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Burkina: le Premier ministre Dabiré a exposé ce jeudi 16 mai son discours sur la situation de la nation, pour lui le bilan est plutôt satis
Niger: 17 militaires tués et 11 autres  portés disparus au cours d'une embuscade à Baley Beri, près de la frontière avec le Mali

ECONOMIE

Afin de favoriser l’innovation dans les services et contenus des médias numériques, l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) a initié une compétition dénommée «Hackathon» qui est à sa troisième édition cette année, avec pour thème «Inventez les medias de demain». La manisfestation, qui se tient du 9 au 11 juin, a installé son quartier général à l’Institut panafricain d’études et de recherches sur les media, l’information et la communication (Ipermic), la cérémonie d’ouverture a eu lieu ce vendredi sous la présidence du ministre de la Communication, Rémis Fulgance Dandjinou.


Après Yaoundé au Cameroun en 2015 et Cotonou au Benin en 2016, c’est la capitale burkinabè qui abrite la troisième édition de «Hackathon» pour encourager l’innovation des jeunes au sein des pays francophones en développement. L’objectif général est d’aider les jeunes journalistes, producteurs de contenus, développeurs web, entrepreneurs entre autres à inventer des produits et services audiovisuels innovants.

Pour le responsable des questions numériques à l’OIF, Emmanuel Adjovi, il s’agit de faire en sorte que les jeunes apprennent à travailler ensemble et à conjuguer leurs efforts pour favoriser la créativité afin d’aboutir à des produits et services innovants dans le domaine des medias. Il a aussi précisé qu’il s’agit d’un accompagnement que l’OIF apporte aux pays francophones en général et aux pays africains et fait en sorte que la jeunesse soit au cœur de l’innovation et que la jeunesse francophone d’Afrique contribue au développement des médias. «Nous avons besoin d’inventer les medias de demain à partir d’aujourd’hui. A écouter Emmanuel Adjovi, l’innovation dans cette troisième édition est le fait qu’elle ne soit pas uniquement axée sur les jeunes du Burkina Faso car, la première et la second édition étaient consacrées aux jeunes des pays concernés. Aussi à cette édition, poursuit-il, les jeunes ont la possibilité de postuler à un concours organisé chaque année par l’OIF pour l’ensemble des pays francophones pas seulement africain mais sur le plan mondial. »

Le président de la présente édition, Rémi Fulgance Dandjinou, s’est félicité de cette initiative qui, pour lui, met des jeunes burkinabè et africains en compétition sur un élément important qui est celui de la mutation au niveau des médias. «Les enjeux sont des enjeux culturels et également économiques parce que, la révolution à laquelle nous assistons au niveau des médias oblige que nous ayons une grande synergie dans les différents médias mais, oblige également que nous ayons une logique qui soit une logique d’effectivité par rapport à aujourd’hui le cadre de consommateurs des acteurs», a expliqué le ministre de la Communication. Tout en indiquant que, de nos jours, les acteurs consomment essentiellement numérique, il a insisté qu’il faut que «nos jeunes puissent créer des contenus, des applications et puissent compétir pour avoir cette capacité d’innover et d’être en phase avec la nouvelle communication numérique que nous avons.»

Et pour la marraine, par ailleurs ministre de l’Economie numérique et des Postes, Adja Fatimata Ouattara/Sanon, cette activité est importante pour le Burkina Faso car, elle contribue au développement de l’économie numérique et cadre bien avec les objectifs de la politique sectorielle de l’économie numérique qui favorise la réorganisation et la modernisation du secteur des média.

Cette compétition regroupe des jeunes de l’Afrique occidentale et centrale qui sont encadrés dans leurs productions par des mentors venant du Benin, de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso. Des prix substantiels seront offerts aux trois meilleures productions. L’OIF décernera trois prix dont le premier a une valeur de 3000 Euros, le second 2000 Euros et le troisième prix d’une valeur de 1000 Euros.

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