Aujourd'hui,
URGENT
Meeting du CED: le Naaba Kiiba de Tampouy met en garde Pascal Zaïda
USA : la dernière version du décret anti-immigration du président américain a été bloquée par la justice.
Développement : le président de la BAD assure que l’Afrique détient la clé pour nourrir 9 milliards de personnes d’ici à 2050. 
Education : le Conseil des ministres approuve le recrutement de 250 enseignants dans les domaines techniques et 400 conseillers techniques.
Santé: un projet de loi portant fonction publique hospitalière adopté en conseil des ministres.
Finances: les dépenses des collectivités territoriales en 2015 se chiffraient à 182 milliards de FCFA. 76 milliards de FCFA exécutés.
Finances: les recettes des collectivités territoriales en 2015 estimées à 181,32 milliards de FCFA. 62% mobilisés (Conseil des ministres).
Football: la saison 2017-2018 du «Fasofoot», championnat national, débute ce vendredi 20 octobre. 
Justice: le MBDHP appelle à une marche le 4 novembre 2017 pour réclamer le jugement des dossiers de l'insurrection et du putsch.
Kenya : une membre de la commission électorale démissionne, en accusant ses collègues de partialité.

ECONOMIE

Le ministre burkinabè du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat Stéphane Sanou a participé les 20 et 21 mars 2017 à Genève, à la 5è édition du Africa CEO Forum. Cette rencontre organisée par le Groupe Jeune Afrique a regroupé les dirigeants des plus grandes entreprises africaines et internationales, les décideurs politiques de plus de 40 pays africains et les financiers les plus actifs sur le continent.


Cette grande conférence internationale du secteur prive africain s’était fixée pour objectif de «repenser le Business Model africain» pour tenter de redresser la courbe des performances économiques qui marquent une nette tendance a la baisse après le boom des années 2000. Plus d'un millier de personnalités africaines et internationales de l'industrie, de la finance et de la politique ont donc débattu de divers sujets, en lien avec la relance de la croissance africaine.

Mais cette édition 2017 était également placée sous le signe des investissements internationaux. Le choix de Genève qui compte près d'une centaine de gestionnaire de fonds, de sociétés de capital investissement et family offices désireux d'investir en Afrique, répondait a cette nécessité de dynamiser les flux financiers et les investissements internationaux vers le continent.

Africa CEO Forum 2017 offrait donc aux participants, la possibilité d’accéder a un networking de haut niveau avec les plus grands dirigeants du secteur prive, de rencontrer les principaux acteurs de la finance actifs sur le continent et de découvrir les projets d'investissement les plus attractifs.

Stéphane Sanou et sa délégation comptaient bien en profiter et sont venus à Genève avec dans leur escarcelle des projets en attente de financement. «Nous pensons que ça va permettre de susciter la contribution des fonds d'investissement. Comme vous l'avez sans doute remarqué, leur présence n'avait pas fait défaut à la conférence de Paris. Ils y étaient. C'est donc une continuité de nos actions visant a financer le PNDS dans tous ces compartiments. Cette fois-ci encore nous avons ciblé 10 projets et programmes bien structurés, avec des fiches signalétiques qui détaillent tous les éléments qui tendent à rassurer un investisseur dans le sens de leur financement. Sur les dix projets, il y a cinq qui concernent l'énergie, il y en a également au niveau de la santé et des infrastructures», a indiqué le ministre Sanou.

Dès le premier jour de la conférence, la délégation burkinabè a pu rencontrer une dizaine d'investisseurs et les résultats sont plutôt prometteurs. «Il y a eu des intentions et maintenant il va rester la phase de concrétisation. Et nous pensons que tout cela va déboucher sur la signature de conventions qui nous permettront de mettre en œuvre ces projets qui nous tiennent à cœur», affirme le ministre Sanou.
Un climat des affaires attractif

Pas facile de faire du charme aux investisseurs quand on n'est pas particulièrement gâté par la nature. Il faut s'en donner les moyens et le Burkina s'y emploie depuis plusieurs années par l'assainissement du climat des affaires. La stratégie est, de toute évidence, payante si l'on en croit le ministre du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat. «C'est une joie de le dire, aujourd'hui, le Burkina est un pays respecté. C'est une prime à la démocratie et au sérieux des Burkinabè quant au travail. Et puis souvenez-vous que le Burkina a été classé 10è pays le moins corrompu en Afrique par Transparency International et dans le classement Doing Business de la Banque Mondiale, nous sommes 3è en ce qui concerne les pays de la zone UEMOA. Tout cela concourt a rassurer les partenaires et les investisseurs que le Burkina sait ou il va. La conférence des partenaires à Paris en a du reste été l'illustration. Nous y sommes allés pour rechercher 5 570 milliards, on en a eu, en terme d'intentions, plus de 18 000 milliards. C'est pour dire que sur le plan international, le Burkina est honoré et respecté. Et le climat des affaires est bien attractif. Nous avons un bon Code des investissements, une bonne Convention de travail et nous sommes quatrième sur les cinq meilleurs réformateurs au monde».

Seule ombre au tableau, les attaques terroristes qui ont secoué le pays ces dernières années. Stéphane Sanou reconnaît que l'on ne crée la richesse que quand il y a la paix et la sécurité. La question a du reste, été abordée au cours des débats du forum mais, relève t-il, «personne n'est à l'abri de ce qui se passe aujourd'hui». «Que vous soyez nantis, développés, moins avancés, en développement, personne n'est à l'abri. C'est une guerre asymétrique qu'il faut intégrer dans notre quotidien et nous renforçons notre sécurité. Il y a des regroupements de forces qui se créent, des initiatives qui se prennent pour bouter les terroristes hors de nos pays. Au bout du compte, ce sont les populations qui vont gagner», a-t-il notamment indiqué.

Pour ce qui est de la suite des engagements, il s'est dit confiant. «Nous sommes confiants. Certains investisseurs sont même très pressés et veulent que les choses aillent très vite. Ils veulent aller très vite a la signature des conventions qui leur permettront de démarrer les projets qu'ils ont envie de financer. Ça nous rassure. Nous pensons que ce sont des intentions sincères et que ça va se concrétiser. Nous mettrons en place une commission de suivi de la mise en œuvre de ces intentions», a affirmé le ministre du Commerce.

Ambassade Mission permanente du Burkina a Genève

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