politique gouvernementale non moins visionnaire. 

Quels leviers politiques, financiers, économiques fiscaux, normatifs et socioculturels activer pour opérer cette transition vers la culture et l’économie vertes en Afrique? Comment exploiter au mieux le potentiel vert dont dispose le continent pour opérer, à faible coût, les sauts industriels dont nous avons besoin? Comment développer et tirer au mieux profit des multiples opportunités économiques et financières vertes qui en résultent? Voilà, entre autres, les questions qui devront être débattues par l’aéropage de personnalités présentes à cette cinquième édition du Rebranding Africa Forum, qui s’honore de la participation de trois chefs d’Etat. 

 

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