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ECONOMIE

Suite à son atelier national de validation des documents de propositions de projets qui était axé sur l’électricité et ses problèmes connexes de qualification de la main-d’œuvre, l’Unité de coordination de la formulation du second compact du Burkina Faso (UCF-Burkina) a organisé ce vendredi 22 juin 2018 à Ouagadougou une conférence de presse. L’objectif était de rendre public les projets proposés dont le défi majeur est d’améliorer l’accès à une électricité suffisante et de qualité.

L’ambition de l’UCF-Burkina est de formuler un compact de qualité de manière participative et inclusive et dans les délais requis. A entendre Samuel Tambi Kaboré, coordonnateur national de l’UCF-Burkina, ce processus de formulation comprend quatre grandes phases.

Il s’agit de l’analyse des contraintes à l’investissement privé et à la croissance économique, de l’analyse des causes profondes des principales contraintes identifiées, de la définition des projets de compact. La quatrième phase porte sur le développement du programme dont les préparations ont déjà commencé. 

Aux dires du Coordonnateur national, les projets éligibles pour le compact doivent être à l’intersection de six critères. Ils doivent réduire les principaux freins à la croissance, avoir un taux de rentabilité économique élevé, avoir une durabilité à long terme.

Aussi, ces projets doivent pouvoir être mis en œuvre dans un délai de cinq ans, avoir un profil de risque gérable et enfin, avoir un impact sur les pauvres. 

Les projets proposés,  selon l’économiste  principal de l’UCF-Burkina, Adama Zerbo, sont à l’ordre de trois, dont le renforcement de l’efficacité dans le domaine de l’électricité, l’accroissement de l’offre de l’électricité qui consiste en la construction des centrales solaires et les réseaux et accès à l’électricité qui visent à renforcer les réseaux électriques  de Ouagadougou et Bobo-Dioulasso. 

A la question de savoir quels seraient les critères de choix des zones, le coordonnateur national a fait savoir que l’impact sur les pauvres est un des critères attendu et surveillé par le MCC.  «Pour ce qui nous concerne, c’est de savoir comment faire en sorte que ces projets puissent impacter les pauvres. Lorsqu’on énonce les objectifs sur les pauvres, cela est facile à dire. Dans la réalité, il faut savoir trouver qui sont les pauvres et pouvoir y conduire des activités qui leurs permettent d’améliorer significativement leurs conditions de vie» a précisé M. Kaboré. 

Selon lui, la question dans son opérationnalité est difficile. Il a martelé que, les statistiques de l’INSD indiquent que 90% de la pauvreté nationale se trouve en milieu rural et agricole. «Donc, si vous intervenez en faveur de ces gens dans ces zones, vous avez beaucoup de chance de toucher la cible. De la même manière quand vous apportez un appui aux femmes, surtout dans les zones rurales, vous avez beaucoup plus de chance de toucher les pauvres», a conclu le coordonnateur national de l’UCF-Burkina.

 

 

 

 

 

 

 

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