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Tchad: huit ans de prison pour l’ex-chef rebelle tchadien Baba Laddé
France: les hausses de taxe sur les carburants «annulées pour l'année 2019»
Vatican: le pape François se rendra aux Emirats arabes unis en février 2019 où il participera à une rencontre inter-religieuse
G5 Sahel: plus de 1 300 milliards de F CFA (2 milliards d'euros) mobilisés pour le financement du programme d’investissements prioritaires
Rwanda: l'opposante Diane Rwigara et sa mère acquittées d'incitation à l'insurrection
Burkina Faso: la justice française autorise l'extradition de François Compaoré, frère cadet de Blaise Compaoré, poursuivi dans l'affaire Norbert
Burkina: les syndicats de l'éducation appellent les enseignants à suspendre de toute forme d’évaluation pour compter de ce lundi 3 décembre
Région de l'Est: la gendarmerie déjoue une embuscade et abat 6 assaillants sur l’axe Fada-Bougui (lefaso.net). 
Etats-Unis: le 41e président américain, George H. W. Bush, est décédé ce vendredi 30 novembre 2018 à l'âge de 94 ans

ECONOMIE

La Coalition des structures syndicales et associatives des commerçants du Burkina Faso (CSSAC-BF), lors  d’une conférence de presse tenue ce jeudi 31 mai à Ouagadougou, a interpellé les autorités sur les problèmes que rencontrent les acteurs des Petites et moyennes entreprises (PME) et celles des industries afin qu’elles trouvent des solutions idoines.

L’autre problème qui freine les commerçants et la relance économique, selon la coalition seraient les grèves «intempestives» et sit-in des agents du ministère de l’Economie et des Finances. Sur ce point, la Coalition déplore l’attitude «peu républicaine de ces syndicats qui prennent en otage toute l’économie nationale». « Nul n’est censé ignoré l’apport du secteur informel dans l’économie du Burkina Faso quand on sait que ce secteur occupe entre 70 et 80 % de la population active et sa contribution au produit intérieur brute (PIB) est estimé à plus de 32%. Une réalité incontournable dans notre environnement économique et social, à tel enseigne qu’aucune politique de développement ne peut se concevoir sans en tenir compte. En plus du nombre important d’emplois  qu’il peut offrir, il pourrait  également soigner les performances économique si sa contribution est mieux comptabilisée» a déclaré le secrétaire général de la Coalition, Moussa Nana.

Pour lui, même si le droit de grève est reconnu dans notre pays, il estime que cette grève doit se mener de façon civique et responsable. «Ces grèves des agents du ministère de l’Economie paralysent l’économie nationale et font souffrir les Burkinabè et non le gouvernement en termes de conséquences économiques. En plus, elles ne permettent pas aux commerçants de bien mener leur activité»  ajoute  M. Nana. 

Aux dires de la Coalition, le plus important c’est de comprendre que la situation qui prévaut actuellement dans les régies financières n’est en soit guère bénéfique même si elle revêt un caractère légitime. «Le gouvernement ne perd rien dans cette grève mais plutôt le citoyen lambda et le secteur privé. A la fin de cette manifestation, ce sont les consommateurs qui feront face à la pression fiscale et aux lourdes conséquences notamment sur le paiement des impôts et TVA et bien d’autres taxes et impôts» explique M. Nana.

A la question de savoir les propositions faites à leur niveau pour une sortie de crise, la Coalition suggère un sursaut patriotique ou des autres formes de luttes moins condamnables que celles menées actuellement. Et, Ibrahim Zoundi, membre du bureau, d’ajouter que la voie du dialogue n’étant pas épuisée, les syndicats et le gouvernement peuvent engager un dialogue franc et sincère afin d’aboutir à des solutions consensuelles.  La coalition entend dès ce jeudi 31 mai à entamer des démarches vers les autorités et les syndicats pour des négociations franches afin de sortir le pays de cette crise. 

 

 

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