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ECONOMIE

Le ministre d’Etat en charge de la sécurité Simon Compaoré et son homologue en charge des Transports Souleymane Soulama ont rencontré le mardi 2 janvier 2017 l’organisation des transporteurs et celle des chauffeurs routiers.  Les échanges ont porté sur la réduction des postes de contrôle et la reprise du  paiement de la redevance  au poste de contrôle juxtaposé de Cinkansé qui était suspendu depuis août dernier suite à l’altercation entre chauffeurs routiers et forces de l’ordre.

A l’issue de la rencontre, les acteurs ont approuvé consensuellement deux décisions. Il s’agit d’une part de la réduction du nombre de poste de contrôle sur le corridor Lomé-Cinkansé-Ouagadougou. Ces postes qui étaient de 9 seront ramenés à 5. D’autre part, les transporteurs payeront à nouveau la redevance au poste de contrôle juxtaposé de Cinkansé à compter du vendredi 5 janvier 2018. La redevance avait été suspendue suites à la protestation des chauffeurs routiers qui exigeaient une réforme et meilleure organisation des contrôles.

De l’avis du ministre en charge du transport, Souleymane Soulama cité par le quotidien Sidwaya, ces décisions constituent la satisfaction d’une requête des transporteurs et chauffeurs routiers : « Nous aurons maintenant trois postes de contrôle sécuritaires tout au long du trajet et deux postes de contrôle documentaires à Cinkansé et à l’entrée de Ouagadougou ». L’une des décisions majeures de ces concertations est sans doute celle concernant la reprise des payements de la redevance. «Des communiqués ont été diffusés dans les médias pour informer les chauffeurs, les transporteurs et les opérateurs économiques, de la reprise du paiement de la redevance  au poste de contrôle juxtaposé de Cinkansé pour le 5 janvier 2018», a précisé le ministre Soulama. 

Réagissant à cette mesure, les chauffeurs routiers et les transporteurs ont souhaité le retour des douaniers togolais au poste de contrôle juxtaposé de Cinkansé. Ces derniers estiment que la non-présence de la douane togolaise sur le site augmentait « inutilement » le temps d’arrêts des camions. Alors que le payement de la redevance au poste juxtaposé devait normalement mettre fin aux longues heures d’attentes. «Nous avons accepté accompagner cette initiative d’intégration sous régionale depuis 2014 en payant 25 000 F CFA comme frais de redevance. Mais nous avons constaté que la fluidité n’était pas assurée et les rackets s’étaient même accentués. C’est ce qui avait justifié les arrêts des paiements suite aux mouvements d’humeur en mai 2017 » a indiqué Doussa Dramane Yamindi, secrétaire permanent de l’Union des chauffeurs routiers du Burkina.

Par rapport à cette situation, le ministre Soulama a affirmé l’assistance qu’il a déjà contacté l’Uemoa dans ce sens : « Elle nous a promis que la douane togolaise va regagner le poste. En attendant, nous avons convenu avec nos partenaires, de reprendre le paiement ». Et pour une meilleure application de ces nouvelles mesures, le chef du département des transports a rassuré qu’une police des polices sera mis en place pour veiller à l’opérationnalisation des deux mesures.

 

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