Aujourd'hui,

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré est rentré mercredi 7 décembre 2016 de Paris en France où il avait présidé dans la matinée, l’ouverture des travaux de la Table ronde des bailleurs de fonds pour le financement du Plan national de développement économique et social (PNDES).

 

La première journée était axée sur les échanges avec les partenaires institutionnels du Burkina. Faisant le point des discussions à la presse ce soir à l’aéroport de Ouagadougou, il a laissé entendre que l’objectif était atteint car les intentions de financements sont évaluées à environ 8300 milliards de FCFA soit 150% des besoins qui étaient de 5 500 milliards de francs.

« La rencontre que nous avons eu ce matin avec les institutionnels a été un succès parce que comme vous le savez nous avons rédigé un plan national de développement économique et social et le fait que ce plan ait eu des intentions de financement de 150% témoigne justement du fait que nos partenaires au développement se sont identifiés dans les objectifs que nous avons définis en vue de la transformation structurelle de l’économie burkinabè. C’est une grande victoire pour le Burkina Faso et nous en sommes fiers » a-t-il dit d’emblée au cours du bref point de presse.

Dans la liste des contributeurs se trouvent les traditionnels partenaires du Burkina  Faso. Il s’agit entre autres de la Banque mondiale, de l’Union européenne, de la Banque islamique du développement, de la Banque africaine du développement et de la Banque Ouest africaine de développement.

Selon le chef de l’Etat, les intentions de financements sont de plusieurs types tels des prêts à des taux concessionnels, des crédits d’ajustement budgétaires et des soutiens. Mais, il a précisé que les tris se feront ultérieurement afin de progresser dans la matérialisation des engagements de la communauté internationale.

Cependant, Roch Marc Christian Kaboré a relativisé en indiquant qu’une chose est d’obtenir les 5500 milliards mais une autre est de réussir le pari de la mobilisation des ressources internes de financement du PNDES.

« Notre engagement également c’est de mobiliser les ressources intérieures, ce qui veut dire civisme fiscal, beaucoup de détermination et d’engagement au niveau de toutes nos régies de recettes, lutte contre la corruption. C’est un point que nous avons obtenu mais ce sont des défis importants qui attendent tous les Burkinabè pour faire en sorte de transformer l’essai à un but. Et c’est cet objectif que nous devons poursuivre », a-t-il précisé.

Ce jeudi, la deuxième journée des travaux est consacrée aux échanges avec le secteur privé et sur les projets de partenariat public-privée.

Le PNDES, nouveau référentiel de développement du Burkina, a été adopté le 18 juillet dernier par l’ensemble des acteurs de développement et approuvé par le Conseil des ministres en sa séance du 20 juillet 2016. Ledit plan, qui sera le gouvernail du développement du Burkina de 2016 à 2020, est estimé à 15 400 milliards de francs CFA, dont 8 400 milliards en investissement.
Dimitri Vincent de Paul Wendyâm KABORE

 

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